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CQFD N°034



CHÔMAGE : DES CHIFFFRES TOMBÉS DU CIEL

Mis à jour le :15 mai 2006. .


DANS UN EFFORT louable de couvrir le carillon de ses casseroles, ce pauvre Villepin s’est « réjoui » de la bonne nouvelle, c’était le 4 mai : « En un an, le nombre de chômeurs a baissé de deux cent mille. Tout cela ne tombe pas du ciel !  » Les bouses de vache non plus, et pourtant elles aussi s’écrasent au sol. Même claironnée sur toutes les ondes, la « nouvelle baisse du chômage » - allez, tous en choeur : 2 288 300 demandeurs d’emploi fin mars, soit 1,3 % de moins qu’en février et 7,5 % de moins en un an, youkaïdi ! - n’existe que dans la cervelle surmenée des conseillers en com’ de Matignon.

Tout le monde sait que le chômage augmente et que son étiage réel est d’au moins cinq millions. Et ce n’est pas seulement la dissidente de l’Anpe Fabienne Brutus (auteur du recommandé Chômage, des secrets bien gardés) qui le dit : même les légumineux Jack Lang et François Bayrou, dans un « débat » sur France 2 (27/04/06), s’accordaient sur le chiffre de cinq millions de chômeurs, sans que l’UMP François Fillon ne trouve la force de les contredire. Qu’est-ce qu’un demandeur d’emploi, de toute façon ? Il y a des chômedus qui ne cherchent aucun emploi et des employés qui trouvent le leur si nuisible qu’ils s’en passeraient volontiers. Tous demandent une vie, et une activité qui a un sens, pas un emploi. Et tandis qu’explose le nombre de licenciements pour faute (+ 40% entre 2001 et 2003, selon un rapport de la Dares publié en mars), les chômeurs sont de plus en plus nombreux à se faire virer de l’ANPE et des statistiques : 157 108 radiés pour « absence au contrôle » en mars, contre 132 855 en février. Le seul machin qui baisse, en France, c’est la croyance au travail. Tant mieux, non ?

Article publié dans CQFD n° 34, mai 2006.






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Gains de productivité du travail, durée du travail, chômage
le butineur | 29 septembre 2006 | Gains de productivité du travail - 1997-2003

Au lieu de réduire la durée du travail, comme dans les années 1970, les gains de productivité du travail ont conduit à un chômage très important, parfois caché en mettant plus de la moitié des chômeurs en invalidité (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Danemark).

Les gains de productivité permettraient de réduire à quelques heures par semaine le travail nécessaire pour bien vivre, à condition de changer de modèle de société et de supprimer toutes les productions inutiles (par ailleurs nuisibles à l’avenir de la planète, donc au notre et à celui de nos enfants).

Voir cet article : Gains de productivité du travail - 1997-2003

http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm

En France, la productivité du travail a augmenté de 17,22 % en sept ans, pour l’ensemble de l’activité nationale. Sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d’emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail. En moyenne, avec des transferts d’emplois entre secteurs d’activité, le nombre d’emplois aurait augmenté de 4 284 500. Le chômage réel aurait beaucoup baissé.

D’autres articles intéressants sur le site

http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm

comme « Des mythes autour de l’emploi », « Chômage officiel et chômage réel en 2005 », « Le modèle libéral britannique : emploi et chômage » ….

Bonnes lectures, cela aide à réfléchir.

Des mythes autour de l’emploi
le butineur | 5 septembre 2006 | Des mythes autour de l’emploi

Vu sur le site http://www.actuchomage.org

Des mythes autour de l’emploi

En dehors d’un contexte bien particulier, la « croissance » ne crée pas d’emplois. Seule une réduction ample, immédiate, impérative du temps de travail, associée à une extension du secteur public (qui ne se limite pas aux fonctionnaires) et du secteur coopératif, permet de résorber les 5 800 000 chômeurs réels (en équivalent temps plein).

Depuis plus de quarante ans le chômage n’a cessé d’augmenter, excepté pour de rares périodes. En 1964 la France comptait 251 400 chômeurs, au sens du Bureau International du Travail (BIT) et en moyenne annuelle, pour 19 709 600 personnes actives occupées (ayant un emploi).

En 1992, pour une croissance de la valeur ajoutée de 1,17 %, l’emploi a diminué de 136 100 (-179 700 en emplois réels, du fait d’une forte progression de l’emploi à temps partiel) alors qu’en 1991, pour une croissance voisine (1,10 %), l’emploi a augmenté de 45 500 (+67 100 emplois réels).

En 1994, pour une croissance forte de 2,75 %, l’emploi a diminué de 8 900 (-95 600 emplois réels) car la productivité a augmenté davantage (2,79 %) pour une durée annuelle identique du travail. En 1995, avec une croissance plus faible (2,10 %) de la production, l’emploi a augmenté de 268 000 (+201 600 en réel, forte augmentation du temps partiel) car la productivité a très peu augmenté (0,88 %) pour la même durée du travail.

Au début des années 70, la croissance était sensiblement supérieure à celle d’aujourd’hui. De 1970 à 1974, en quatre ans, la valeur ajoutée a progressé de 18,83 % et la productivité de 19,15 %, valeur légèrement supérieure. Si l’emploi a cependant progressé de 742 000, soit 3,60 %, c’est que la durée annuelle du travail a diminué de 3,73 % (de 1821 à 1753 heures). Le chômage a malgré tout augmenté car la population active progressait plus vite que la création d’emplois.

Ce n’est donc pas une forte « croissance » qui crée de l’emploi mais une différence positive importante entre la croissance de la production et celle de la productivité, comme pour les années 1988-89 (1,5 %) et dans une moindre mesure 1987 et 1990, ou une forte diminution de la durée du travail, comme entre 1970 et 1974.

Pour une durée constante du travail, seule une évolution de la valeur ajoutée supérieure à celle de la productivité entraîne une création nette d’emplois (nombre d’emplois créés, à durée du travail identique, supérieur à celui des emplois détruits). Plus généralement, l’évolution de la valeur ajoutée est égale au produit des évolutions de la productivité, de la durée du travail et de la population active occupée. Autrement dit, l’emploi (population occupée) augmente uniquement si la production (valeur ajoutée) augmente plus vite que le produit de la productivité par la durée du travail.

En 1994, malgré une croissance importante de la production (2,75 %), 8 900 emplois ont été perdus. La perte d’emplois réels est de 95 600 du fait de l’augmentation de 219 200 des emplois à temps partiel.

— - Un autre mythe aussi se développe selon lequel, à partir de l’an 2006, la population active diminuerait, résolvant ainsi le problème du chômage. Effectivement, selon les projections de l’Insee et dans l’hypothèse moyenne, la population active atteindrait un sommet en 2006 (ou 2010 - 2012 selon des estimations plus récentes). Ensuite, la population active diminuerait d’abord très lentement (251 200 en moins après dix ans), puis lentement pour ne retrouver qu’en 2032 le niveau de 1996 et en 2040 celui de 1994. C’est une imposture de présenter ce facteur bien modeste comme une solution naturelle au chômage … très partiellement et dans quarante ans.

— - Enfin, ce ne sont pas les salariés payés au voisinage du smic qui coûtent trop cher aux entreprises. Le décile (10 %) des salariés les moins payés représente 4,9% de la masse salariale, alors que le décile des salariés les mieux payés représente 22,7 % de cette même masse, soit 4,63 fois plus. D’un autre point de vue, le salaire minimum du centile (1 / 100) le plus élevé des salaires, est 7,60 fois supérieur au salaire maximum parmi les 10 % de salaires les plus faibles. … Comme on le constate, les « personnels non qualifiés » ne sont pas la cause principale des « trop lourdes charges salariales » des entreprises.

Pour plus d’informations, voir à cette adresse :

http://travail-chomage.site.voila.fr/ancien/mythes.htm

CHÔMAGE : DES CHIFFFRES TOMBÉS DU CIEL
Liline | 4 août 2006 |

Je n’ai qu’une seule chose à crier haut et fort :

NE VOUS LAISSER PAS TROMPER PAR DES MENSONGES ANNONCES POUR DES FINS ELECTORALES !!!

Le chomage ne baisse pas, il augmente !!!

Un exemple de tromperie gouvernementale : les 50 000 contrats d’avenir pour l’Education nationale que notre cher gouvernement vient de mettre en place sont d’une durée de 10 mois : ils ne donnent donc pas droit au chômage à leur sortie… les gens retrouveront leur bon vieux RMI comme si de rien n’était sauf qu’on sera en Juin 2007 et les élections seront passées… avec 50000 chômeurs en moins… Profiter des gens, les manipuler, leur faire gober que des conneries juste pour gagner les élections… ne soyez pas dupes !!!

Merci

5 848 000 chômeurs « équivalent temps plein » en 2005
le butineur | 28 juin 2006 | Chômage officiel et chômage réel en 2005

Vu sur le site http://www.actuchomage.org

5 848 000 chômeurs « équivalent temps plein » en 2005

La moyenne annuelle en 2005 est de 5 848 000 chômeurs « équivalent temps plein » sur une population active occupée (ayant un emploi) de 24 921 000 personnes. La population active totale (occupée + chômeurs officiels) est d’environ 27 600 000 personnes (Insee, mais le mode de calcul varie selon les sources). En rétablissant les « dispensés de recherche d’emploi » qui sont en réalité des chômeurs, et donc des actif, la population active effective est d’environ 28 000 000 de personnes (chiffres à affiner).

Ainsi, le taux réel de chômage (en équivalent temps plein) est de 20,9%

Mais rassurez-vous, les pays comme le Danemark à la mode, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas … qui affichent de très faibles taux de chômage officiel ne font pas mieux. Mais ils font autrement et sont moins honnêtes que nous.

Pour commencer, plus de la moitié des chômeurs ont été transformés en « invalides » dans les années 1991-1993 et le système a continué sur sa lancée. Des études de l’OCDE de 1995 et 1998 indiquent que dans plus de la moitié des 23 pays étudiés, le nombre d’invalides était supérieur au nombre de chômeurs inscrits.

Et une partie seulement des chômeurs est inscrite dans les statistiques officielles.

Au Danemark par exemple, vous n’êtes chômeur que la première année. Ensuite, vous êtes « en activation » et vous disparaissez des staistiques. Et l’assurance chômage étant facultative, dans un système de caisses privées, gérées en fait par les syndicats (ce qui explique un taux de syndicalisation de 78%), plus de 20% des chômeurs n’ont pas cette intéressante allocation pouvant atteindre 90% de l’ancien salaire (plafonné). Il leur reste l’aide sociale, un peu comme l’ASS ou le RMI.

Voir le détail des calculs à cette adresse :

http://travail-chomage.site.voila.fr/chomage/chom_reel2005.htm

Chômage officiel et chômage réel en 2005 Les données officielles minimisent beaucoup l’importance du chômage. Voici un calcul précis et très révélateur du chômage réel

Explication : Les chômeurs des catégories 1 à 3 sont des chômeurs à temps plein (aucun travail ou négligeable), ceux des catégories 6 à 8 sont des chômeurs à mi-temps (ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois), donc des travailleurs à mi-temps (à distinguer des emplois à temps partiel).

Les emplois en C.E.S. (20 heures par semaine) sont des demi-emplois, donc des demi-chômeurs (20/39e d’emploi). Les emplois à temps partiel représentent 23,2/39e d’un emploi complet (durée moyenne de 23,01 heures / semaine) et 17,2% des 22 200 000 salariés sont à temps partiel.

La durée réelle moyenne de travail à temps plein est de 39,00 heures (enquête emploi), soit un horaire affiché de 35,65 heures (horaire officiel) auquel s’ajoutent les heures supplémentaires.

Pour le modèle anglais, voir aussi sur le même site :

http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm .

CHÔMAGE : DES CHIFFFRES TOMBÉS DU CIEL
lupin | 25 juin 2006 | http://www.top-debats.info/rss/dern...

Bonjour et bravo pour votre site que je viens de découvrir. Je constate que nous sommes nombreux à lutter qq soit l’âge. J’essaie en ce moment de rassembler avec sources officielles le nombre exact de chomeurs vrais déguisés en stagiaires, rmiste, contrat aidés, dispensés de recherche, ect….. les sources sont dispersées chez assédic, cnaf, anpe, inssee et darees : bref c’est long. la page est ici sur mon site si cela vous interresse : http://www.top-debats.info/rss/derniers_chiffres_chomage_petit_tableau.php Par ailleurs je viens de découvrir ça :

Après 50 ans : la bataille de l’emploi Trop lents, trop chers, démotivés, dépassés… les reproches adressés aux quinquagénaires sont connus. On peut douter de leur pertinence. « Dans les entreprises en croissance, l’image des seniors est positive : ils ont la sagesse et l’expérience. Quand ça va mal : ils sont fatigués et improductifs », décrit Pascale Levet, responsable du Lab’Ho, l’observatoire de l’emploi du groupe de travail par intérim Adecco.

Jean-Christophe Martineau

Source : http://www.notretemps.bayardweb.com/article/index.jsp ?docId=989308&rubId=9790

Quand on sait que ADECCO touche beaucoup d’argent pour placer des chomeurs et qu’ils font du racisme anti âge.

Coût des prestataires privés dont adecco : http://www.top-debats.info/rss/prestataires_publics_prives_couts.pdf

 

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