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CQFD N°009


Le capital contre l’écologie

Victoire socialiste contre les platanes grenoblois

Mis à jour le :15 février 2004. Auteur : Arthur.


Question à deux balles : connaissez-vous Michel Destot ? Non ? Dommage ! Remarquez, la question est difficile. La réponse vaudrait cent mille euros à « Qui veut gagner des millions ». Car Destot est le nouvel entrant au Guinness Book : c’est l’homme qui a la plus petite tête au monde ! Plus petite qu’une tête d’épingle. Du niveau du budget du CNRS. D’ailleurs, les chercheurs les plus pointus eux-mêmes ont eu du mal à voir le Destot dans leurs éprouvettes. Destot, c’est le maire socialo de Grenoble. C’est lui qui vient de faire tronçonner les platanes du parc Frédéric-Mistral. Pour bien mater l’exploit, il faut savoir que Grenoble, nichée dans une cuvette, est l’une des villes les plus polluées de France. Arrosée par la chimie de Pont-de-Claix. Les bobos grenoblois habitent tous à Uriage dans les hauteurs, c’est pas par hasard, c’est que l’air y est plus pur.

Alors, vous me questionnerez, le Destot, pourquoi il a supprimé ces arbres qui, on l’apprend en CM2, absorbent le gaz carbonique pour rejeter de l’oxygène, on appelle ça la photosynthèse ? Pour faire construire un stade de foot ! Le béton à la place de la chlorophylle. Ce Destot est un génie scientifique. Il sait qu’entre les tribunes en béton, il y a une pelouse avec de l’herbe ! Et qui dit herbe, dit blé (en argot : pognon). A ce point de notre analyse écolo-municipale, une autre question se pose : connaissez-vous l’équipe de foot de Grenoble ? Non, hein ! C’est normal : les lecteurs les plus assidus de l’Equipe seraient bien en peine de situer Grenoble, même dans les tréfonds des ligues nationales. Grenoble en foot, c’est un peu l’équivalent du Burkina Faso en ski ! Alors suivons la réflexion de Destot dans sa tête minuscule qui compte au moins deux neurones actifs. Le Destot s’est dit : « Je vais faire construire un grand stade de foot. Comme ça, les skieurs du Burkina pourront venir s’y entraîner à la luge olympique. Et puis, ça fera plaisir aux industriels du béton… » Là, il faut savoir que Destot est le successeur du RPR Carignon, l’élu le plus honnête du monde, condamné pour corruption gros-demi-gros-détail par la justice socialo-bolchévique qui lui reprochait notamment d’avoir touché des pots-de-vin de la Lyonnaise des Eaux chiraquienne. Ce Carignon - et c’est là tout le sel de la politique - fut condamné à passer plusieurs mois en taule dans une prison privée construite… par la Lyonnaise des Eaux. Mais les douches étaient excellentes et Carignon, blanchi, revint mettre son éthique au service de Grenoble.

Nous retrouvons donc l’intellectuel Destot qui, devant cette concurrence déloyale, décida de marcher sur les plate-bandes de son prédécesseur en séduisant les promoteurs bétonneurs. D’où l’arrasage du parc fournisseur d’oxygène remplacé par un stade dispenseur de blé. On mate déjà là le génie de l’édile. C’est pas parce qu’on est socialo qu’on est plus con qu’un chiraquien ! C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs ratas. Les Grenoblois, tels les poissons dans les rivières à sec, vont donc manquer d’air davantage. Oh, pas grand chose ! Comme le remarquait finement dans Le Parisien (03/02) un supporter de foot grenoblois (ils sont dix en ville) : « En Amazonie, on détruit des milliers d’arbres, il n’y a pas tout ce cirque. » Il a raison : l’Amazonie, c’est au Brésil. Et t’as qu’à voir leur équipe de foot !

Arthur

Publié dans le n°9 de CQFD, février 2004.






>Réagir<

> Victoire socialiste contre les platanes grenoblois
stephane | 11 mai 2005 |
Faut pas déconner non plus… j’suis d’accord que ce stade n’est pas forcément une bonne chose, mais de là à dire que couper ces platanes va changer quelquechose à la qualité de l’air grenoblois (qui je suis d’accord est pourrie), c’est un poil abusé. ce n’est pas ces quelques arbres qui vont changer grand chose au problème de la qualité de l’air.
 

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