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Sommaire du N°047
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CQFD N°047



LES BREVES DU NUMERO 47

Mis à jour le :16 juillet 2007. .

Pour le p… laisir

« Évidemment, le Moyen-Orient […] est un important fournisseur d’énergie, de pétrole en particulier, pour le reste du monde », a reconnu le 5 juillet le ministre de la Défense australien, Brendan Nelson, pour justifier l’engagement de son pays en Irak. Explication à l’emporte-pièce aussitôt démentie, avec une légère insistance, par John Howard, son Premier ministre : « Nous ne sommes pas là à cause du pétrole et nous n’y sommes pas allés à cause du pétrole. Nous n’y restons pas à cause du pétrole. » Cet âne de Brendan aurait mieux fait de lire les éditoriaux du subtil Philippe Val sur l’antagonisme de « deux conceptions du monde, l’une démocratique, l’autre totalitaire » (Charlie Hebdo, 16/08/06), au lieu d’étaler sa vision simpliste d’un monde devenu si complexe.


Envolée en sursis

19 décembre 2006 : suite à la plainte en diffamation de l’administration pénitentiaire contre le journal anti-carcéral L’Envolée, quatre détenus exposaient devant le TGI de Beauvais ce qu’ils subissent dans les geôles de la République. Opérations coup de poing des ERIS, comportements violents et racistes des gardiens, placement en quartier disciplinaire de détenus malades et autres brimades. En apparence convaincue, la Cour a quand même condamné le journal à une amende de 3 500 euros avec sursis, considérant que la diffamation « était constituée dans [la] forme et par les mots employés » et se défaussant ainsi : « La faiblesse de la peine la rend symbolique car vous avez décrit maladroitement une situation bien réelle. » Une question de forme ? Sachant que ce sursis risque de tomber dès les prochains procès (déjà annoncés), L’Envolée a fait appel. Le désir déchaîne « Il faut en finir avec les attitudes outrées et rechercher un équilibre, difficile à trouver, je le reconnais, entre le caractère insatiable du désir de certains mineurs et les bienfaits d’une loi qui interdit », expliquait récemment Rachida Dati aux lecteurs de Libération. « Il faut […] en finir avec l’angélisme qui inspire trop souvent le discours dominant [sic] sur la délinquance des mineurs. » Dans la même tribune, la dame-alibi de Sarkozy se laissait même aller à philosopher sans rire : c’est parce qu’ils sont des individus libres, donc responsables de leurs actes, que les mineurs doivent être enchristés s’ils laissent parler leur « insatiable désir ». « Le bonheur si je veux », dit le Club Méd. Mais si t’es libre, je t’enferme, répond l’écho.


Pour le p… laisir

« Évidemment, le Moyen-Orient […] est un important fournisseur d’énergie, de pétrole en particulier, pour le reste du monde », a reconnu le 5 juillet le ministre de la Défense australien, Brendan Nelson, pour justifier l’engagement de son pays en Irak. Explication à l’emporte-pièce aussitôt démentie, avec une légère insistance, par John Howard, son Premier ministre : « Nous ne sommes pas là à cause du pétrole et nous n’y sommes pas allés à cause du pétrole. Nous n’y restons pas à cause du pétrole. » Cet âne de Brendan aurait mieux fait de lire les éditoriaux du subtil Philippe Val sur l’antagonisme de « deux conceptions du monde, l’une démocratique, l’autre totalitaire » (Charlie Hebdo, 16/08/06), au lieu d’étaler sa vision simpliste d’un monde devenu si complexe.


Envolée en sursis

19 décembre 2006 : suite à la plainte en diffamation de l’administration pénitentiaire contre le journal anti-carcéral L’Envolée, quatre détenus exposaient devant le TGI de Beauvais ce qu’ils subissent dans les geôles de la République. Opérations coup de poing des ERIS, comportements violents et racistes des gardiens, placement en quartier disciplinaire de détenus malades et autres brimades. En apparence convaincue, la Cour a quand même condamné le journal à une amende de 3 500 euros avec sursis, considérant que la diffamation « était constituée dans [la] forme et par les mots employés » et se défaussant ainsi : « La faiblesse de la peine la rend symbolique car vous avez décrit maladroitement une situation bien réelle. » Une question de forme ? Sachant que ce sursis risque de tomber dès les prochains procès (déjà annoncés), L’Envolée a fait appel. Le désir déchaîne « Il faut en finir avec les attitudes outrées et rechercher un équilibre, difficile à trouver, je le reconnais, entre le caractère insatiable du désir de certains mineurs et les bienfaits d’une loi qui interdit », expliquait récemment Rachida Dati aux lecteurs de Libération. « Il faut […] en finir avec l’angélisme qui inspire trop souvent le discours dominant [sic] sur la délinquance des mineurs. » Dans la même tribune, la dame-alibi de Sarkozy se laissait même aller à philosopher sans rire : c’est parce qu’ils sont des individus libres, donc responsables de leurs actes, que les mineurs doivent être enchristés s’ils laissent parler leur « insatiable désir ». « Le bonheur si je veux », dit le Club Méd. Mais si t’es libre, je t’enferme, répond l’écho.


Salopes

Patrick Devedjian. Xavier Raufer. Ces ex-membres d’Occident, groupuscule de droite extrême, émargent aujourd’hui dans les hautes sphères du pouvoir démocratique. Ces temps-ci, ils ont le vent en poupe. C’est comme un retour de jeunesse, avec le confort et la sécurité en plus. Pendant que le premier administre des « salope » avant de bégayer des excuses, le second éructe avec entrain sur le plateau de « Ce soir ou jamais » (France 3). Cherchant à désarçonner Roger Knobelspiess, qui critique le système carcéral en connaissance de cause, il postillonne : « Ce n’est pas parce qu’on a eu la syphilis qu’on peut s’improviser vénérologue ! » Sauf si on s’appelle Raufer et qu’on a fait du vomissement de ses propres miasmes un fonds de commerce.


Agrolifting

5 juillet, Berre (13), au cœur des serres : pendant que les bulldozers détruisent caravanes et cabanes du Gourbi (voir CQFD n°29), quatre gendarmes regardent ailleurs. Cette fois, pas de déploiement de troupe, pas de chiens, pas de chasse au clandestin. Une camionnette de la Croix-Rouge attend pour emporter la quinzaine de saisonniers tunisiens relogés dans les foyers Adoma (ex-Sonacotra). Les autres attendront. Les « maisons » des partants sont rasées pour éviter la prolifération. Quant aux sans-papiers vivant ici - une cinquantaine -, ils se sont faits discrets. « Ils n’ont pas vocation à être relogés », a déclaré le sous-préfet. Demain, ils retourneront bosser dans des conditions de quasi-esclavage, contribuant ainsi à la compétitivité de l’agriculture intensive locale. L’habitat insalubre est un atout de plus pour réduire les coûts. À condition qu’il soit dispersé et invisible.


Alléluia !

« Le féminisme encourage les femmes à quitter leurs maris, tuer leurs enfants, pratiquer la sorcellerie, détruire le capitalisme et devenir lesbiennes. » Ainsi haranguait le bon peuple américain, en 1992, un certain Pat Robertson, télévangéliste néo-con. Voilà qui ouvre l’appétit et donne même carrément envie. Touchés par la bonne parole, tous les velus de CQFD viennent de se convertir en gouines irréductibles. Les autres ont quitté leur mari et dévoré leur progéniture depuis longtemps. La suite du programme est en bonne voie.

Publié dans CQFD n°47, juillet 2007.






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