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CQFD N°047


A LA RAME

SERVITUDE MAXIMALE

Mis à jour le :16 juillet 2007. Auteur : Gilles Lucas.


« Encore une grève ! » Colère sur les quais. « Saloperie de patrons ! Ils nous prennent en otages. Ils pourraient accepter ce que demandent les salariés, avec les dividendes qu’ils empochent ! », râle un voyageur. « Qui fait tourner la boîte ? Les travailleurs. Eux au moins ne se laissent pas faire ! », ajoute un autre. Un excité propose même d’aller demander des comptes à l’administration… Stop ! Retour sur terre : une nouvelle loi veut obliger le salarié à se déclarer gréviste quarante-huit heures avant le conflit sous peine de sanction disciplinaire, la consultation du personnel à bulletin secret après huit jours de grève et la mise en place d’un service minimum… « Que chacun puisse aller à son travail et en revenir », ont fait dire à Sarkozy ses conseillers en com’. Pourtant, selon une étude du ministère du Travail publiée début juillet, le secteur des transports ne représente que 6,7 % des grèves [1]. La combine est limpide. Le quidam qui gémit le refrain de ses maîtres devant les caméras dès que les trains ne roulent plus devrait se réjouir une bonne fois : il n’aura bientôt plus que le droit de la fermer à son boulot. Avec la compassion du requin devant sa proie, on commence par les transports avant de généraliser les sanctions à tout salarié osant la ramener. Cette même étude du ministère précise que, tous secteurs confondus, la plupart des grèves ont été motivées par des questions d’argent et… de solidarité. Non seulement le salarié est vénal, mais en plus il lui arrive de penser aux autres ! Un archaïsme avec lequel il convient de rompre au plus tôt.

Publié dans CQFD n°47, juillet 2007.


[1] 22,8 % dans l’industrie énergétiques, 15,3 % dans l’industrie automobile, 10,6 % dans le secteur des activités financières (sources DARES - Premières synthèses d’informations - Juillet 2007 n°28.1)





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