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CQFD N°043


TOUT DOIT DISPARAÎTRE

2007, ANNÉE DU CLÉBARD

Mis à jour le :15 mars 2007. Auteur : Arthur.


Dernier sondage début mars : les Français sont heureux à 87 %. Normal : le spectacle des élections s’annonce divertissant. Dans le monde tel qu’il est, la conduite de la République française s’apparente à la fonction du caniche aboyant au passage des malandrins pendant que ses maîtres rotent le champagne sur le pont du yacht amarré sur le quai de Nice. Remarquez, ce sont de bons maîtres puisqu’ils le nourrissent en croquettes : discours à l’ONU, strapontin à Davos, pipi-caca à l’OMC. Mais c’est pas cette sale bête qui va nous dire où aller en villégiature, non mais, couché ! Examinons les clebs en présence :

SARKO : pitbull croisé avec un méchant american terrier. Pas très fin mais fiable au mordant. Ne lâche pas sa proie. À éviter dans les familles : ne fait pas la différence entre les enfants de la maison et les racailles de banlieue. À enfermer sur son grand balcon de cocu à Neuilly.

SÉGO : beau bichon frisé pour salons automobiles. Bien élevé, il fera ses besoins dehors. Mais son manque de voix ne lui permet pas de tenir en respect une horde de vieux éléphants rancuniers. Présentera bien dans les réunions européennes s’il tient à distance les bergers allemand, belge ou danois qui lorgneront ses fesses.

LE PEN : rottweiler édenté, il est encore capable d’éloigner le bougnoule qui sonne à la porte. Plus près de Groucho Marx que de Karl, cet ancien molosse ne distrait plus personne. Ses dents en or l’empêchent de briguer un rôle de défenseur des prolos. Mais gaffe à sa progéniture !

BAYROU : berger des Pyrénées aux oreilles surdimensionnées et totalement dépourvu de flair. Quand on le siffle à gauche, il se précipite à droite en se croyant au milieu. Aussi intelligent que Rantanplan, il fera un bon gardien au supermarché du coin.

VOYNET : ce bruno du Jura a la mauvaise habitude de se rabattre sur les oeufs pondus par les autres en se prenant pour l’inventeur du fil à couper le beurre. Mauvais caractère, ce chien de chasse bredouille oublie de chasser en meute pour ramener sa fraise en éloignant le chaland.

BUFFET : ce griffon roux de banlieue a fait le vide dans son entourage en prétendant becter tout seul dans la gamelle commune des nonistes. Résultat : le bide. Ne fait même plus peur aux mémés des Yvelines.

DE VILLIERS : ce basset vendéen se prend pour un chien de race tricolore pour banquets d’anciens combattants alors que son jappement ne porte pas plus que loin que la clôture de son champ. Bouffé tout cru par le rottweiler, il ne lui reste plus qu’à couiner dans sa niche.

BOVÉ : la voix de ce saint-bernard patelin attaché à ses OGM ne dépasse guère le causse du Larzac mais une reconversion en Astérix sans potion lui est acquise.

BESANCENOT-LAGUILLIER : deux roquets qui n’ont pas réussi à se séparer de leur assiette de Canigou trotskiste et se regardent en chiens de faïence en aboyant toujours les mêmes couplets datant de Berthe Sylva.

Ce salon cynophile, on le voit, ne gênera pas la régate niçoise puisque tous ces nobles représentants de la race canine seront fermement tenus en laisse par les fonds de pension de la veuve de Miami, les placements des truands russes et le dumping chinois… Pendant cet entracte, les choses sérieuses continuent : cyclones à la Réunion, inondations en Indonésie, sécheresse en Australie et bientôt en France, enfants obèses gavés de merde dans tous les pays dits développés.

Dernière nouvelle : les abeilles disparaissent. Cet insecte, qui ne pique pas les enfants qui ne l’emmerdent pas, fait du miel, certes, mais il est surtout responsable de la pollinisation des végétaux. Liquidé par l’agrochimie (insecticides) il est le maillon faible mais indispensable de la biodiversité. Qui s’en préoccupe ? Personne. L’avenir de nos enfants s’annonce aussi riant qu’un parking d’hypermarché. Une formule faisait florès jadis : « Pas la peine de tortiller du cul pour chier droit. » Nos sociétés tortillent du cul. Chier droit, c’est changer de civilisation, pas changer la paille de la niche du locataire de l’Élysée.

Article publié dans CQFD n° 43, mars 2006.






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