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CQFD N°051


LES « NANTIS » DES RÉGIMES SPÉCIAUX ONT FAIT GRÈVE MALGRÉ LEURS SYNDICATS

RATP : ASSEMBLÉE UNDERGROUND

Mis à jour le :15 décembre 2007. Auteur : Marco Pilori.
- LA BASE VA CHANGER DE MONDE -

LE 20 NOVEMBRE : déjà six jours de piquets et de blocages à la RATP. La grève est très suivie,tandis que chaque jour, la direction et le ministère annoncent le ressac. 90% des conducteurs de bus, de métro, de RER font la nique à ce défaitisme médiatiquement induit. La crainte d’être isolés, mal aimés est réelle. Mais la manif anti-grève du dimanche les a requinqués : ces retraités grincheux, venus des quartiers chic avec caniche et fourrure, ont souligné en creux le caractère populaire du mouvement. Paradoxe ? Ce mardi, jour de la « jonction » avec le service public, plane une odeur de fin de fête : demain mercredi, c’est le début des négos tant désirées par les directions syndicales, CGT en tête. Mais tôt le matin, la plupart des dépôts ont voté la reconduction. D’une bonne dizaine d’entre eux, un noyau dur est parti à l’AG du « secteur ouest », au dessus d’un bar bobo de Ménilmuche.
« La grève, c’est notre affaire. » Une assemblée de « fouteurs de merde », dixit le président de SUD-RATP, Philippe Boutrelle. Il s’agit plutôt d’une ébauche de coordination à la base, afin de mettre la pression sur les directions, contre le « bradage » de la grève. Le mot d’ordre est clair : retrait du projet de réforme. Cent cinquante agents sont présents. Côté tribune, ça sent Lutte Ouvrière à plein nez, on présente le bilan, les perspectives. Côté salle, les zigues des dépôts de bus d’Asnières et de Nanterre, une bonne quarantaine en tout, grondent, coupent la chique aux gentils organisateurs, appellent à l’action. Des lascars de Nanterre racontent le blocage de leur dépôt, l’huissier qui recueille le nom des « meneurs » auprès des gardes-chiourme. Certains se lèvent pour dire qu’ « on n’est pas en octobre 2005 ». Ils déplorent l’immaturité de certaines têtes brûlées des dépôts de banlieue. Même chez ceux qui se veulent les plus radicaux, le périph’ fait frontière et le débat part en sucette.

Publié dans CQFD n°51, décembre 2007.






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