DEPUIS SES PREMIÈRES CARICATURES assassines, Golo a recentré son trait, pour coller au cul de la vérité de l’homme confronté à sa fausse puissance d’androïde aliéné. Depuis Ballades pour un voyou, qu’il avait signé avec Frank (Frank Reichert, auteur et traducteur), il ne pouvait - fatalement ! - qu’arriver à dresser le minutieux Portrait d’un anonyme célèbre, B. Traven (Futuropolis, 2007). Portrait qui pourrait rejoindre celui de beaucoup d’entre nous, pourvu que l’on s’y reconnaisse (voir CQFD n°43). À partir de là, Dieu étant mort, et tout étant donc permis - selon les préceptes pérennes du Vieux de la Montagne -, Golo peut enfin se donner à fond dans la maîtrise d’un sujet qui lui ressemble comme un frère. Un frère pas forcément siamois, mais un frère en aventures, et dans la plus belle de toutes : la fête révolutionnaire.
Article publié dans CQFD n° 48, septembre 2007.