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CQFD N°054



FACTEURS ET PLIS ÉLECTORAUX : « OBÉISSEZ, POUËT, POUËT ! »

Mis à jour le :15 mars 2008. Auteur : Serge Reynaud.


Le citoyen du centre de Marseille a bien failli ne pas recevoir ses bulletins électoraux. À qui la faute ? Résumé de l’embrouille : en mai 2007 déjà, la Poste avait rogné sur l’enveloppe de quarante-cinq millions d’euros allouée par l’État pour payer le surplus de travail occasionné par la distribution du matériel électoral. Jusque-là,cette tournée extra était payée en heures sup’ aux facteurs volontaires. Mais la Poste en voie de privatisation veut faire du bénef sur l’enveloppe et ne répercute que trente-six millions. Ce qui occasionne des frictions et le refus de collaborer de certains bureaux, dont Colbert, à Marseille. Les plis furent finalement (mal) dispatchés par des intérimaires.
Rebelote en mars 2008 : jeudi 6, à Colbert, la direction bloque le courrier normal pour obliger les facteurs à prendre en charge les plis électoraux en heures normales. Scandalisés, ceux-ci refusent. Le chef de centre annonce alors qu’ils seront considérés comme grévistes, avec retenue sur salaire, mais aussi sur les jours de repos exceptionnels et sur les cotisations retraite. Trois jours sucrés pour avoir voulu distribuer le courrier aux usagers ! Vendredi 7, rebelote. Trois jours perdus à nouveau. Passant outre, les facteurs empoignent les sacs postaux et font le tri de leur tournée. Situation surréaliste, les cadres, les bras croisés, leur ordonnent de ne pas travailler : « De toute façon vous ne serez pas payés ! » Peine perdue. Furax, « le patron » crie : « Je vous demande d’obéir ! Reposez ces sacs ! » Ce à quoi on lui répond en fredonnant : « Je vous demande d’obéir pouët pouët ! » Sûrs de leur bon droit et assez jouasses, les postiers de Colbert attendent les résultats du deuxième tour avec impatience.

Publié dans CQFD n°54, mars 2008.






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