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CQFD N°010


La chasse aux gens du voyage est ouverte

C’est l’printemps, on vire du gitan

Mis à jour le :15 mars 2004. Auteur : Hervé Gouyer, Olivier Cyran.

Depuis le début de l’année, les expulsions de gens du voyage se multiplient dans les Bouches-du-Rhône. Une façon, pour les élus, de dynamiser leur campagne électorale avant les scrutins à venir. Qui se soucie de la loi obligeant les communes à réserver un terrain aux « nomades » ? Pas les garants de la loi, en tout cas.

Peut-être y a-t-il dans les caves de la place Bauveau un placard où atterrissent les courriers tels que celui-ci : « Monsieur le ministre de l’Intérieur, nous avons été réveillés hier jeudi 13 février à 6 heures du matin à coups de matraques frappés sur nos caravanes. Celles-ci en portent encore les traces. Nous avions négocié avec le maire de Vitrolles la possibilité de rester quelques temps encore sur un terrain vague, en bordure d’autoroute, faute de mieux, la Ville de Vitrolles n’ayant pas créé l’aire de stationnement que la loi impose. Cette autorisation nous avait été accordée oralement. L’intervention policière a mis fin à toute illusion. Nous avons été traités avec brutalité et grossièreté, nos lignes électriques nous reliant à notre propre groupe électrogène ayant été arrachées, nos tuyaux d’eau tranchés. Les enfants ont été sommés, comme leurs parents, de sortir immédiatement des caravanes malgré froid, nuit et brouillard. Ils étaient grelottants de peur. Nous avons demandé aux policiers s’ils avaient des enfants. Il nous a été répondu que les leurs étaient au chaud mais que les nôtres étaient habitués au froid et ne craignaient rien. Et que de toute façon ils allaient nous chasser comme des rats. A une jeune femme enceinte, à la grossesse difficile, qui protestait contre toute cette brutalité, les forces de l’ordre ont dit : “tu vas fermer ta gueule, autrement on va employer les grands moyens.” A une femme en tenue de nuit qui disait ne pas pourvoir sortir avant d’être habillée : “descends de ta caravane ou je monte t’habiller.” Ceci dit par la commissaire de Vitrolles, une femme blonde. » Vitrolles, rappelons-le, est en zone libre : après l’épisode Mégret, cette ville où les Marseillais vont faire leurs courses est dirigée par le socialiste Guy Obino. C’est lui qui a requis le concours de la force publique pour dégager la vingtaine de familles qui s’étaient installées en bordure de l’A 7. « L’intervention s’est faite dans le calme et le respect des règles du droit », a susurré Obino une fois achevée la besogne. Tout dépend de ce que l’on entend par « droit ». Les familles n’ont pas même été convoquées au tribunal qui a ordonné leur expulsion et les juges se sont épargnés la peine de mentionner leurs noms dans le jugement. Quant à l’obligation légale de réserver une aire d’accueil aux gens du voyage, le maire de Vitrolles s’en fout. Il y a bien le terrain de Bagnols, coincé entre un incinérateur et une voie ferrée, mais il n’a jamais été agréé par les pouvoirs publics. Par « droit », Obino entend sans doute celui de plastronner devant ses administrés. C’est un droit qui marche bien, surtout en période électorale : « depuis quelques mois, il ne se passe pas de semaine sans que des familles tsiganes fassent l’objet de mesures d’expulsion et de contrôles policiers musclés », signale Alain Fourest, médiateur auprès de la « Commission départementale des gens du voyage », qui parle d’une « véritable chasse à l’homme » dans les Bouches-du-Rhône. Une chasse d’autant plus commode qu’à deux exceptions près (Arles et Salon), aucune ville du département n’applique la loi relative aux aires d’accueil. Du coup, les gens du voyage se posent où ils peuvent, dans des conditions forcément pas très conformes à l’étiquette du savoir-vivre. Ce qui fournit aux maires qui bafouent la loi le prétexte requis pour actionner l’artillerie. Ainsi à Berre l’Etang, où les familles avaient scié un bout de la rembarde de sécurité de la nationale pour accéder à un terrain vague. Après avoir obtenu leur expulsion par les gendarmes le 24 janvier dernier, le maire de Berre, Serge Andréoni (PS lui aussi), a eu beau jeu de justifier son coup de force par les « dégradations commises à l’occasion de ces occupations anarchiques ». Et d’exhorter les « chères Berroises et chers Berrois » à être « tous solidaires dans cette situation »… Union sacrée ! On image que dans le privé, Andréoni n’a rien contre le manouche - à condition qu’il ait les traits d’Esmeralda dans la revue dansante de l’Acapulco Club. Pourtant, l’époque où la plupart des campings affichaient « interdit aux gens du voyage » est en principe révolue. L’urbanisation des trente dernières années ayant réduit comme peau de chagrin l’espace « naturel » de stationnement, et multiplié les conflits entre « nomades » et « sédentaires », la loi Besson de 1990 avait rendu obligatoires les aires d’accueil dans les communes de plus de 5 000 habitants. Dix ans plus tard, moins d’un quart seulement des 1 700 villes concernées (378 exactement) en avaient installé une. D’où une nouvelle loi en juillet 2000, censée rendre le dispositif plus « contraignant ». On voit le résultat dans les Bouches-du-Rhône, où le préfet, au lieu de « contraindre » les maires hors-la-loi, satisfait sans broncher à leurs demandes d’expulsion. C’est pareil ailleurs : fin 2003, dans les Alpes-Maritimes, seule la ville d’Antibes possédait un emplacement conforme à la loi.

« Descend de ta caravane ou je monte t’habiller »

Cette « contrainte » fictive a néanmoins une contrepartie bien réelle, consentie aux édiles par Sarkozy : des facilités procédurales pour éjecter les gens du voyage installés hors des aires agréées. Désormais, le juge peut signer une ordonnance d’expulsion sur simple demande du maire, sans constat d’huissier ni présence d’un avocat pour la défense. Pour rassurer des administrés toujours prompts à attaquer au tribunal administratif la création d’une aire dans leur commune, certains maires en ont créé de toutes petites en promettant la plus grande fermeté à l’encontre de ceux qui s’installeraient en dehors. Comme à Aubagne, aujourd’hui dotée de 25 places, mais dont le maire a annoncé qu’il expulserait tous les contrevenants. La menace la plus lourde pour les gens du voyage vient cependant de la loi sur la sécurité intérieure adoptée l’an passé. Placés dans la même mire que les mendiants, prostituées, squatteurs et autres jeunes qui traînassent dans les halls d’immeubles, les gens du voyage sont désormais passibles de six mois de prison et de 3 750 euros d’amende pour l’occupation sans autorisation d’un terrain communal ou privé. Même si, dans les faits, cette disposition vise surtout les Roms des pays de l’Est, leurs homologues français - qui se défendent d’avoir quoi que ce soit en commun avec ces encore plus rejetés qu’eux - ne sont pas à l’abri d’un juge tape-dur. La loi prévoit aussi le retrait du permis de conduire pendant trois ans et la confiscation des véhicules. Encore un cran et les quelques 300 000 gens du voyage de France iront camper en prison. Il est vrai que les nomades sont par nature suspects. Au vieux carnet anthropométrique qui comportait pas moins de 27 points de description physique s’est substitué le carnet de voyage, sorte de passeport de l’intérieur pour ces Français qui n’en sont pas aux yeux des autres. Comment leur nier le droit d’aller et venir, sinon en s’en prenant à leurs conditions d’habitat ? Il a fallu une décision du Tribunal des conflits pour reconnaître qu’une caravane était un domicile inviolable. Mais elle n’est toujours pas juridiquement considérée comme un logement. Aussi les nomades n’ont-ils droit ni aux allocations logement ni à un délai ou à la trêve hivernale en matière d’expulsion - d’où l’opération de Vitrolles en plein février. A présent, les expulsés d’Obino sont garés sur un no man’s land à Aix-en-Provence. En attendant la prochaine descente. Intercepté par CQFD alors qu’il visitait le « salon du livre anti-fasciste » de Marseille, le premier adjoint du maire de Vitrolles, le communiste Alain Hayot, toussote son embarras : « J’ai appris cette expulsion en lisant la presse, je la désapprouve complètement. » Compte-t-il démissionner pour donner du poids à sa désapprobation ? « Je crois que ce ne serait pas courageux… ». « L’important », ajoute-t-il, « c’est de faire barrage à l’extrême droite aux élections régionales. »

Hervé Gouyer et Olivier Cyran

Publié dans CQFD n°10, mars 2004.






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C’est l’printemps, on vire du gitan
Romuald | 5 novembre 2007 |

Plainte contre France 5

Des associations de défense des Roms ont déposé une plainte auprès du parquet de Paris contre France 5 à qui elles reprochent d’avoir diffusé une émission incitant à la haine à l’encontre de cette population.

Ces associations, qui ont annoncé cette décision lors d’une conférence de presse, mettent en cause une émission de « C dans l’air », présentée par Yves Calvi sur France 5 qui était intitulée « Délinquance : la route des Roms » et diffusée le 11 février dernier.

Selon Jeanne Gamonet, présidente du Centre de recherche et d’action sur toutes les formes de racisme, ce programme n’était qu’une « avalanche de stéréotypes et d’amalgames destinée à accréditer l’idée qu’une communauté entière (en l’occurrence, les roms, ndlr) est vouée à la délinquance ».

« Si une émission avait été intitulée +Délinquance : la route des juifs+ ou +Délinquance : la route des arabes+, je pense que nous aurions eu un tollé », a de son côté souligné Me Henri Braun, l’avocat des associations qui s’est interrogé sur « l’indifférence des médias » sur cette affaire.

Selon lui, les discours tenus sur le plateau de « C dans l’air » lors de cette émission sont d’autant plus graves que la chaîne affiche sa volonté éducative et culturelle.

« Nous demandons au parquet d’engager des poursuites », a-t-il ajouté. Les associations ont également écrit au CSA pour que la haute autorité prenne des sanctions à l’encontre de la chaîne publique. Elles s’appuient notamment sur une lettre de condamnation émanant du conseil de l’Europe et adressée à Marc Tessier, président de France Télévisions. « L’esprit de cette émission est celui contre lequel nous luttons (…) depuis une dizaine d’années », y affirme le chef du service de la migration au Conseil de l’Europe, Maria Ochoa-Llido.

« S’il s’agissait de perpétuer les stéréotypes et d’alimenter la méfiance d’une large partie de la population envers les roms, qu’ils soient de nationalité roumaine ou non, il me semble que l’objectif est atteint », a-t-elle ajouté.

PETITION AU CONSEIL SUPERIEUR DE L’AUDIOVISUEL

Nous, citoyens français et européens, tenons à faire part publiquement de notre indignation à la suite de la diffusion le 11 février 2005 de l’émission intitulée « Délinquance : la route des Roms ». M. Yves Calvi, animateur de l’émission « C dans l’air », et ses invités se sont attachés à démontrer que la mendicité des Rroms en France relève du crime organisé. Afin de laisser croire à une prétendue dangerosité des Rroms, aucun amalgame et aucune imprécision n’a été épargnée au téléspectateur, parfois même en contradiction flagrante avec les reportages diffusés en cours d’émission. Il en est ainsi de la vieille fable selon laquelle les Rroms voleraient des enfants ou de l’affirmation plusieurs fois réitérée selon laquelle les Rroms de Roumanie seraient nomades - ce qui n’est pas et n’a jamais été le cas. Les Rroms sont présentés comme ayant une propension naturelle à la délinquance et, en tout état de cause, comme étant inassimilables. Il faudrait donc, si l’on en croit certains des intervenants, arracher les enfants à leur milieu familial pour leur donner une éducation digne de ce nom, sans même que l’on soit sûr que cette mesure extrême porterait ses fruits. Pour ce qui est des adultes, il n’y aurait pas de solution. En attendant que la justice se prononce sur cette affaire d’une extrême gravité, il importe que l’autorité en charge de la régulation du secteur audiovisuel intervienne pour que de tels errements ne se reproduisent pas. En effet, la présentation de l’émission sur le site Internet de la chaîne et le fait qu’elle ait été diffusée en différé démontre sans équivoque possible que les propos tenus ne relèvent pas d’un dérapage de plateau mais d’une volonté délibérée de délivrer un message stigmatisant une population traditionnellement victime de préjugés tenaces dans l’opinion publique. Pour avoir laissé s’exprimer sans contrepoint ni mise en perspective des propos constituant une incitation à la haine raciale sur une chaîne de télévision à vocation culturelle et éducative, la responsabilité du présentateur, du producteur et du diffuseur est écrasante.

En conséquence, nous demandons au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel : Ø d’exiger de France Télévisions des explications et une prise de position publique sur le contenu de l’émission du 11 février et sur l’opportunité de conserver Monsieur Calvi comme animateur Ø d’enjoindre à France Télévisions de diffuser sans délai, et dans les mêmes conditions d’audience que « C dans l’air », une émission sérieuse consacrée aux Rroms avec la participation de Rroms et de spécialistes de cette population Ø de rappeler solennellement à tous les médias diffusant en France l’interdiction faite par la loi de diffuser des messages d’incitation à la haine raciale Lettre du CSA à FRANCE 5

COMMUNIQUE

Cinq ONG rroms interpellent le CSA et saisissent le Procureur de la République d’une plainte contre l’émission d’Yves Calvi « Délinquance : la route des Roms ». Leur action a été rendue publique lors d’une conférence de presse tenue le 4 avril 2005.

Ayant dans un premier temps alerté l’opinion publique sur le caractère raciste de l’émission « C dans l’air » intitulé « Délinquance : la route des Roms » diffusée le 11 février sur France 5, des associations rroms de France ainsi que l’Union Rromani Internationale, ONG reconnue par l’ONU, initient une procédure judiciaire. Cette émission a suscité par ailleurs une vive critique de la part du Conseil de l’Europe.

Monsieur Yves Calvi et ses invités ont, pendant plus d’une heure, enchaîné amalgames, préjugés racistes et fausses informations pour faire croire au téléspectateur que les Rroms sont des criminels et donc un danger pour la société ou, dans le meilleur des cas, ne sont pas intégrables dans une société « moderne ». Plusieurs indications démontrent qu’il ne s’agit pas d’un dérapage de plateau mais d’une volonté délibérée d’inciter à la haine raciale : la présentation de l’émission sur le site Internet de France 5, le fait que l’émission ait été diffusée en différé, le fait que le soutien d’associations rroms et non-rroms intervenant auprès de cette population soit sollicité dans un premier temps pour ensuite être détourné etc. Dans ces conditions, les associations rroms Ternikano Berno, Rromani Baxt, Centre de Recherche et d’Action sur toutes les formes de racisme, la Voix des Rroms, et l’Union Rromani Internationale, ONG reconnue par l’Organisation des Nations Unies, ont interpellé le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et saisi le Procureur de la République d’une plainte pour incitation à la haine raciale.

Informé par les associations susmentionnées, le Conseil de l’Europe a vivement critiqué cette émission dans une lettre adressée au Président du Groupe France Télévisions.

C’est l’printemps, on vire du gitan
Romuald | 5 novembre 2007 |

La connerie restera la connerie, les gens qui critiquent les voyageurs gitans manouches etc… Les connaissez vous ? Bien évidemment non, vous colporter la rumeur de la bonne populace, et les ont dit, les j’ai entendu dire que…, il paraît que…, j’ai vu à la télé et qu’ils et que…

Pour répondre à aurélie que je cite : "aurélie | 29 octobre 2006 | Il faut bien virer ces gens irrespectueux des lois qui détruisent le bien privé pour faire leur petite vie et ne payent quasiment rien en retour. Pauvres agriculteurs ont on ruine les champs….Je comprends et je suis favorable a un durcissement envers ces gens, pourquoi dois je payer pour eux ? Pourquoi les citoyens doivent donner leur terrains pour ces gitans, sans quoi ils se font insulter et gresser physiquement ? Vécu."

Premièrement, je côtoie les voyageurs depuis des années j’étais marié avec l’une d’elles, je n’ai jamais vu un terrain de nomades monter au milieu d’un champ, cela me fait hurler de rire cela dénote bien d’une certaine bêtise de ta part. Deuxièmement, pourquoi devrais tu payer pour ces gens ? Eh bien je te retourne la question, tu est une femme peut être a tu des enfants ou peut-être en aura tu un jour, pourquoi devrais -je payer des impôts pour que tu puisse toucher des allocations familiales et des aides ? c’est vrai, si je prends ton principe ce ne sera pas moi qui te l’auras fait se mômes, alors pourquoi devrais -je payer ? Tu dit être fait agresser et insulter, effectivement cela m’étonne peut ! Vu les propos que tu tiens, je crois que je réagirait comme les gens qui t’ ont agresser. Personnellement je suis un Gadjo j’ai été marier avec une voyageuse, durant les années de mariage je suis rentrée sur d’innombrables terrains de voyageurs et j’ai toujours été bien reçu et respecter. Même maintenant que je ne suis plus marier avec cette femme, je suis toujours accueillis à bras ouverts chez eux, mon ex belle-mère me considère et m’a même dit que pour elle j’étais comme son fils, par contre sa propre fille a été rogné de sa famille et est considéré comme une loumeni (les voyageurs comprendront ce mot). Je peux partir de chez moi à cet heure même est arrivé chez eux en pleine nuit, je sais qu’il y aura toujours une place dans une caravane pour moi pour pouvoir dormir ou une assiette mise sur la table au moment de ma venue. Combien de sédentaires peuvent se vanter de faire la même chose ?

Maintenant je voudrais citer Fred :

"fred | 7 juillet 2006 | La misere humaine est immense, certe mais la loi est la loi.Scier une rembarde d’autoroute, ou occuper une aire de façon arbitraire est interdit et m’enverrais directement en prison. Ils sont en France et doivent respecter la loi, et se conformer à la façon de vivre des français. Leur attitude provoque le racisme. " Effectivement, la misère humaine peut être immense chez certains voyageurs, est effectivement la loi et la loi, donc en l’occurrence la loi n’exonère pas les sédentaires de la respecter, les communes de plus de 5000 habitants doivent mettre des terrains d’accueil à disposition, mais voilà beaucoup s’y refuse. Alors ne venez me parler de loi à ce sujet la ! Effectivement ils sont aussi en France, mais malgré ce que tu semblent penser beaucoup d’entre sont français et cela depuis plusieurs siècles ; Maintenant je voudrais reprendre les propos de Jean :

| 4 avril 2007 | Salut j’suis un Gadjo moi. J’ai vu une émission à la télé qui s’appelle ’C dans l’air’ sur les Rroms Gitans et autres gens du voyage, il a été démontré de manière évidente que ces gens sont des voleurs des proxénètes et des trafiquants en tout genre, tellement que ca a été démontré … que je ne regarde plus la télé. Depuis je me suis renseigné, putain pourquoi j’suis pas né Gitan, elle est naze cette société de bourgeois, y’a trop d’abrutis, c’est la télé c’est pas bon, c’est à cause les ondes ça doit etre pour ça. jean.sindiproject@wanadoo.fr

Effectivement, j’ai vu des extraits de cette émission « C dans l’air », c’est tellement dans l’air que ce qu’ils raconte c’est du vent ! Il serait bon de signaler que les propres étaient tellement scandaleux, infâmes et et diffamatoires qu’il y a eu plusieurs associations qui les ont assigné en justice. Mais que voulez-vous, puisque le sacro-saint tube cathodique leurs a mis cela sous les yeux cela ne peut être évidemment que vrai, la religion cathodique quelle merveille pour l’habrutissement du peuple ! Et nos très cher chaînes que cherche-t-elle ? L’audimat bien sûr, plus l’audimat est élevé, plus la minute de pub se paye cher pour les annonceurs, donc, autant trouvé des sujets qui attire l’oeil du spectateur et qu’importe si ceci son faux, amplifiée ou détourné, il faut bien trouver de l’argent pour payer tout ce petit monde qui gravitent derrière votre tube cathodique, journalistes, cameramans, attaché de direction, pdg ect…

C’est l’printemps, on demande les gitans
| 5 avril 2007 |
Le Gadjo encore … ceci pour répondre à ce que j’ai lu en dessous. S’il y avait des aires d’accueil correctes pour les gens du voyage, avec des poubelles notamment, ca serait pas dégueulasse là ou ils sont passés. Et puis halte à l’hypocrisie, ca va ou toutes ces poubelles que l’on jette ? Et les produits chimiques qu’on balance dans les toilettes ca va ou ? Tout est fait pour éloigner de notre regard nos propres déchets, c’est trop facile, et ça déborde dans les décharges. Les aires d’accueil par ailleurs c’est payant, y’a des loyers à payer, c’est pas gratis, alors pourquoi on les fait pas ? Pour les vols, bon ’faut pas etre naif c’est vrai ca existe, mais est ce que c’est normal qu’un paysan tue un gamin à la chevrotine au prétexte qu’il a volé un pigeon dans la vollière pour donner à manger à sa famille qui crève la dalle ? Car il y en a qui crèvent la dalle, à force de les mettre en dehors du système. S’il y avait plus de communication il y aurait moins de vols. Si on laissait ces gens travailler sans les chasser de partout il n’y aurait pas besoin de voler, car ils savent travailler, récupération, travaux saisonniers, réparations, pleins de métiers fort utiles et plein d’avenir. Un peu plus d’intelligence ca ferait du bien. Le paysan son champs il ne serait pas dévasté si on coopérait. En plus il trouverait la main d’oeuvre dont il a besoin. Tout ca est un vaste malentendu et c’est bien domage, après on se demande pourquoi on est en crise économique. C’est la bêtise la peur et l’ignorance qui nous perdent. Voila, troisième message je pense m’arreter là, trois c’est un bon chiffre. C’est l’printemps, on vire du gitan
| 5 avril 2007 |
J’suis un Gadjo moi, et j’essaie de ne pas me faire berner par la télé et par ce qu’on dit, alors je me renseigne. Il y a quelques mois je ne connaissais aucun Gitan, aucun Manouche aucun Kalderash ni aucun Rrom ni à peu près rien à ce propos. J’ai fais quelques rencontres depuis, deux fois je suis venu avec un petit cadeau, un CD gravé avec des chansons Hindi, deux fois on m’a donné en retour un cadeau plus beau encore, un bouquin d’Alexandre Romanes (un peuple de promeneurs) et un 2xCD de chansons flamenco. Ca c’est pas du vol, c’est du savoir vivre. Ceux qui ont laissé des messages fascisants sur ce site devraient bien réfléchir, un jour vous en viendrez a dénoncer votre voisin, puis vos parents et au final quand ce sera votre tour il n’y aura personne pour venir vous defendre, c’est comme ca que ca se passe. Ce jour la vous comprendrez que vous vous etes fait berner, mais il sera trop tard. Un bon conseil, éteignez la télé, sortez, lisez le journal, le vrai hein pas ’Métro’ mais plutot ’Le monde’ pour donner un exemple, renseignez vous, cherchez sur le net ce qui se rapporte aux gens du voyage, Sinti Kalderash Yenish Rroms Gitans Tsiganes etc … , par Google c’est très facile, après tout ca vous pourrez commencer à vous faire une vraie opinion, la votre, pas celle qu’on vous injecte dans le cerveau. On est des etres humains ou des machines ? On est des etres libres ou des esclaves ? Choisi ton camps camarade. C’est l’printemps, on vire du gitan
| 4 avril 2007 |
Salut j’suis un Gadjo moi. J’ai vu une émission à la télé qui s’appelle ’C dans l’air’ sur les Rroms Gitans et autres gens du voyage, il a été démontré de manière évidente que ces gens sont des voleurs des proxénètes et des trafiquants en tout genre, tellement que ca a été démontré … que je ne regarde plus la télé. Depuis je me suis renseigné, putain pourquoi j’suis pas né Gitan, elle est naze cette société de bourgeois, y’a trop d’abrutis, c’est la télé c’est pas bon, c’est à cause les ondes ça doit etre pour ça. jean.sindiproject@wanadoo.fr C’est l’printemps, on garde les gitans
| 27 mars 2007 |
sale paysan !!!moi jen sui une gitanne va zi vien nous viré..De toue fason chez nous les paysan ses tous les meme.D ke vs voayé d gitan ou des manouche… vous ,vous agriper a votre sac..Aprené a connaitre notr vie é apré vous pourer parlé.On né fiere de se con net fiere de vivre en caravane VIVE LES GITAN !!!! C’est l’printemps, on vire du gitan
| 16 novembre 2006 |

Des siècles d’exclusions La migration des Tsiganes s’est étalée sur plusieurs centaines d’années avant leur arrivée en Europe. Depuis, leur histoire est marquée par une politique de discrimination et d’exclusion de la part des pays qu’ils ont traversés. La France 1504 : Louis XII bannit les Tsiganes et les déclare interdits de séjour. 1510 : En cas de non-obéissance, les fautifs seront pendus. 1647 : Le seul fait d’être Il Bohémien « rend passible de galères. Début XIXe : Un magistrat de Strasbourg écrit : »Je n’ai aucune dénonciation pour délits contre ces individus, mais leur position est telle qu’ils devraient être nécessairement tentés d’en commettre, si l’occasion s’en fût présentée… Ils ne peuvent être que dangereux« . 1912 : Instauration pour les Tsiganes du If carnet anthropométrique If, obligatoire dès l’âge de 2 ans. L’Allemagne 1496 : Le Reichtag déclare les Tsiganes traîtres aux pays chrétiens, espions à la solde des Turcs, porteurs de la peste. Ils ne sont plus tolérés sur le territoire et peuvent être tués impunément. 1721 : L’Empereur Charles VI ordonne à nouveau l’extermination des hommes, les enfants et les femmes auront une oreille coupée. 1725 : Frédéric Guillaume 1er condamne à la pendaison tout Tsigane de plus de 18 ans surpris sur le territoire prussien, sans distinction de sexe. 1899 : Création du Bureau d’information sur les Tsiganes, à la direction de la Sûreté. 1938 : Parution de deux circulaires, l’une concernant les » asociaux Il, et l’autre la « lutte contre le fléau tsigane ». L’Italie Entre 1506 et 1785 : 147 bans sont prononcés contre les Tsiganes. 1692 : Un texte arrête que les galériens condamnés à 10 ans maximum peuvent être libérés à condition de se mettre à la chasse aux Tsiganes La Roumanie A partir du XIVe siècle et pendant cinq siècles : les Tsiganes sont esclaves de l’Etat, du clergé et des seigneurs. L’Espagne Fin du XVe siècle : Obligation pour les Tsiganes de trouver un métier et un maître, interdiction de voyager en groupe. 1783 : Charles Il donne 90 jours pour « que tous les vagabonds de telle sorte ou d’autre sorte se fixent et abandonnent le vêtement, la langue et les habitudes des dénommés Gitans ». La Suisse 1926-1973 : L’organisation philanthropique « Pro Juventute » retire les enfants tsiganes et voyageurs de leurs familles et les enferme dans des institutions avant de les placer ou de les faire adopter sans décision de justice. Les Pays-Bas, les pays scandinaves XVllème siècle et début XVlllème : Des chasses aux Tsiganes sont organisées (« Heidenjachten » : « chasse aux païens »). La deuxième guerre mondiale 1939-1940 : D’abord assignés à résidence, les Tsiganes sont ensuite déportés en Pologne. 1941 : Dans les régions occupées par l’armée allemande, les Tsiganes sont assassinés. 1942-1943 : Tsiganes et métis sont internés notamment dans les camps de Auschwitz-Birkenau, Dachau

Leur extermination dans les pays occupés par les allemands est quasi complète. Certaines estimations indiquent que 500 000 Tsiganes ont été exterminés sous le régime nazi. La deuxième moitié du XXe siècle La prise en compte des Tsig’anes se caractérise par une volonté d’assimilation d’une population considérée comme marginale et posant des problèmes sociaux. La réglementation est de plus en plus draconienne en ce qui concerne les déplacements, l’arrêt et le stationnement des nomades, le statut des personnes, l’exercice des activités ambulantes et artisanales, les activités de récupération,etc. Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour qu’avec la loi Besson de 1990, l’Etat reconnaisse aux gens du voyage une situation de fait : cette loi pose le principe de la liberté constitutionelle d’aller et venir et l’aspiration de cette population à pouvoir stationner dans des conditions décentes…

romuald.bory@hotmail.fr romuald.b@orange.fr

le respect cela se mérite et au regard de l’histoire vous vous trouver encore loin de le mériter de la part des voyageurs !

C’est l’printemps, on vire du gitan
Romuald Bory | 16 novembre 2006 |

decidement nous somme sur un journal de la critique sociale et j’y retrouve dans les réactions des lecteurs plutot des réactions populistes et limites éxtreme droite ! cela me fait penser a passage du film les valseuses lorsque Depardieu ce retrouve face a un bon prolo a sa fenetre avec le fusil a la main la réplique de Depardieu est la suivante « y pas de doute on est bien en France » la connerie serait tel hériditaire ? ce film a plus de 20 ans et nous en somme toujours au méme stade et cet réplique sonne toujours aussi juste .

Romuald Bory

C’est l’printemps, on vire du gitan
aurélie | 29 octobre 2006 |
Il faut bien virer ces gens irrespectueux des lois qui détruisent le bien privé pour faire leur petite vie et ne payent quasiment rien en retour. Pauvres agriculteurs ont on ruine les champs….Je comprends et je suis favorable a un durcissement envers ces gens, pourquoi dois je payer pour eux ? Pourquoi les citoyens doivent donner leur terrains pour ces gitans, sans quoi ils se font insulter et gresser physiquement ? Vécu. C’est l’printemps, on vire du gitan
Fl3 | 15 septembre 2006 |

Il faut aussi dire que c’est normal que certains se font virer et qu’on ne leur fasse, a force de prendre les sédentaire pour des cons. Les gitan il casent les poteaux pour se garer, peter les salles de distribution d’electricité pour se servir sans payer… Faut pas déconer, je veu bien les accepter, je n’ai rien contre personne mais alors qu’ils foutent pas la merde, et quan dil partent qu’ils laissent pas le bordel.

je retrouverais les statistiques d’un super U d’un village en Alsace, quand les gitan passent le quotat de vol en magasin triple…

Apres ils s’etonne de se faire virer

PS : les terrains quand les maire les font les gens du voyages ne viennent pas dessus…

C’est l’printemps, on vire du gitan
Romuald | 12 août 2006 |

Personnellement, je suis un sédentaire marié avec une femme Manouche, effectivement les voyageurs sont contraints par les pouvoirs publics à se mettre hors la loi étant donné que ceux-ci ne leur mettent pas à disposition les terrains auxquel ils sont droits (loi Besson). Dès lors, étant donné que ces personnes non aucun moyen d’avoir un stationnement digne de ce nom ils sont bien contraints par les pouvoirs publics à stationner sur des airs improvisés, sans eau, ni électricité. Lorsque des communes le leurs fournissent des terrains désignés, ceux-ci sont bien souvent un salubre, placés en bordure d’autoroute, à côté d’une décharge, le long d’une voie ferrée, à la moindre averse ils se retrouvent à patauger dans une gadoue infâme, j’en passe et des meilleurs. La loi est la loi, mais elle ne s’applique pas de la même manière pour tout le monde, la preuve en est. Les débordements policiers envers les voyageurs est beaucoup trop souvent fréquent, j’en ai été à maintes reprises témoin étant donné que je suis marié avec une voyageuse. Un contrôle de police peut commencer de façon tout à fait courtoise lorsque je présente ma carte d’identité, est très vite dégénéré lorsque mon épouse présente un carnet de circulation. Alors, Fred avant de porter une opinion je te conseiller vivement de passer ne serait-ce qu’un mois avec des voyageurs, et de vivre au quotidien les discriminations, les humiliations… Dont ils sont victimes et peut-être qu’après tu auras une autre opinion. Que dire encore, du délit de sale gueule. Mon beau-frère à effectuer un nombre incalculable de garde à vue injustifiée, effectivement des qu’un délit est commis et qu’il y a des gitans ou manouches à proximité, cela ne peut bien évidemment être qu’eux qui l’ont commis. Quand aux propos tenus par un homme politique des Bouches-du-Rhône, je cite : « on peut se demander, comment font ces gens pour se payer de grosses voitures, et de belles caravanes » la réponse je vais le lui donner, il ne faut pas aller chercher très loin. Ces gens travaillent, il ne faut pas aller chercher plus loin, ils font de l’ élagage, du ramonage, les marchés, il travaille aussi dans les cirques… Comme dit mon beau-frère lorsque je la traite de voleurs de poules en rigolant : « Bah, tu sais depuis qu’il y a eu la grippe aviaire que je me suis reconverti ».

Aller brave gens, n’ayez plus peur des manouches et des gitans vos maires sont là pour votre tranquillité, et ils se chargent de faire de leurs communes des zones de non-droit.

Mr Romuald Bory romuald.b@orange.fr romuald.bory@hotmail.fr

C’est l’printemps, on vire du gitan
fred | 7 juillet 2006 |
La misere humaine est immense, certe mais la loi est la loi.Scier une rembarde d’autoroute, ou occuper une aire de façon arbitraire est interdit et m’enverrais directement en prison. Ils sont en France et doivent respecter la loi, et se conformer à la façon de vivre des français. Leur attitude provoque le racisme.
 

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