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CQFD N°011


Reportage au pays de l’apartheid scolaire

La Bosnie prépare sa prochaine guerre

Mis à jour le :15 avril 2004. Auteur : Jean-Luc Barjetas, Marie Nennès.

Prévue pour juillet prochain, l’inauguration du Vieux Pont restauré de Mostar est censée symboliser, devant la communauté internationale, la réconciliation des peuples de Bosnie-Herzégovine. Mais, sur place, pas grand monde n’y croit. Huit ans après les accords de Dayton, un nationalisme revanchard maintient à petit feu les braises de la guerre. Et l’apartheid se creuse dans les écoles. Reportage à Stolac, dans le sud de l’Herzégovine.

Autrefois, c’était un bien joli village. Un château médiéval sur la colline, une rivière argentée, ses vieux ponts de pierre et la forêt toute proche… On venait de loin y passer ses vacances, les cinéastes s’en délectaient pour planter leurs décors. À Stolac, les trois principales communautés qui peuplaient ce que l’on appelait la Yougoslavie coexistaient sans problèmes. Mais Stolac fait partie de cette région du sud de la Bosnie qui a subi l’offensive fulgurante des militaires croates. Entre 1993 et 1994, le HVO (armée croate de défense, ultranationaliste) a l’intention de faire de l’Herzégovine un territoire exclusivement croate. Donc catholique. Les Serbes - orthodoxes - et les Bosniaques - musulmans - sont expulsés, ou envoyés dans les camps de Dretel, de Caplina ou de Mostar, dont on ne ressortait pas toujours vivant. Les maisons qui n’appartiennent pas à des Croates sont détruites. Les mosquées et le vieil hammam disparaissent. En un an, le joli village est ravagé. Quand les grands chefs de Belgrade et de Zaghreb, Slobodan Milosevic et Franco Tudjman, se partagent la Bosnie fumante et démembrée, Stolac tombe pour de bon du côté croate.

« Il a fallu du temps pour que les gens commencent à revenir. Pas uniquement à Stolac, mais dans toute la Bosnie. » [1] Jasmina, qui est rentrée chez elle il y a seulement deux ans, n’en dira pas plus, par crainte des représailles. Près de dix années ont passé. Les rues sont vides, les ruines innombrables. Sur tous les murs, des impacts de balles et des slogans nationalistes, griffonnés par des militants du SDA (Parti de l’action démocratique, bosniaque nationaliste) ou du HDZ (Union démocratique croate, nationaliste). La place principale, qui fut longtemps le cœur du village avec ses cafés et ses boutiques, est devenue un terrain vague. Seuls subsistent quelques morceaux de carrelage traînant çà et là. Une mosquée vient d’être reconstruite grâce au soutien de la diaspora. Le chantier a pris du temps. Retardé par des actes de vandalisme… L’ombre de la guerre continue de planer sur Stolac, où la population, majoritairement bosniaque avant la guerre, est aujourd’hui à majorité croate. Le retour des réfugiés - objet de tous les soucis lors des accords de Dayton - s’est déroulé dans des conditions déplorables. « On a vraiment pensé que les problèmes étaient insurmontables. Il y a eu des manifestations massives contre le retour des réfugiés. Des maisons reconstruites étaient minées ou détruites », explique Sanja Alikavic, du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), qui pilote depuis 1997 le projet du retour de cent familles bosniaques. Aujourd’hui, les agressions contre la communauté musulmane se font plus rares, mais la violence a pris une autre forme, moins directe, plus délétère. Un exemple parmi tant d’autres : l’immense croix plantée dans le jardin de la mairie… Muamer Sefo est prof d’informatique au collège. Il enseigne à des enfants exclusivement bosniaques. « Il y a comme une ligne invisible qui nous sépare, nous et les Croates », dit-il. Quand les familles bosniaques ont commencé à rentrer, la mise en place d’un enseignement commun s’est avéré impossible. Les Croates suivent donc leurs cours le matin, les Bosniaques l’après-midi. « C’est terrible, mais on n’a pas le choix. On ne se dit plus bonjour, on ne va plus dans les mêmes cafés », regrette la petite Elvira, élève en quatrième. Son camarade Djemal est plus alarmiste : « Moi, je dis qu’il suffirait que la tension monte d’un cran pour qu’on se retrouve exactement comme pendant la guerre. » Les deux communautés se renvoient la responsabilité de ce rejet mutuel. « C’est surtout à cause de la langue, affirme Mirjana Biletic, la directrice du collège croate. Les Croates veulent un enseignement en croate. Et les Bosniaques veulent un enseignement en bosniaque. » L’explication est un peu courte, le croate et le bosniaque n’étant que les variantes d’une même langue, à peine plus différentes l’une de l’autre que l’ardèchois du solognot. D’accord, concède du bout des lèvres la directrice : « C’est une question plutôt politique… » Son homologue bosniaque, Sacir Turkovic, est plus direct : « C’est un retour en arrière. On est en train de se replier de nouveau sur des questions religieuses et nationalistes. » Dans un couloir de l’école primaire sont fièrement exposées les œuvres des élèves : moulages de Jésus et de Marie, reproductions du drapeau croate… On se surprendrait presque à regretter les Mickey bien de chez nous.

Difficile de savoir au juste combien d’établissements en Bosnie-Herzégovine vivent ce régime d’apartheid. Peut-être une cinquantaine… Mais même quand l’enseignement est commun, certains cours, comme l’histoire ou la langue, restent séparés. Et le contenu des manuels n’est pas plus rassurant. A Stolac, la directrice du collège croate préfère ne pas savoir « comment les événements récents sont intégrés dans le programme ». Croates et Serbes ont longtemps utilisé des livres publiés à Zaghreb ou Belgrade, où chacun exalte l’histoire de son propre camp. « Le pouvoir serbe a tout fait pour maintenir l’unité de la Yougoslavie, pour que le peuple serbe puisse habiter dans un seul pays », lit-on par exemple dans un manuel d’une école de Prijedor, en République serbe [2]. « Nous sommes intervenus pour faire retirer des bouquins qui étaient vraiment dangereux. Mais on ne peut pas être présent partout », explique Claude Kieffer, chargé de mission à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). L’OSCE pilote la réforme de l’éducation depuis 2002. Sa tâche est d’autant plus rude que tous les pouvoirs, centraux et locaux, sont aux mains des nationalistes. Les accords de Dayton, qui font office de constitution pour la Bosnie d’après-guerre, avaient éludé les questions relatives à l’éducation, beaucoup moins pressantes aux yeux des Occidentaux que le retour des réfugiés. Ce n’est qu’en 1998 que la communauté internationale a commencé à réagir. Une habitude dans les Balkans. « Il existe aujourd’hui en Bosnie une autre guerre. Une guerre des cultures… Est-ce qu’elle prépare le terrain pour un nouveau conflit ? Si jamais c’était le cas, j’espère, cette fois, que l’Europe ne laisserait pas faire. Je dis bien, j’espère… » Question espoir, on aimerait souhaiter à Claude Kieffer de pouvoir s’accrocher à quelque chose de mieux. Les jeunes de Bosnie auront-ils la capacité de résister au virus nationaliste ? Maria, militante à Mladi Most, une association de jeunes de Mostar (voir plus bas), où la situation de l’éducation est identique à celle de Stolac, n’est guère optimiste : « En dix ans, ils ont produit une génération capable de faire à nouveau la guerre dans vingt ans. » Sa copine Sanja ajoute : « Beaucoup de jeunes ont été élevés dans le rejet de la nationalité qu’ils n’ont pas… » Ermin, réalisateur, membre lui aussi de Mladi Most, a écrit dans le scénario de son dernier film : « O.K., ils vont reconstruire nos maisons. Mais ce sont des âmes brisées qui éduquent nos enfants… »

Jean-Luc Barjetas


Ça peut vous arriver n’importe quand

Grande et belle brune de 27 ans, Aida est musulmane et travaille à mi-temps au Centre culturel français André-Malraux de Sarajevo. Elle vient de finir un DESS de relations internationales et parle couramment anglais, français et italien. Mais quand on lui parle de la « communauté internationale », sa bouche se pince en un sourire amer : « Pour moi, ça ne veut rien dire. Vous nous avez regardés crever à Sarajevo pendant quatre ans sans intervenir. Pour vous, nous étions des barbares, des sous-développés des Balkans. L’Europe se résume pour vous à l’Union européenne, mais Sarajevo est au cœur de l’Europe ! Et nous ne pouvions même pas concevoir une guerre comme celle que nous venons de vivre. J’avais, et j’ai toujours, des amis serbes et croates. Ce que vous ne savez pas encore et que nous, nous avons appris, c’est que ça peut vous arriver n’importe où, n’importe quand, oui, même en France. » Réfugié à Marseille, Drajan est ingénieur du son, de père serbe et de mère croate. Il partage le sentiment d’Aida, de manière plus diffuse : « C’est plus une impression qu’une certitude. J’ai quand même du mal à imaginer que cela puisse arriver en France. Mais c’est une peur qui est tapie dans un coin de ma tête. Et le matraquage médiatique autour de l’affaire du voile, par exemple, n’est pas fait pour me rassurer. Personne n’est à l’abri des manipulations des médias. » Drajan avait 20 ans au début de la guerre, un diplôme de mécano et pas de boulot. Il s’emmerdait à Varech, une petite ville industrielle sinistrée au nord-ouest de Sarajevo. Quand la guerre éclate et que plusieurs de ses copains se font tuer, il s’engage dans l’armée des Serbes de Bosnie. Il y restera quatorze jours, le temps de réaliser que cette guerre n’est pas la sienne et de déserter. Recherché par les trois armées (il a également la nationalité croate), il passe en Autriche, puis en France. « J’en veux à tous les politiciens, de tous les côtés. Et aux médias bien sûr. J’en ai gardé une méfiance viscérale. Quant à la communauté internationale, elle a tout fait pour que ça éclate et pour entretenir le feu. Rien n’a été réglé. » Drajan n’envisage pas de rentrer en Bosnie, cette Bosnie coupée en trois dans laquelle il ne se reconnaît plus. Si on lui demande de se définir, il reste longtemps silencieux avant de répondre qu’il est yougoslave ou ex-yougoslave, né en Bosnie, serbe aussi… Puis il ajoute : « J’ai trop voulu oublier. Qu’on me foute la paix avec tout ça. Mais ce n’est pas possible. Aujourd’hui, je suis optimiste par défaut, parce que je ne peux pas imaginer autre chose. Je crois que la Bosnie a encore une chance, parce que les gens en ont gardé l’image d’un petit bijou, populaire et mélangé. »

Marie Nennès


À Mostar, on a reconstruit la prison, pas le centre social

Si on lui demande sa nationalité, Maria se met en colère. « Que ce soit clair ! Quand je me suis inscrite à l’université, j’ai rayé la case nationalité dans le formulaire. » Il y a deux universités à Mostar : l’une croate, l’autre bosniaque. Deux bureaux de poste : l’un croate, l’autre bosniaque. Et c’est toute la vie qui est ainsi coupée en deux. Depuis la fin de la guerre, la plus grande ville d’Herzégovine, célèbre pour son pont ottoman bombardé par l’armée croate en 1993, n’a toujours pas pansé ses plaies. Si le Vieux Pont sur la Neretva a été reconstruit - il devrait être inauguré en juillet - la réconciliation, elle, est toujours en lambeaux. Les efforts de la communauté internationale semblent vains. Deux quartiers se font face : Est et Ouest. Deux mondes qui s’affrontent, sans canons ni fusils cette fois, mais en chiens de faïence. A l’heure des prières, le muezzin dans les mosquées de l’Ouest concurrence le son des cloches des églises de l’Est. Il y a quelques mois, une grande croix a été dressée sur la colline qui domine la ville… [3] À quelques mètres de la rivière, l’ancienne ligne de front marque la frontière entre l’Est et l’Ouest. Une rue sordide faite de ruines. La prison a été reconstruite, mais pas le centre social, qui, avant la guerre, accueillait les jeunes de toutes les communautés. A Mladi Most [4], Maria milite pour sa réhabilitation. Elle est chargée des rapports avec les institutions, gros boulot puisqu’elles sont toutes aux mains des nationalistes, qui ont fait de Mostar ce qu’elle est aujourd’hui. « Ici, explique-t-elle, les droits de l’homme n’existent pas. Les droits sont définis en fonction de l’appartenance à une nationalité ou à une religion. » Alors Maria se bat contre l’absurde, comme tous les membres de Mladi Most. L’association est née en 1994, d’abord financée par des Berlinois. « Ce n’est pas exceptionnel, ce qu’on fait ici. On soutient tout ce qui concerne la vie des jeunes, la culture… C’est l’environnement, lui, qui est exceptionnel. » Ermin fait de la vidéo. Fictions et documentaires. Il a filmé une des premières manifs qu’a connue Mostar (sous le régime communiste, ce n’était pas le genre de la maison), organisée par Mladi Most. Les jeunes réclamaient des moyens pour la réouverture du centre social et dénonçaient le nationalisme. L’un d’entre eux a été méchamment tabassé par la police, qui, elle, a été réunifiée… « Ce qui est intéressant, c’est qu’autour de nous, il s’est développé tout un tas de choses. Un festival interculturel, l’Alternativni Institut, une maison d’édition… » Un véritable souffle dans un désert culturel. « Ici, il n’y a rien à faire. Pas de concerts, pas de groupes de musique. Il y a des cafés, c’est tout. Des cafés côté Ouest ou côté Est… » Il n’y a pas non plus de travail. Officiellement, le taux de chômage est de 40 %. Le haut représentant de la communauté internationale a mis en œuvre, le 15 mars dernier, la première étape visant à la réunification de la ville. Mais les jeunes de Mladi Most ne sont pas dupes. Ils savent bien que ce qui leur pend au nez, c’est le modèle marchand occidental et la culture Coca Cola, touillés à la sauce nationaliste. Pas de quoi se réjouir. Mais pas de quoi non plus baisser les bras… Dans les ruines de l’ancien centre social, une sculpture en métal représente un homme enfermé dans une prison de mots : État, religion, pouvoir, argent…

J-L. B.


Brève chronologie de la guerre

- 25 juin 1991 : la Croatie et la Slovénie proclament leur indépendance, aussitôt reconnue par l’Allemagne. Début de la guerre croato-serbe. Vukovar est assiégée.

- 3 janvier 1992 : cessez-le-feu croato-serbe. En sept mois, la guerre a déjà fait 10 000 morts et déplacé 500 000 personnes. La Communauté européenne reconnaît la Croatie, l’ONU fera de même en avril.

- 1er mars 1992 : suite à un référendum d’autodétermination, la Bosnie-Herzégovine proclame son indépendance.

- 6 avril 1992 : la Communauté européenne reconnaît l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine. Dès le lendemain, une République serbe de Bosnie proclame sa propre indépendance à Banja Luka. Les combats se multiplient, Sarajevo est assiégée. C’est le début de la guerre de Bosnie.

- Août 1992 : le monde entier apprend l’existence de camps de concentration dans la région de Prijedor, en République Serbe de Bosnie.

- 6 mai 1993 : création par l’ONU de six zones de sécurité en Bosnie-Herzégovine : Sarajevo, Tuzla, Zepa, Bihac, Gorazde et Srebrenica.

- 9 mai 1993 : offensive des forces paramilitaires croates contre les musulmans bosniaques de la région de Mostar. Un mois plus tard, Franjo Tudjman, le président croate, et Slobodan Milosevic, le président serbe, concluent un accord pour se partager la Bosnie.

- 9 novembre 1993 : les Croates détruisent le vieux pont ottoman de Mostar, symbole de la ville depuis quatre siècles.

- 24 août 1993 : les Croates d’Herzégovine proclament une République indépendante d’Herzeg Bosna, avec le soutien de Zaghreb.

- Mars 1995 : la Croatie et la Bosnie concluent une alliance militaire contre les Serbes.

- 25 mai 1995 : l’OTAN bombarde les positions serbes autour de Pale, en Bosnie. En représailles, les Serbes prennent en otages des soldats et des observateurs de l’ONU.

- 7-11 juillet 1995 : les Serbes de Bosnie envahissent la zone de sécurité de Srebrenica, sans que l’ONU ne s’interpose, et massacrent 8 000 musulmans.

- 30 août 1995 : bombardements massifs sur les Serbes de Bosnie et entrée en action de la Force de réaction rapide (FRP).

- 10 octobre 1995 : cessez-le-feu généralisé.

- novembre-décembre 1995 : négociation et signature des accords de paix de Dayton.

Publié dans CQFD n°11, avril 2004.


[1] Selon une estimation du HCR, près d’un million de réfugiés sont rentrés en Bosnie depuis la fin de la guerre.

[2] Exemple cité dans Bosnie, la mémoire à vif d’Isabelle Wesseling et Arnaud Vaulerin (éditions Buchet/Chastel).

[3] Mostar compte aujourd’hui quelque 110 000 habitants, dont deux tiers de Croates. Avant la guerre, ces derniers représentaient 33 % de la population et les Bosniaques 35 %.

[4] Mladi Most veut dire « le jeune pont ». Pour les contacter : infocentarmostar@yahoo.com





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La Bosnie prépare sa prochaine guerre
marko | 13 août 2009 |
je suis originaire de bosnie et vie en france depuis de nombreuses annees je suis particulierement sensible au temoignage de cette jeune fille de stolac bien que n etant pas de cette region il faut tenir compte que le conflit a engendrer beaucoup de rancoeur et q il faudra du temps avant que les gens prennent conscience de la manipulation dont ils ont etait victimes de la part d une soit disante europe qui ne pensait uniquement a la destruction de la federation yougoslave socialiste pour construire quoi notre malheur merci a l allemagne au vatican aux americains et a tous ceux qui se reconnaissent je suis revolte de voir que les plus grands crimes de guerre ou non reste inpunis quand il s agit du massacre des palestiniens non je pense sincerement que le probleme de ce monde en general n est pas a la haye ou le tribunal passe son temps a chercher des criminels presque toujour serbe mais q uil devrait inculper sharon georges bush et les criminels de guerre israeliens mais la pas touche la bosnie ne veut plus de guerre nous voulons vivre tout simp)lement que ces meessieurs les politiciens redescende den leur planete et qu ils prennent les armes si il veulent en decoudrent si les gens se laisse manipuler par les medias ou autres politiciens tant pis pour eux c est q uil nauront pas compris il faut couper le mal a la racine et les battre avec leurs propre armes
 

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