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Sommaire du N°039
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CQFD N°039



LES BRÈVES DU N°39

Mis à jour le :17 novembre 2006. .

Pas collabos

Le 9 novembre à Marseille, la police renonce à embarquer des sans-papiers sur le ferry pour Alger, les marins CGT s’y opposant. Parmi ces sans-pap’, M. Douibi, papa de la petite Nihad, que les flics viennent visiter le jour même à l’école. Réaction : sept instits sur dix se mettent en grève. Une école voisine débraye. Des parents se rendent avec leurs minots et des enseignants devant la préfecture. Le préfet ne les reçoit pas, il ne fait qu’obéir aux ordres.


Pas collabos bis

Le 11 novembre à Marignane, la police tente la voie des airs pour expulser M. Douibi. Mais, scandalisés par la brutalité des cognes, des passagers refusent d’attacher leurs ceintures et l’avion reste cloué au sol. Des manifestants pénètrent sur le tarmac et se frottent aux forces de l’ordre : huit interpellations. M. Douibi est placé en garde à vue, puis le proc’ capitule, le laissant rejoindre sa famille. C’est l’armistice.


Pas collabos

Le 9 novembre à Marseille, la police renonce à embarquer des sans-papiers sur le ferry pour Alger, les marins CGT s’y opposant. Parmi ces sans-pap’, M. Douibi, papa de la petite Nihad, que les flics viennent visiter le jour même à l’école. Réaction : sept instits sur dix se mettent en grève. Une école voisine débraye. Des parents se rendent avec leurs minots et des enseignants devant la préfecture. Le préfet ne les reçoit pas, il ne fait qu’obéir aux ordres.


Pas collabos bis

Le 11 novembre à Marignane, la police tente la voie des airs pour expulser M. Douibi. Mais, scandalisés par la brutalité des cognes, des passagers refusent d’attacher leurs ceintures et l’avion reste cloué au sol. Des manifestants pénètrent sur le tarmac et se frottent aux forces de l’ordre : huit interpellations. M. Douibi est placé en garde à vue, puis le proc’ capitule, le laissant rejoindre sa famille. C’est l’armistice.


Renseignements générals

Décembre 2005. Les Renseignements Généraux rapportaient que « la France a connu une forme d’insurrection non organisée avec l’émergence dans le temps et l’espace d’une révolte populaire des cités, sans leader - ni caïds, ni intégristes - et sans proposition de programme. » Avril 2006, le directeur des RG est limogé. Octobre 2006, un nouveau rapport affirme que oui, il existe dans les banlieues la possibilité de débordements « non plus spontanés, mais structurés, conduisant à s’en prendre […] à l’un des derniers représentants institutionnels encore présents dans certains secteurs : la police ». Il suffit donc de changer d’expert pour faire correspondre la réalité au discours. Heureusement que le ministre de l’Intérieur ne fait pas dans l’agro-alimentaire : il aurait trouvé un technicien pour soutenir que les salades ont toujours poussé hors sol.


Juppé le matheux

À Bordeaux, le plébiscite du divin chauve était pipé. Pour Stéphane Lhomme, auteur de Juppé saute sur Bordeaux - Le retour, « c’est la preuve ultime du mépris qu’a M. Juppé pour ses concitoyens, y compris des 29 907 bienheureux qui ont voté pour lui. Cela fait royalement 24% des inscrits et 12% des habitants ». Selon la loi, un même score aux législatives donnerait lieu à un second tour. Alain Juppé « n’a été sauvé de l’humiliation que par une curiosité du code électoral : hélas, l’électeur n’est pas toujours très sérieux ! » Il lui arrive même de blanchir dans les urnes des gangsters de la finance publique.


Sangliers

« Depuis 1968, on nous avait jamais autant mobilisé et en si peu de temps », dit un chef de la gendarmerie mobile, le 10 novembre, à un ouvrier de Thomé-Génot dans les Ardennes. Il faut dire qu’ici les ouvriers ont su, de longue date, résister aux autorités. En 83, ceux de la Chiers s’affrontaient aux blindés de la gendarmerie. En 2000, ceux de la Cellatex menaçaient de tout faire sauter. En 2006, rebelote, ceux de Thomé-Génot ressortent les bonbonnes d’acide. Cette usine doit fermer. Les salariés l’occupent et exigent 30 000 euros plutôt que des promesses de boulot. Le 9 novembre, les bleus envahissent l’usine. Le 10, la manifestation rassemblant salariés des usines voisines et villageois se fait disperser à coups de lacrymos. Le soir, les robocops se retirent de l’usine après avoir enlevé l’acide et les métallos réoccupent les lieux. « Tremble Sarko, 300 sangliers sont sortis », ont-ils annoncé. Et les gars de Citroën, Delphi et Visteon sont aussi sur le grill…


Félicité sans bornes

Avant l’été, c’était la croissance. Le bonheur ? Non, faut pas rêver. Les experts précisaient bien que c’était grâce à un surendettement exceptionnel des ménages. Décryptage : plus les gens galèrent, mieux le monde économique va. À l’automne, pas de croissance (selon l’Insee). Walou, zéro pointé, évaporée. Et pendant ce temps, les chiffres officiels du chômage chutent toujours. Selon quel miracle ? Pas de croissance et moins de chômeurs ? Bizarre… Radiations massives, infra-boulots sous-payés, stages bidons et tripatouillages des statistiques n’y sont bien sûr pour rien… Une chose est claire : la vie est ailleurs.

Publié dans CQFD n°39, novembre 2006.






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