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CQFD N°010



Sous-traitance nucléaire

Mis à jour le :15 mars 2004. Auteur : François Maliet.


Avant d’être un auteur de petites annonces à l’attention du ministre de l’Intérieur, AZF était une usine utilisant pour ses sales besognes des entreprises de sous-traitance. Le retour sur investissement a été enregistré le 21 septembre 2001 : 31 morts, une myriade de « gueules cassées » et des quartiers dévastés. « Le recours de plus en plus large à des entreprises extérieures dans les installations industrielles les plus dangereuses pose des problèmes de connaissance des produits et de transmission des informations entre l’exploitant et ses sous-traitants », alertait le rapport de l’Inspection générale de l’environnement sur l’accident d’AZF. Un diagnostic resté lettre morte, puisque EDF, pour ne prendre que cet exemple, travaille toujours avec près de six cents entreprises de sous-traitance, soit 20 000 salariés chargés, entre autre, de nettoyer le fond des réacteurs. Si quelques tonnes de nitrates peuvent creuser un cratère de cinquante mètres de diamètre, qu’adviendra-t-il en cas de maladresse dans une centrale nucléaire ? Question sans intérêt pour EDF, dont la seule préoccupation est d’améliorer sa « performance » et sa « compétitivité » en vue de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité, prévue pour juillet prochain. Il faut donc réduire la facture en diminuant de 10 % la durée des chantiers de maintenance. Depuis l’arrêté « secret défense » de juillet 2003, il est interdit de donner des infos « dont la divulgation est de nature à nuire à la protection des matières nucléaires. » Mais par contre, la législation n’empêche toujours pas d’externaliser le personnel. Ni d’augmenter les risques d’une catastrophe nucléaire.

François Maliet

Publié dans CQFD n°10, mars 2004.






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