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CQFD N°048


CARTE POSTALE

LE CRI DU COLPO

Mis à jour le :15 septembre 2007. Auteur : Christophe Goby.


VENDRE CQFD en été, c’est le pied ! Quand il pleut, les gens lisent même la presse alternative. Et les fidèles lecteurs viennent vous dire tout le bonheur que leur procure chaque nouveau numéro. Des critiques aussi, mais tellement peu… Ainsi cette lectrice de Caen qui voyage avec Jolie Môme, ravie de casser du sucre sur La Décroissance, affirmant : « Et puis CQFD, c’est moins cher vu que c’est tous les deux mois !  » Aïe, aïe, que répondre ?… Mes talents de diplomate n’ont pas suffi. Que dire ? Effectivement, on est bien moins cher quand on nous achète un mois sur deux !

En Auvergne, au festival de La Belle Rouge, c’est avec plaisir qu’on a revu l’équipe tourangelle et celle non moins active d’Aurillac. On a même failli se pacser avec Yvon, du Plan B, dont la progéniture se confesse chez nous quand elle ne bouffe pas du pandore en Allemagne. Aux rencontres des chorales révolutionnaires, un Tonio tout enamouré nous a encore félicités pour l’article sur les ordures de Naples et chaque membre de la CNT Toulouse a acheté chacun pour soi un numéro du journal. Le plaisir de l’archive ! Comme on chantait un hymne sur Ouaksaca (dixit Jean Paul, de Rouen) composé par des anars stéphanois, en une minute top chrono tous les hors-série édités avec L’Insomniaque partirent comme des carambars. Un regret : je n’ai rien vendu à la CGT, qui lorgnait pourtant avec envie notre stand, où les jeunes villageois s’arrachaient nos T-shirts pour crâner en ville. L’effigie de Bernard Thibaut se vend plus mal, on dirait.

À Verdun-sur-Garonne, à l’heure où Raymond Barre poussait son dernier râle, un habitant de Cravirola m’a dit sur le ton de la confidence qu’on était « le journal chouchou  », là-bas dans le Minervois. Un Landais monté sur échasses a juré que c’en était bien fini de Charlie et qu’il nous préférait pour se marrer. Certes, les Faucheurs lisent L’Âge de fer, mais c’est quand même CQFD qu’on lit en cachette dans les toilettes ! Voilà. CQFD poursuit son irrésistible ascension, mais les amis, on va pas vous le dire cent fois : « Envoyez les brouzoufs ! » Moi, maintenant, va falloir que je rende l’argent…

Article publié dans CQFD n° 48, septembre 2007.






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