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Sommaire du N°064
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CQFD N°064



LES BRÈVES DU N°64

Mis à jour le :18 février 2009. .

BIZNESS
Deux millions de mécontents dans les rues le 29 janvier. Les syndicats disent qu’ils vont attendre le 18 février puisque le Nain à l’intention de parler avec eux. D’ici là, leurs dirigeants vont parler avec les ministres et secrétaires d’État pour préciser de quoi ils vont parler avec le Chef. Ce qui leur donnera l’occasion d’en reparler avec les ministres afin qu’ils en parlent avec les secrétaires d’État qui en parleront avec les chefs de cabinet en relation avec les responsables syndicaux. Quand on pense que des insolents affirment que l’UIMM aurait donné d’importantes sommes d’argent aux syndicats afin qu’ils garantissent la paix et la sérénité du business, on est en droit de se demander pourquoi de telles assertions se voient conjuguées au passé.

À L’ENVOYEUR
La théorie de la vitre cassée aura été depuis une dizaine d’années le pivot de la tolérance zéro. Et à juste raison ! La preuve : le 7 février, dans une cité de Villiers-le-Bel, une vingtaine de policiers appelés par un gardien d’immeuble pour une vitre brisée ont été accueillis par plusieurs dizaines de jeunes à coups d’engins incendiaires et de jets de bouteilles. Une vingtaine de flics pour une vitre brisée ! C’est vrai que la tolérance a des limites.

ULTRA-SOCIALO
Aurélie Filipetti, députée PS mosellane, estime que si le Président revenait à Gandrange, l’accueil aurait un « parfum années 70 », c’est-à-dire à coups de boulons. Et Gérard Bapt, député soc-dém de la Gironde, s’indigne des violences faites à des sans-papiers reconduits à la frontière. Hé, les socialistes, vous retournez pas, vous êtes infiltrés par l’ultra-gauche.

VIRUS DÉSARMANT
Mi-janvier, un virus informatique même pas camouflé a mis à mal les réseaux informatiques du ministère de la Défense, pour le coup sans protection. Pendant plusieurs jours, des « systèmes d’armes » auraient même été immobilisés. La chtouille électronique, y a pas plus intérieur comme ennemi !

MARTYROLOGE
Deux cadavres de plus sont venus éclabousser les chaussettes du grand Poutine. Stanislav Markerov et Anastassia Babourova ont été exécutés par un inconnu le 19 janvier en plein centre de Moscou. Le premier poursuivait devant les tribunaux les criminels de guerre russes et tchétchènes. La seconde enquêtait sur l’implication de groupuscules néonazis dans des escadrons de la mort chargés de faire taire les opposants. Tous deux étaient des proches d’Anna Politkovskaya, dont l’assassinat avait ému jusqu’en Occident. La FIDH rappelle que « ces meurtres […] illustrent une systématisation des attaques violentes contre tous ceux qui critiquent l’impunité croissante en Fédération de Russie. » Pendant ce temps, Kouchner défend son honneur bafoué…

KAMPUS EN FOLIE
Marco Pereira a comparu le 3 février à Nanterre pour avoir, lors d’une manif contre la loi LRU en 2007, violenté et insulté deux chefs de vigiles de la fac sans que ceux-ci ne souffrent de la moindre égratignure. Sur ce campus vidéosurveillé et fliqué, l’ami n’est pas le premier à faire l’objet d’une telle procédure. Des étudiants ou des profs font souvent l’objet de menaces ou d’agressions verbales de la part des vigiles, qui les accusent ensuite d’avoir commencé… Les preuves contre Marco sont bien faibles, mais les faits sont gravissimes et c’est pourquoi le procureur a requis contre lui quatre mois de prison avec sursis. Verdict le 17 février.


BIZNESS
Deux millions de mécontents dans les rues le 29 janvier. Les syndicats disent qu’ils vont attendre le 18 février puisque le Nain à l’intention de parler avec eux. D’ici là, leurs dirigeants vont parler avec les ministres et secrétaires d’État pour préciser de quoi ils vont parler avec le Chef. Ce qui leur donnera l’occasion d’en reparler avec les ministres afin qu’ils en parlent avec les secrétaires d’État qui en parleront avec les chefs de cabinet en relation avec les responsables syndicaux. Quand on pense que des insolents affirment que l’UIMM aurait donné d’importantes sommes d’argent aux syndicats afin qu’ils garantissent la paix et la sérénité du business, on est en droit de se demander pourquoi de telles assertions se voient conjuguées au passé.

À L’ENVOYEUR
La théorie de la vitre cassée aura été depuis une dizaine d’années le pivot de la tolérance zéro. Et à juste raison ! La preuve : le 7 février, dans une cité de Villiers-le-Bel, une vingtaine de policiers appelés par un gardien d’immeuble pour une vitre brisée ont été accueillis par plusieurs dizaines de jeunes à coups d’engins incendiaires et de jets de bouteilles. Une vingtaine de flics pour une vitre brisée ! C’est vrai que la tolérance a des limites.

ULTRA-SOCIALO
Aurélie Filipetti, députée PS mosellane, estime que si le Président revenait à Gandrange, l’accueil aurait un « parfum années 70 », c’est-à-dire à coups de boulons. Et Gérard Bapt, député soc-dém de la Gironde, s’indigne des violences faites à des sans-papiers reconduits à la frontière. Hé, les socialistes, vous retournez pas, vous êtes infiltrés par l’ultra-gauche.

VIRUS DÉSARMANT
Mi-janvier, un virus informatique même pas camouflé a mis à mal les réseaux informatiques du ministère de la Défense, pour le coup sans protection. Pendant plusieurs jours, des « systèmes d’armes » auraient même été immobilisés. La chtouille électronique, y a pas plus intérieur comme ennemi !

MARTYROLOGE
Deux cadavres de plus sont venus éclabousser les chaussettes du grand Poutine. Stanislav Markerov et Anastassia Babourova ont été exécutés par un inconnu le 19 janvier en plein centre de Moscou. Le premier poursuivait devant les tribunaux les criminels de guerre russes et tchétchènes. La seconde enquêtait sur l’implication de groupuscules néonazis dans des escadrons de la mort chargés de faire taire les opposants. Tous deux étaient des proches d’Anna Politkovskaya, dont l’assassinat avait ému jusqu’en Occident. La FIDH rappelle que « ces meurtres […] illustrent une systématisation des attaques violentes contre tous ceux qui critiquent l’impunité croissante en Fédération de Russie. » Pendant ce temps, Kouchner défend son honneur bafoué…

KAMPUS EN FOLIE
Marco Pereira a comparu le 3 février à Nanterre pour avoir, lors d’une manif contre la loi LRU en 2007, violenté et insulté deux chefs de vigiles de la fac sans que ceux-ci ne souffrent de la moindre égratignure. Sur ce campus vidéosurveillé et fliqué, l’ami n’est pas le premier à faire l’objet d’une telle procédure. Des étudiants ou des profs font souvent l’objet de menaces ou d’agressions verbales de la part des vigiles, qui les accusent ensuite d’avoir commencé… Les preuves contre Marco sont bien faibles, mais les faits sont gravissimes et c’est pourquoi le procureur a requis contre lui quatre mois de prison avec sursis. Verdict le 17 février.

RACISTES, LES PROLOS ANGLAIS ?
De Gordon Brown à Daniel Bensaïd, les commentaires ont été prompts à dénoncer le caractère xénophobe du mouvement de grève des travailleurs britanniques autour des raffineries Total. Présenté comme un cri d’hostilité contre les intérimaires étrangers embauchés au rabais par une société de sous-traitance, le slogan « UK jobs for british workers » pouvait prêter à malaise tant il ressemble à ceux de l’extrême droite ou… à une promesse électorale de Gordon Brown himself. Pour se convaincre de ce chauvinisme larvé, il suffisait d’écouter un gréviste sur BBC1 : « Les Portugais et les Ritals, on peut pas travailler avec d’eux. » Sauf que sur BBC2, le même, non coupé au montage, pouvait finir sa phrase : « Les Portugais et les Ritals, on peut pas travailler avec eux – on est complètement séparés. Ils viennent avec leurs propres boîtes. » À y regarder de plus près, ce n’était donc pas tant la « préférence nationale » que réclamaient les grévistes, mais l’accès à l’embauche dans les mêmes conditions pour tous et dans le respect du droit du travail en vigueur. Un comité de grève non-officiel revendiquait même « l’assistance syndicale pour les travailleurs immigrés – avec des traducteurs » (melanine.org). Sourd comme un baril, le 5 février, Total a fini par céder aux « honteux réflexes protectionnistes » en réservant 50 % des emplois aux « locaux ».

LES SPASMES DE LA LIBERTÉ
« Il est où le problème ? » En défense de son ministre vilement calomnié, Sarkozy s’est esclaffé : « Kouchner a-t-il des ennuis avec la police ? » Bien moins que les clients du Teddy Bar, à Limoges, qui, le soir du 22 janvier, ont subi gazage, coups et humiliations par une horde de flics déchaînés. Six personnes se font embarquer sur le coup, deux autres en se rendant au commissariat pour avoir des nouvelles de leurs potes, et deux encore finiront la nuit aux urgences. Une goutte d’eau parmi les 600 000 personnes qui, en 2008, sont passées par les geôles de la garde à vue… « L’espace des libertés progresse », avait dit le Nain. Il est où le problème ?

ELLE DÉMÉNAGE
Suite à la mise en liberté d’Isa (cf. CQFD n°63) le 10 février, les services administratifs de CQFD ont été contraint de résilier son abonnement gratuit.

ÉLECTIONS EN ISRAËL
On dirait que on aurait le choix entre Le Pen, Mégret et De Villiers.

Brèves publiées dans CQFD n°64, février 2009, actuellement en kiosque.






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