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CQFD N°053


SOCIAL CINÉ CLUB

AUX CHIOTTES LE PAPE !

Mis à jour le :15 février 2008. Auteur : Anatole Istria.

En mai 1988, Jean-Paul II fait son tour en Amérique latine. Les Toilettes du pape est un film sur les faux espoirs suscités par la sainte visitation pontificale dans un bled uruguayen.

BETO PORTE UNE MOUSTACHE et habite Melo, une petite ville pauvre à trente kilomètres de la frontière entre l’Uruguay et le Brésil. Beto fait partie d’un groupe de contrebandiers à bicyclette qui revendent aux épiciers locaux des produits de première nécessité qu’ils ont achetés moins cher au Brésil. La venue du pape et l’afflux annoncé, martelé même par les médias, de 50000 pèlerins suscitent de nouveaux espoirs chez cette population pauvre. Rien de bien spirituel, mais tous s’imaginent faire la culbute de leur vie en montant des stands pour les bigots. Qui vendra des grillades, qui des chorizos, qui des boissons, qui des médailles pieuses…

Beto, qui travaille du chapeau, a l’idée lumineuse de construire des toilettes payantes en dur pour soulager les très croyantes vessies des fidèles. Mais où trouver les sous pour les parpaings et la cuvette ? S’ensuit une course contre la montre, en vélo, pour rassembler les picaillons qui paieront les études de sa fille. Autant le dire tout de suite, le miracle n’a pas eu lieu. Seuls 8 000 curieux (la population locale) assistent au prêche éclair du souverain pontife. Beto a failli vendre son âme au diable, en l’occurrence Meleyo, le douanier corrompu. Et les 400 stands improvisés ce jour-là restent sur les bras des habitants, leurs dettes aussi…
Le film d’Enrique Fernández et César Charlone est une chronique douce-amère inspirée par une situation réelle. Un joli film social, ni larmoyant ni héroïque, dans lequel l’affection des proches gagne à la fin. Sortie le 19 mars.

Article publié dans CQFD n° 53, février 2008.






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