Accueil
Du même auteur :
Sommaire du N°064
NUMEROS PRÉCÉDENTS
THÈMES
- Armement
- Guerres
- Chômage
- Foulard et laïcité
- Faux amis
- Genres
- Exils et expulsions
- Luttes sociales
- Médias
- Patrons
- Science contre capital
- Sécuritaire
- Musique
- Livres
- Chroniques
- A l’arrach’
- Ecologie
- Chronique carcérale
- Santé
- Dessins
- Anthologie
- Courrier des lecteurs
- Fascisme

CQFD N°064


RAGE DEDANS

ALBERT LONDRES IS NOT DEAD

Mis à jour le :18 février 2009. Auteur : Sébastien Fontenelle.


lbert Londres is même tout ce qu’il y a d’alive : il a les cheveux de Gonzague Saint-Bris, une liquette blanche dont le col s’ouvre sur un torse dépilu, et à chaque fois, désormais, que l’armée israélienne, du haut de son immense courage,confectionne du hachis d’Arabes, il accourt, bat des mains, et jure dans la presse (qui ment) que c’est pour la bonne cause. On l’appelle : BHL. Bernard, pour les ami-e-s.
Au mois de janvier dernier,voyant que ladite armée broie du Palestinien plus etmieux encore qu’elle n’a, en 2006, cureté du Libanais raide (liste non exhaustive), Bernard se précipite, frétillant de l’appendice caudal – exactement comme il a déjà fait deux ans auparavant : le gars est comme accro à l’odeur fauve des magnifiques guerres défensives où de crânes démocrates, libérés du joug bien-pensant, massacrent des enfants. (Dont chacun-e, naturellement, pressent qu’adolescents,ils auraient succombé, comme font toujours ces gens-là, au venin djihadiste).
Et voilà Bernard qui, « pour le Journal du Dimanche » de son bon teupo Lagardère, frangin de Sarkozy, « parcourt Israël pendant huit jours ». (Le journalisme, coco, monte parfois vers des hauteurs où même les appareils de la Heyl Ha’Avir ne s’aventurent que peu, fût-ce pour larguer du phosphore blanc sur Khan Younès.)
Même : le 13 janvier, «  à la nuit tombée », notre Bébert, mû par la folle envie « d’aller voir » ce qui se passe loin de la civilisation, se laisse embedder « dans une unité d’élite Golani » pour entrer « dans les faubourgs de Gaza-City ». Là, et dans cette si preuse compagnie, que découvre-t-il ? Des « buildings plongés dans l’obscurité mais debout », des « vergers à l’abandon », et « la rue Khalil Al-Wazeer avec ses commerces fermés ». Teuma comment c’est beau, une ville, la nuit, mon Louis. Des gratte-ciel ? Des vergers ? Une rue commerçante ? On dirait Manhattan, en durablement développé. Gaza, conclut Bernard, est probablement « sonnée, transformée en souricière, terrorisée ». (Puisqu’à ce moment-là, remember, ça fait quand même pas mal de jours que l’armée israélienne l’éventre à coups de bombes.) Mais pour autant : Gaza n’est « certainement pas rasée au sens où purent l’être Grozny ou certains quartiers de Sarajevo ».
Voilà ce que j’appelle, quant à moi : lustrer l’Histoire dans le sens du poil.
En repartant, Bernard concède : « Peut-être serai-je démenti quand la presse entrera dans Gaza ». Bien vu : c’est justement ce qui s’est passé. Le monde sait aujourd’hui que Gaza ne fut pas seulement « sonnée » par une troupe humaniste, mais rasée par grands pans, et par des moyens où d’aucun-e-s ont même cru déceler quelque chose comme des crimes de guerre. Mais pour autant : BHL n’est certainement pas disposé à désenfiler son treillis propagandaire.

Article publié dans CQFD N°64, février 2009.






>Réagir<

ALBERT LONDRES IS NOT DEAD
| 8 juin 2009 |
pas sympa pour albert londres, ça…
 

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |