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Sommaire du N°046
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CQFD N°046



COURRIER DES LECTEURS

Mis à jour le :15 juin 2007. .


Reprends ton train !

Comme tous les dix ans, je suis venu me faire arnaquer dans le sud-est (Aix, Marseille) il y a quelques mois. La mentalité du sud me fait gerber et je suis toujours (agréablement) surpris, à la lecture de votre journal, de savoir qu’à Marseille aussi il y a des gens « biens ». Continuez.

Frank

Profite !

MÊME PUNITION que Mahmoud [voir PROFITEURS DU RMI, CQFD n°44] pour moi ! Fraudeuse, profiteuse, c’est à croire puisque mon RMI vient d’être suspendu. Une simple lettre non recommandée, datée du 3 avril mais mise dans ma boîte aux lettres le 23 de ce même mois, cachet de la poste faisant foi, pour m’annoncer la suppression de mon RMI à partir du mois d’avril. Donc, le 6 mai, date de paiement des RMI, rien ne sera versé sur mon compte bancaire ! Pour faire face, une dizaine de jours ! Et d’abord trouver pourquoi ? Je n’ai toujours pas eu la chanche d’être embauchée par une quelconque entreprise, je n’ai touché aucun héritage, aucun revenu, rien de rien. Chômeuse longue durée, inscrite à l’ANPE depuis quelques années déjà, je pointe régulièrement chaque fin de mois, je fais les petites annonces, je me rends aux convocations de ladite ANPE. Alors ? Après une course à l’info, le mystère s’éclaircit. Suis-je donc bébête ! Moi qui croyais, comme on me l’avait dit, que le contrat PAP ou PAE signé avec l’ANPE faisait office de contrat d’insertion. Que nenni ! Les circuits de connexion entre CG et ANPE semblent grippés. Mais voyons madame, vous avez dû mal comprendre,l’ANPE c’est pour les salariés et ceux qui recherchent un emploi, l’insertion c’est autre chose et le contrat d’insertion, c’est obligatoire pour toucher le RMI ! Bon j’ai trouvé où était la faute, ma faute. Je n’ai pas de travail, mea culpa, et en plus je n’ai pas signé de nouveau contrat d’insertion depuis les six derniers mois, vade retro satanas, je n’ai à m’en prendre qu’à moi-même, me diton. Un peu sonnée, je me mets à culpabiliser. Forcément, avec une fille à charge et seule pour l’élever, je suis inconsciente, voire inconséquente. Pour une fraudeuse en puissance, je manque d’envergure. Me faire repérer comme ça, si facilement. Mais je persiste, je téléphone partout, maison de la solidarité, pôle d’insertion, ANPE… je cours par monts et par vaux, à pied, je n’ai pas encore eu le culot de demander la gratuité des transports. On est désolé pour moi malgré tout, mais il faut être patiente, refaire le dossier, attendre la prochaine commission dont on ne connaît pas encore la date… et pour une aide d’urgence ? Vous savez madame avec tous les ponts du joli mois de mai ! L’administration va faire au plus vite mais… Hélas, l’estomac de ma fille ne fait pas le pont, lui. Pour mon nouveau job de profiteuse, j’ai encore beaucoup à apprendre. Une petite formation peut-être ? Je pourrais le demander dans mon contrat d’insertion comme projet professionnel ! Au bout du compte, aujourd’hui 31 mai, pas un euro dans mon escarcelle et un vague espoir de nouvelles (bonnes ou mauvaises) après le 8 juin. En attendant, débrouille-toi ma fille. J’ai pourtant aidé le CG, dans ses statistiques pour la baisse des Rmistes ! Vous n’êtes pas d’accord ! Ça mériterait un petit profit, non !

Sophie D.

C’est pour le ménage

Je me décide à m’abonner mais je prends du plaisir à demander le CQFD chez les libraires qui font semblant de ne pas comprendre et qui finissent par le trouver derrière et encore derrière des revues plus intéressantes… J’aime bien refaire le rangement dans les kiosques.

Christian T.

Voleurs de curés !

Je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce que j’ai fait du dernier numéro du journal ni du courrier de réabonnement, s’il y avait. À ma décharge, j’ai passé trois mois à me battre contre le syndicat religieux du diocèse de Montauban. Entre autres choses, comme je vis seule et vais sur mes soixante-dix ans, ils n’ont pas eu honte de m’envoyer un commando de quatre hommes couper des arbres chez moi, les débiter et emporter le bois. Et quand, bien sûr, je leur ai exprimé mon désaccord, ils m’ont traitée d’emmerdeuse !

Geneviève G.

Article publié dans CQFD n° 46, juin 2007.






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