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CQFD N°010


Sarkozy voulait des résultats

« Malaise » mortel au commissariat de Marignane

Mis à jour le :15 mars 2004. Auteur : Marie Nennès.

Abdelkarim Aouad, 30 ans, est mort le 27 février après un séjour non recommandé au commissariat de Marignane. « Je connais les traces que laissent des coups de matraque », nous dit le frère de la victime après avoir vu le corps. Mais le procureur n’y croit pas.

« Tant qu’on ne saura pas exactement ce qui s’est passé, on ne pourra pas faire notre deuil. Nous voulons comprendre ». Plein d’une colère froide, sans hausser un instant la voix, Nasser Aouad raconte le peu qu’il sait. Le 20 février, son frère, Abdelkarim, qui souffre depuis plusieurs années de problèmes psychiatriques, est retrouvé à un kilomètre de chez lui, dans le jardin d’une maison de Marignane qu’il prend pour la sienne. Le jeune homme est blessé à l’arcade sourcilière et tient des propos incohérents. Le propriétaire, ne sachant que faire, prévient la police. Les flics l’embarquent. Plus tard dans la soirée, les pompiers sont appelés au commissariat : ils découvrent dans une cellule Abdelkarim en arrêt cardiaque. Son corps porte des traces de coups. Ils le réaniment et le conduisent à l’hôpital Nord de Marseille. Il y est mort le 27 février sans avoir repris connaissance. Il allait avoir 31 ans. Que c’est-il passé dans les locaux du commissariat ? Comme toujours dans les cas de mort violente, des versions contradictoires circulent. Les flics affirment que les blessures de la victime étaient antérieures à son interpellation et qu’elle a fait un malaise. La famille, elle, soupçonne un passage à tabac et a donc porté plainte pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le parquet d’Aix-en-Provence a ouvert une information judiciaire - ça ne mange pas de pain - et saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la fameuse « police des polices », ce qui en mange encore moins : il est en effet fort rare que l’IGPN salisse l’honneur de la maison.

Le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Olivier Rothé, n’a pas attendu longtemps pour se forger une opinion. Avant même le rapport d’autopsie et l’audition des témoins par le juge d’instruction, il assurait : « je ne pars pas du tout sur une hypothèse de violences policières ». Là encore, c’est un grand classique. Avec un tact infini, le parquet prendra même soin de confier l’enquête au commissariat de Marignane, celui-là même où Abdelkarim a perdu la vie. Mais à un « autre service » (sic), précisera-t-il. Révulsée, la famille proteste et obtient finalement que l’enquête soit menée par le SRPJ de Marseille. Nasser, qui exerce l’agréable métier d’« instructeur militaire en sport de combat pour les groupes d’intervention de la gendarmerie », dit parfaitement connaître « les traces que laissent des coups de matraque ». « Pour, dit-il, qu’il ait eu la pommette éclatée comme je l’ai vu à l’hôpital, ils ont dû cogner. Quand mon père s’est rendu au commissariat, juste avant l’arrivée des pompiers, les flics lui ont demandé si mon frère n’avait pas le sida ou des maladies. Ils avaient les mains écorchées et pleines de bétadine, ils venaient de se faire soigner. » Un témoignage hélas crédible, et pas seulement parce que son auteur est gendarme d’élite : les brutalités dans les commissariats sont une réalité quotidienne dont attestent un grand nombre de ceux que l’uniforme a pris pour cible. Peut-être l’enquête concluera-t-elle à une violence policière. Mais c’est peu probable. D’abord, parce qu’il ne sera pas difficile de « charger » Abdelkarim : quelques années auparavant, lors d’une crise aiguë de schizophrénie, cet ancien champion de karaté avait envoyé au tapis six gars du GIPN qui tentaient de le maîtriser alors qu’il s’était barricadé chez lui. Ensuite, parce que les policiers soupçonnés de violences ou même d’homicide sont rarement poursuivis, et plus rarement encore condamnés (voir, par exemple, les affaires répertoriées par le MIB). Reste une coïncidence troublante. Le commissariat de Marignane fait déjà l’objet d’une autre plainte pour violences policières, déposée en décembre 2003 suite à une perquisition musclée. Cette fois encore, la victime est basané et souffre de problèmes psychologiques au point d’être sous curatelle. Elle a manqué de peu d’avoir la vessie éclatée et a perdu une dent dans l’histoire. La plainte est actuellement en cours d’instruction. Deux, en à peine trois mois, ce n’est pas une si mauvaise moyenne. Hardi les gars, la prime au mérite est à votre portée !

Marie Nennès

Publié dans CQFD n°10, mars 2004.






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« Malaise » mortel au commissariat de Marignane
Murielle | 5 février 2013 |
Limpide et concis, votre point de vue s’avère fort captivant. Murielle10 abonné du website www.infos-serrurier.com « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
| 8 septembre 2008 | Police ripoux
Trés bientôt, je vais joindre et laisser l’enregistrement d’une audition abusive et perverse d’une lieutenant de police de Marignane et créer un blog afin que toute le monde (la démocratie) puisse se faire une vrai idée de la police du secteur de Marignane et Vitrolles. En effet, Gomez et tafarrez n’est pas de la fiction. Les films Ripoux 1 2 et 3 et 4 sont la réalité. Tous celà, et cette vérité bientôt dévoilé m’incite à la violence qui est contenu par mon avocate pour l’instant. Je défent seulement le juste par ces paroles de simple citoyen. > « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
jojo | 4 août 2008 | giraud c
lieutenant Giraud fait honte à la police et à la nation > « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
jojo | 4 août 2008 | police ripoux
d’aprés La lieutenant Giraud le gris déteint sur le blanc. L’inssitation à la violence et au rascisme de sa part sera également prouvé par ma part car j’ai également enregistré mon audition avec cette personne pervers qui devrait démissionné de son poste. Cette fonctionnaire ne serait pas capable de trier les poubelles de la ville tellement ses nulles compétences sont à être révélé par l’enregistremnt détenu (et bientôt diffusé sur le net.) Faut t-il enregistrer un flic pour gagner et prouver ces abus face à la justice ? Que vaut ma parole face à celle d’une ripoux face à la justice sans un enregistrement ? Le phantasme du LTD Giraud à Marignane ou pennes Mirabeau aujourd’hui
coulombier christophe | 18 avril 2008 | abus de pouvoir
Je suis victime du phantasme d’un LTD de Police qui fait parti de l’entourage de mon adolescence. CeTTe LTD c’est cru pouvoir exercé sur moi des exigences destructrices par ses pourvoirs Judiciaires. Prochainement ici, l’adresse pour écouter l’enregistrement de mon audition abusive (insultes, mensonges,…) « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
chantavec | 5 novembre 2007 |
a l’origine du lieutenant Giraud de la police de Marignane je tien a joindre toute la communauté Gitane des bouches du Rhones concernant le fait que le jour ma 6éme convocation érite concernant la même affaire dans la même année (un voyou n’est pas autant convoqué) de daube oganisé par elle même, j’ai été victime d’une tentative de cambriolage dans laquelle la police de Vitrolles m’a permis de détenir le nom et prénom et Photo du cambrioleur concerné. La tentative d’imbroglio envers les personnes envoyé à mon domicile son excusable face à la gravité des faits et de la misère de ces jours. La police n’est pas excusable et confirme les articles d’accusations de ce site. « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
| 4 novembre 2007 | lieutenant Giraud responsable de perversité a son poste
Lieutenant Giraud de Marignane Malgrés son poste n’a toujours pas fait au 04/11/07 de revendications sur les accusations qui la concerne sur ce site, l’affaire est en cours « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
Robert le libertaire | 17 avril 2007 |
Marie Nennès ? Es tu encore journaliste ou as tu réussi ton brevet de menteuse patentée en exerçant tes qualités dans d’autres papiers-culs ? Tes conneries nous manquent, les autres ne sont pas amusants. Toi seule pouvait nous faire réagir par tes insinuations erronées. On ne te lit plus, quelle tristesse !! Reviens et toi aussi réagis ! A la prochaine « Marie » « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
r.vai@orange.fr | 29 décembre 2006 | commissariat de Marignane

J’ ai été convoqué le 21/02/2005 abusivement par le lieutenant GIRAUD. Je suis en mesure de pouvoir prouver l’hacharnement subis et le harcélément psychologique tenté par cette dernière. En effet , je me suis muni d’un dictaphone pour enregistrer mon audition (1h30) . A ce jour je suis toujours dans l’attente du résultat de ses investigations ou d’une convocation auprés du procureur de la république que j’aurais rencontré volontier. Je n’ai pu porté plainte à l’époque puisque j’étais candidat à l’examen de sous officier de gendarmerie que j’ai réussi (ou l’on ne doit pas avoir de procés avec des tiers). J’ai la convoc, l’enregistrement et des peuves concernant les graves abus de pouvoir de la police nationale de Vitrolles et Marignane. Sarko a raison, mais qu’il passe le karcher dans les commissariats avant de le faire dans la rue ! Mon expèrience de commerçant sur le secteur me prouve aussi que la police sont les premiers voyous des rues. Le film ripoux 1 a tellement bien marché que l’on en est au 3 sans parlé de Gomez et Tafarez.

PS : le lieutenant Giraud me connait depuis l’age de 14 ans puisque je peux également prouver qu’elle était la meilleure amie de la soeur de mon ex-petite amie (témoin de mariage avec qui elle était à l’école Henri Fabre à Vitrolles). Je me tate pour une vengeange car je n’ai plus confiance en la justice et mon pays. J’ai beaucoup de choses à prouver ! vous pouver me joindre sur r.vai@orange.fr

« Malaise » mortel au commissariat de Marignane
| 19 octobre 2006 |

Je connaissais cette famille et son père est quelqu’un de très respectable et d’alleurs il est populaire à marignane car ils nous a toujours donné de bon conseil à nous les jeunes. Cependant comment pouvez vous expliquez qu’une enquète dur aussi lontemps que la famille doit courir dérrier un inspecteur pour avoir des renseignements, que l’enquète dur ok mais qu’elle n’avance pas par contre c’est injuste, si c’était le contraire si c’était un des policiers qui était mort ce jour la à cause de ce jeune homme skizophrène, on en aurais parlé et l’enquète aurait accélérer pour le condamner, mais c’est juste un skizophrène, maghrébin, casier judicaire non vièrge donc on à le temps (ironique) Faite votre travail la justice, pour prouver k’il a bien été tué par ces policiers ou bien le contraire, pour permettre à cette famille de faire le deuil.

Je respecte la

> « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
| 9 février 2006 |
Madame Marie Nennès, Après lecture de votre article, permettez moi de tomber sur le cul. Je suppose que vos écrits ont été rédigés sous le coup de l’émotion, mais loin de toute idéologie partisane. Et pourtant, vous êtes à des millions de kilomètres de la vérité, vous vous êtes trompée de cible comme beaucoup de vos confrères. Vous annoncez des mensonges, des contre-vérités, mais en plus vous y croyez, et cela est le plus fort. Avant d’imprimer vos éternelles attaques contre nous, veuillez attendre les résultats d’une enquête et d’une autopsie (comme dans ce cas) avant de passer pour une personne désinformée. Je défends un des miens mis justement en cause par des gens de votre catégorie professionnelle, plus prompts à se faire redresseur de tort et à casser du flic que de rétablir les faits tels qu’ils se sont passés. Le métier d’informer est superbe mais quand il est fait par des gens comme vous, alors il est bon parfois de ne plus lire que des bandes dessinées. A votre niveau, vous êtes comme Torquemada, inquisitrice de la bonne pensée, prêtre du prêt à penser. Je vous remercie, vous me confirmez dans l’idée que notre profession est belle et bien seule contre tous. PS : demandez un complément d’information et vous constaterez tout le mal que vous avez fait. > « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
abdel éducateur | 12 novembre 2005 |
La vérité est qu’il était skyzophrène, son père l’avait tellement porté à une éducation sévère et stricte que le malheureux s’est retrouvé totalement seul !!!!!!! il se battait constament dans la rue, lui aussi ceinture noire de karaté comme son frere. Aucun policier du GIPN n’a été mis au tapis car il a été maitrisé en 10 minutes. Meme son père ne pouvait le maitriser malgré sa ceinture noire lui aussi de karaté !!!!!!!! les pompiers qui sont intervenus ont constaté que les coups ne provenaient pas de matraques…..encore des diffamations contre des gens qui ont porté assistance à ce jene de 31 ans très malade psychologiquement et totalement incontrolable meme dangereux……les parents auraient du l’interner avant le drame simplement mais s’occupait il vraiment de lui ou etait ce une honte pour un musulman d’avoir un fils dérangé psychologiquement……….. > « Malaise » mortel au commissariat de Marignane
Garfield le chat gras et paresseux | 29 septembre 2005 |
Un beau ramassis de mensonges… et d’ignorance ! Une magnifique propagande pro « jeunes » des milieux issus de l’immigration et victime du racisme de la police. Pitoyable !
 

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