En réponse à :
15 mai 2009, par Guillaume Pigeard de Gurbert
À LA MARTINIQUE, l’agonie moderne de la démocratie
représentative est aggravée par le fait que les élus
ne disposent que de pseudo-pouvoirs reçus non
du peuple mais de l’État français. La participation
aux élections « nationales » ou européennes est ici insignifiante.
Or ce sont elles qui fixent le cadre des pouvoirs
locaux. La région et le département sont en effet des produits
importés au sein desquels les politiques insulaires
gesticulent en vain. Après le grand soulèvement populaire
du 5 février et les conquêtes sociales qui en ont découlé,
le mouvement est naturellement retombé. C’est pourquoi
on appelle au Gran sanblé Matinik, mouvement d’initiative
populaire, que nous avons pour notre part accompagné
d’un Traité du grand dérangement faisant suite à notre
Manifeste pour les « produits » de haute nécessité et dénonçant
par avance les « petits arrangements ». Bien sûr, la mise
en place de ces forums à travers toutes les communes n’est
pas chose aisée en pays dominé. Mais si le balancier
retombe dans l’ancien ordre établi, cela n’empêchera pas
les problèmes de renaître, les mêmes causes produisant les
mêmes effets.