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CQFD N°048


TOUT DOIT DISPARAÎTRE

NON AUX SARK-OGM !

Mis à jour le :15 septembre 2007. Auteur : Arthur.


NOTRE GRAND LEADER bien-aimé Sarkozy a entrepris une oeuvre de salubrité publique qu’il faut louer jour et nuit, de l’aube au crépuscule : la modification génétique des socialistes. Ces OGM politiques, de Kouchner à Rocard en passant par Lang et Besson, vont en effet garantir la pérennité du champ politique et promettre de futures moissons électorales prodigieuses. Examinons ces belles plantes.

Le Rocard, herbe folle urticante, avait été ravagée par l’insecte Mitterrand et n’était plus cultivée que dans de maigres carrés de jardins parisiens. La France devait se passer de ses analyses fulgurantes, entre Jarry et Darry Cowl et nous pensions tous que ce végétal était condamné à s’étioler et à disparaître comme la moralité d’un patron du Medef. Heureusement Sarko vint et relança la production du Rocard, faute sans doute de pouvoir apprécier celle de son cousin, le Ricard. Ne ratez pas les prochaines récoltes : le Rocard est fragile de la tête et son élocution demande un grand effort acoustique.

Le Kouchner, ancien mao proche de July et Glucksmann, se morfondait depuis longtemps dans le boudoir de son épouse Christine Ockrent, la journaliste de « ménages » bien connue qui anime les séminaires de Médecins sans frontières pour la modique somme d’un SMIC annuel de toubib provincial. Se passer de Kouchner était donc scandaleux. De plus, ce beau soixante-huitard conservé dans l’eau du Luberon, bronzé comme un sex-symbol de sitcom, attendait vainement que les socialistes, ses amis, ses frères, veuillent bien lui confier un ministère. On se souvient de ses voyages en Somalie, un sac de riz à l’épaule, qui prouvaient que cette denrée de base était arrivée à dos d’âne dans ce pays affamé. Candidat à la direction sanitaire de la FAO, Kouchner avait été recalé par sa méconnaissance de l’anglais dont il ne connaissait que « How much ? In dollars, of course !  » En lui offrant le Quai d’Orsay, Sarko lui assure une digne retraite de crétin international.

Le Lang, belle fleur de pavé parisien, était aussi menacé que les vespasiennes de la capitale, édicules remplacés par les sanisettes Decaux. On ignore, à l’heure où nous bouclons, quel rôle Sarkozy lui réserve dans quelle commission de quelle autorité morale. Peu importe : la présence de Lang dans les équipes de notre Conducator adoré se suffit à elle-même. Lang sur le yacht de Bolloré ? Pourquoi pas ! L’appel au Lang prouve que l’ouverture en direction du show-biz à paillettes est une réalité et cloue le bec aux contempteurs de la gay pride. Car le Lang est aimé des jeunes qui pourraient être ses petits-fils. Pour quelle raison ? Des archéologues travaillent sur la question et devraient donner leur réponse dans quelques décennies.

Le Besson est une mauvaise herbe très répandue à Donzère (où il était député-maire) en raison de la répugnance des cantonniers à éradiquer les talus des centrales nucléaires du coin. Le Besson a sans doute été contaminé par les retombées radioactives de Pierrelatte et victime d’un retournement d’estomac. Lui qui bossait sur le programme économique du PS a trahi son camp à une vitesse supérieure au coup droit de Federer. Quel rôle a joué la cruelle Ségo dans ce changement de pré ? L’histoire le dira. Le refus d’aller danser le tango au Baobab, à Rodez, à l’issue d’un meeting ? Un coup bas de Hollande, le jules de la belle, qui s’apprêtait, lui aussi à changer d’alpage ? La profusion des admirateurs de Ségo qui l’empêchaient de porter sa traîne ? Le trou de mémoire de Ségo affirmant « Qui connaît M. Besson ?  » en le confondant avec l’épicier du coin ouvert jusqu’à minuit ? Nous le saurons bien un jour, à l’aube ou au crépuscule.

En attendant, saluons notre génial petit père des peuples : son recyclage des déchets végétaux socialistes augure bien du succès du Gredin de l’environnement que le monde entier attend. Sarko a prouvé ce que chaque prolo savait in petto : par ici la bonne soupe ! À gauche un jour, à droite le lendemain, peu importe. Quand l’appétit va, tout va !

Article publié dans CQFD n° 48, septembre 2007.






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