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CQFD N°053


TOUT DOIT DISPARAÎTRE

CHEZ LES CUL-TERREUX

Mis à jour le :15 février 2008. Auteur : Arthur.


SARKO, QUI A L’OEIL, traite de « limande » son ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, sorte de grand dépendeur d’andouilles savoyard aussi insipide qu’incolore. C’est donc pour montrer qu’il en avait que Barnier a autorisé l’utilisation dans les champs du Cruiser, le dernier des tueurs d’abeilles après le Gaucho et le Régent. Il s’agit d’un pesticide-insecticide destiné à protéger le maïs qui a pour effet secondaire –mais pas accessoire– de désorienter les abeilles butineuses, lesquelles, bourrées comme un prolo venant de toucher sa paye, n’arrivent pas à retrouver le chemin de la ruche et crèventde faim dans un fossé ! Bien fait pour ces piqueuses, diront les cons. Oui, mais l’abeille est l’insecte pollinisateur des fleurs et arbres fruitiers, et Einstein disait que, sans les abeilles, l’humanité était condamnée rapidos. Remarque, ça sera pas une grande perte. Donc, plus de fruits et moins de légumes. Pour commencer.

Revenons à Barnier : il a dû entendre parler de-ci de-là du Grenelle de l’Environnement. Mais songez aux terribles gastrites ravageant son intime lorsque la limande s’est avisée que l’écologie lui échappait au profit de Borloo ! La douleur du ministre de l’Agriculture fut terrible et sa vengeance itou. Ah, c’est comme ça ! Eh bien, moi, Barnier, je vais saboter le boulot de Borloo et ravager les campagnes à coups de maïs Monsanto, de produits chimiques et autres défoliants. Il va voir, cet avocaillon rachitique, qu’on n’a pas gardé les Tarentaises ensemble dans les alpages ! Non, mais !
Voilà donc notre preux chevalier noir montant au créneau de l’anti-bio avec l’appui de ses troupes fidèles,les ploucs de la FNSEA. Au départ, au temps de Giono, les paysans étaient de braves gens dont la vocation était de nourrir les citadins quand ils étaient en vie, car ces patriotes naïfs avaient surtout nourri de leur sang les tranchées de 14-18…
Aujourd’hui, ils sont en majorité des représentants des trusts de l’agrochimie, bien orientés par les bureaucrates du ministère (DDA) et les chambres d’agriculture et bien épongés par les traites du Crédit agricole. Le tout est une machine efficace dont le seul but est de produire des aliments pollués tout en rendant imbuvables les eaux de nos rivières et verdâtres nos plages nitratées. Dénoncés par les Bové et autres producteurs bio, ils ont fait semblant d’avoir pigé et inventé « l’agriculture raisonnée ». Pure diversion sémantique. Mais leur seul objectif est d’augmenter sans cesse la production de céréales ou de saucissons pour mériter le titre de « pétroliers verts » du pays. De plus, ces kamikazes inconscients qui « raisonnent » si mal sont les premières victimes de leurs épandages et collectionnent cancers et mutations génétiques.

Pourquoi ce suicide collectif de la nature ? Pour de simples raisons électorales : la « Terre qui ne ment pas » estle réservoir premier des conservateurs chiraquo-lepeno-sarkozystes qui se méfient, crédieu, des citadins bien habillés. Vieux complexe stupide du cultivateur, soi-disant mal cultivé, envers « les gens des villes », pas plus intelligents qu’eux, croyez-moi ! Alors ils préfèrent donner leur voix à la droite libérale qui va leur vendre, via les trusts, la corde avec laquelle ils se pendront. Triste ? Oui, à pleurer. Comment ces bouseux si près de la nature en sont-ils arrivés à voter contre leurs intérêts vitaux ? Sans doute la peur de mettre la charrue à la décharge pour se retrouver vigile ou flic dans la banlieue la plus proche. On les comprend.
Une anecdote amusante pour finir : on a découvert que les chimpanzés africains savaient soigner tout seuls leurs maux d’estomac en choisissant avec soin les plantes salvatrices, sans en référer à la pharmacienne de service ! Des singes, vous vous rendez compte ! Maintenant, prenez un trader breton et son chef de la Société générale, posez-les délicatement dans une forêt du Congo avec un trou de cinq milliards d’euros sur l’estomac. Ils survivront combien de temps ? Voilà ceux qui dirigent le monde : des sous-primates.

Article publié dans CQFD n° 53, février 2008.






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