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CQFD N°064


PLAN HÔPITAL

« TIREZ SUR L’AMBULANCE ! »

Mis à jour le :18 février 2009. Auteur : Christophe Goby, Gilles Lucas, Mickaël Correia.

Le fric se fout de l’hôpital comme de la charité. Soucieuse d’asseoir son bénéfique monopole, la médecine moderne avait d’abord fait la chasse aux sorcières et aux rebouteux, privant ainsi les croquants de leurs séculaires remèdes de bonne femme. Aujourd’hui, alors que le patient a finalement abdiqué tout savoir et tout contrôle sur les fièvres qui travaillent son corps, voilà que la santé publique renonce au serment d’Hippocrate pour plonger tête première dans les inquiétantes délices de la privatisation. De Voynet à Bachelot, tous les gestionnaires du chaos actuel semblent d’accord pour soigner en priorité ceux et celles qui peuvent raquer. Coup de projo sur la débâcle d’un des meilleurs alibis du progrès capitaliste.

« MANAGER L’HÔPITAL COMME UNE ENTREPRISE »
DE QUOI RUER DANS LES BRANCARDS !
Article de Mickaël Correia
NTRETIEN D’EMBAUCHE EN BRETAGNE. Un petit CDD de brancardier, 8 h à 24h/sem aine. Dans la salle d’attente sur la table, des magazines comme Capital ou Challenges… ça s’annonce mal pour moi. Un DRH me fait un topo bien rodé sur la polyclinique Sévigné : « plusieurs fois classés parmi les premières cliniques de France pour la prothèse de hanche ou la chirurgie des varices, nous faisons partie du groupe Générale de Santé, 1,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 173 établissements. La Générale de Santé vous connaissez ? » Sûr de moi avec ma chemise toute neuve, je tente un « oui, évidemment  » et une semaine plus tard, le DRH me rappelle  : « Vous êtes disponible dès mercredi ? »

La Générale de Santé ça ne vous dit rien ? Leader du secteur de l’hospitalisation privée en France et en Europe, un cours en Bourse qui a augmenté de plus de 300 % depuis 2002, près d’une intervention chirurgicale sur deux en Île-de-France est réalisée dans les unités du groupe…Ces cliniquards se partagent depuis quelques années la charogne de l’hôpital public servie sur un plateau d’argent par les divers gouvernements de droite. Le plateau d’argent ? Une loi votée fin 2003 et les Plans Hôpital 2007 et 2012 visant à renforcer les partenariats publicsprivés via l’inscription au sein du Code de la Santé publique du « contrat de service public » :en clair, le système de santé publique fait appel à la Générale de Santé pour sous-traiter des services hospitaliers, des disciplines, des activités ou des structures de soins.Et la multinationale ne s’effarouche guère : « l’hospitalisation publique connaît de réelles difficultés et voit sa capacité de soin diminuer. […] Dans ce contexte, la Générale de Santé est évidemment l’acteur le mieux placé pour assurer les missions correspondant à un vrai besoin de la population » [1] Le gâteau proposé par le gouvernement est tel que début 2008, la Générale de Santé cède six cliniques privées en Italie pour recentrer ses investissements et son développement en France.

L’objectif est ici d’injecter au fur et à mesure du privé au sein de l’hôpital afin de, comme le clame haut et fort la Générale de Santé, « manager l’hôpital comme une entreprise ». À l’heure du déficit du système de santé qui engendre réforme de l’Assurance maladie, dégraissage du personnel de santé, mise en concurrence des hôpitaux, fermeture d’hôpitaux psychiatriques, mise en place de franchises médicales, etc… dans le même temps, la Générale de Santé multiplie par quatre son chiffre d’affaires en quinze ans et octroie à ses actionnaires en 2007 un dividende exceptionnel de 420 millions d’euros…
À quoi ressemble un établissement Générale de Santé ? À la polyclinique Sévigné, on ne fait pas dans la dentelle  ! Que du productif : ophtalmologie, radiologie, chirurgie vasculaire, urologie, cardio-vasculaire ; bref de la varice, du col du fémur, de la cornée, de la prostate en veux-tu en voilà… c’est que ça crache des pépettes les vieux !

On y retrouve même les méthodes de management qui caractérise le monde de l’entreprise tel que la segmentation des horaires de travail permettant de diviser le personnel qui se bat pour avoir les meilleurs horaires (afin de pouvoir poser son gamin à l’école ou ne pas finir à 22 heures tous les jours). Sans compter sur la promotion à la mobilité des employés ou l’embauche par intérim de personnel qui bossera pendant les horaires pourris ou fera face à l’afflux de clients (pardon de patients) pendant les vacances scolaires avant de se faire gentiment rembarrer.
Enfin, quand on est embauché dans un établissement de la Générale de Santé, d’autres éléments sont marquants : des espaces « rationalisés » à l’extrême qui engendrent des chambres et des couloirs minuscules où parfois les lits hospitaliers ne peuvent pas circuler ou encore un seul ascenseur pour faire circuler les malades dans leurs brancards dans un établissement de deux cents chambres… mais également du temps rationalisé à l’extrême où régulièrement les trajets des patients entre services sont chronométrés ou encore pire le service ophtalmologie où le chirurgien se vante de « faire la cornée en sept minutes », permettant ainsi chaque matin à des dizaines et des dizaines de retraités de se faire inciser la cornée à la chaîne.

Le problème c’est que « manager l’hôpital comme une entreprise » et santé publique ne font pas bon ménage. Ainsi en mars 2008, suite à une décision du tribunal administratif ,la polyclinique Sévigné est obligée de fermer un service de chirurgie lié au cancer car elle n’a pas mis en place une procédure de demande d’autorisation, comme c’est le règlement depuis 2006 pour les activités du traitement du cancer [2]. À Lyon, un établissement flambant neuf de la Générale de Santé a dû être détruit car « les experts ont considéré que la Générale a privilégié les considérations financières au détriment de la qualité des ouvrages… le maître d’ouvrage a accepté de confier les travaux à une entreprise n’ayant aucune référence pour des travaux de cette technicité » [3]. Enfin, en 2006, Slim Ghedamsi, directeur adjoint de l’audit de la Générale de Santé, a été licencié par le groupe pour avoir dénoncé un dysfonctionnement qui a généré le paiement en double, et cela à hauteur de plusieurs millions d’euros, des factures présentées par la Générale de Santé. Plutôt que de rembourser immédiatement la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, le directeur financier a demandé aux directeurs des cliniques du groupe de comptabiliser une bonne partie des sommes encaissées à tort en profit [4].

En mai 2008, le big boss et sulfureux Dr Antonino Ligresti, proche de Silvio Berlusconi, s’adresse à ses actionnaires : « Désormais à l’abri d’une OPA hostile et de mouvements spéculatifs, Générale de Santé dispose d’une visibilité stratégique nouvelle, qui lui permet de se consacrer à sa mission : l’excellence médicale au service du patient […] et donner un sens véritable à la “marque” Générale de Santé ». Le sens de la marque Générale de la Santé : sur les ruines de l’hôpital public offert par l’Etat, se faire un maximum de profit au détriment des patients !

LOI BACHELOT
Article de Gilles Lucas
ans les textes, ça s’appelle la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoire ». Dans les faits cette usine à gaz législative s’appelle la « loi Bachelot ». Privatisation totale, la privatisation ne vaut que comme concept. Cette loi qui veut substituer aux actuelles Agences Régionales d’Hospitalisations des Agences Régionales de Santé veut apparaître comme un simple toilettage canin.La Bachelot l’affirme  : « l’ARS sera garante de l’accès aux soins de la population, identifiera les territoires dans lesquels, en cas de carence ou d’insuffisance de certaines activités de soins, il convient de déléguer de telles missions à des établissements privés. » Oups ! Dans le cadre d’une décentralisation surtout destinée à justifier le sabrage des budgets sociaux, les directeurs n’auront de compte à rendre qu’au ministre ! Ah bon ! Ces directeurs pourront venir du secteur marchand, y compris non médical. Les médecins pourront être rémunérés à l’intéressement. Les dépassements d’honoraires ne seront soumis qu’à un « contrôle ». Les contraintes de fonctionnement et de budget se régleront sur des critères de rentabilité. « C’est l’hôpital conçu comme une entreprise », hurlent syndicats, médecins et associations.

MONTREUIL
VOYNET AMPUTE LES CENTRES DE PROXIMITÉ
Article de Gilles Lucas
VRIL 2007. Stéphane Bernard, inspecteur principal de l’action sanitaire et sociale et militant des Verts à Montreuil dans le 93, déclare dans la feuille locale de son parti : « Une réflexion devrait être conduite dans le domaine des politiques locales de santé publique […] : la Seine-Saint- Denis dispose d’un réel savoir faire et peut compter sur des structures de proximité qui dispensent des prestations de soins et une activité de prévention essentielle, notamment en direction des populations en situation de précarité sociale […] Dans un contexte où le nombre de centres de santé franciliens a diminué en dix ans,passant de 340 à 309 au 1er janvier 2004, la Seine- Saint-Denis doit continuer à donner la priorité aux structures publiques ou privées à but non lucratif qui interviennent dans le champ de la prévention et de la promotion de santé. […] Les centres de santé jouent un rôle primordial en matière de santé publique et leurs équipements sont financés principalement par les communes. »
Dont acte.

Fin novembre 2008, des habitants apprennent avec consternation que la Mairie, dorénavant gérée par Dominique Voynet, et dans laquelle le même Stéphane Bernard est maintenant conseiller et délégué à la santé et aux personnes handicapées, veut réduire l’activité de plusieurs centres municipaux de santé et fermer le centre Voltaire installé dans le bas-Montreuil. Les vives réactions des usagers auxquelles s’associent les personnels de santé et les administratifs rencontrent bégaiements et démentis de la part de la municipalité qui s’empresse d’affirmer qu’il ne s’agit que d’une rumeur. L’information diffusée dans le journal communal serait une erreur due au manque de vigilance du correcteur. « Il s’agit d’une coquille. »
Six cents personnes ont choisi comme médecins référents ceux du centre Voltaire où plusieurs spécialistes sont mis à disposition : gynécologie, dermatologie, kinésithérapie, soins dentaires, médecine du sport, protection maternelle et infantile. Ici, l’usager peut contourner les tarifs «  libérés » du secteur 2 que pratiquent aujourd’hui la grande majorité des spécialistes. « Le centre de soins, c’est la garantie d’un prix minimum, avec l’assurance d’une qualité et d’une pérennité », rapporte à CQFD Bénédicte Piketty, médecin salarié. « On n’est pas payé à l’acte. On est là pour aider et soigner. Ici, on ne refuse personne. » Faut dire qu’entre secteur privé et public le différentiel des rémunérations est du simple au double. D’autant qu’à quelques pas du centre Voltaire, une maison de santé rassemblant divers praticiens privés proposent des services similaires. À ceci près, qu’ici, la consultation dure environ sept minutes. « C’est une médecine d’abattage », rapporte un client.

Cette situation, loin d’être spécifique à Montreuil, serait-elle le résultat d’une politique plus générale ? D’un côté, les restrictions gouvernementales sur le nombre de nouveaux praticiens, avec la complicité de l’Ordre des médecins, continuent à produire une grave pénurie. 7000 diplômes devraient être délivrés chaque année jusqu’en 2010 dans le même temps où 30000 médecins vont partir en retraite. Dès lors nombre des heureux élus qui ont réussi à passer à travers le numerus clausus préfèrent courir après le fric que respecter le docte serment qui fredonne : « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité… » Et d’un autre, l’escroquerie de la décentralisation, où communes, départements et régions sont soumis à une autonomie budgétaire avec les effets délétères qu’on connaît pour les plus démunis, contraint les municipalités à toutes les coupes claires.

Mais pour l’heure, les tergiversations de la municipalité qui, depuis la création d’un comité de défense des centres de santé municipaux de Montreuil, nie toute velléité de suppression du centre médical, n’effacent pas l’indignation des habitants et leur sentiment d’être méprisés. « Sans consulter les usagers ni le personnel des centres municipaux de santé, la municipalité a décidé de fermer la radiologie générale du centre Bobillot. Elle annonce la fermeture prochaine du centre de santé Voltaire, du service de prothèse dentaire et l’arrêt des prélèvements sanguins réalisés au centre Savattero » proteste le Comité. « On mérite d’être mieux traité pour le travail que nous faisons » dit Bénédicte Piketty, d’autant que la Voynet s’était ouvertement déclarée « ouverte à la démarche participative qui [lui] convient tout à fait ». Et le fait que ces projets étaient déjà inscrits de longue date dans l’agenda de la précédente municipalité ne change rien au ressentiment que provoque cette décision unilatérale de la Mairie que les démentis maladroits n’ont pas réussi à apaiser. « On n’a plus confiance », dit un membre du personnel du centre. Que s’est-il donc passé entre les déclarations combatives de Stéphane Bernard lorsqu’il n’était encore qu’inspecteur et les orientations actuelles de la municipalité sur la médecine sociale ? Une élection ? L’accès aux sphères éthérées du pouvoir ? Le classique déni de promesses qui n’engage que ceux qui, etc. ? L’impossible aveu d’être soumis au choix d’un libéralisme qui dans le domaine de la santé favorise tout azimut des OPA massives du privé ?

Quelles solutions y auraient-ils face à ces invasions de la privatisation noyées dans des imbroglios administratifs ? Peut-être –allez, soyons fous –, une réorganisation communaliste qui jetterait à la poubelle les entraves de la centralisation étatique. Et qu’à la place de la très politiquement correcte « démocratie participative », on se confronte concrètement aux situations, avec les moyens dont on dispose, dans l’intérêt commun.

MARSEILLE :
LE PLANNING FAMILIAL À LA RUE
Article de Christophe Goby
Marseille, le Planning familial est mal vu. Nora Preziosi, « la fille des cités » l’affirmait pendant la campagne législative : « On va créer de vraies associations, et les associations, c’est quoi, c’est de la prévention. » Cette conseillère municipale déléguée à l’action familiale et aux droits des femmes mettait en garde contre les « snacks associatifs ». Traduisez : d’oiseuses coquilles vides se vautrant dans l’oisiveté. Un an après, une enquête dévoilait un détournement de 300000 euros de fonds publics par des associations fantômes dans les quartiers Nord. Ce qui n’est évidemment pas le cas du Planning familial. Seulement voilà, à l’UMP, la contraception reste un truc de bonne femme ! Le Planning, au fait, c’est quoi ? Un lieu où l’on se précipite pour obtenir la pilule du lendemain ? « C’est vrai qu’on reçoit beaucoup de filles de 15 à 25 ans. » Sinon ? De la prévention,comme l’explique Béatrice, qui se rend dans les écoles pour des groupes de parole autour de la santé. « On travaille sur le ressenti des enfants. » Le Planning, ce n’est pas seulement une consultation gynécologique gratuite et anonyme, c’est aussi un lieu d’échanges sur la sexualité. Gilles, conseiller conjugal, évoque la place de cette association dans l’éducation populaire. Ici, on ne demande pas de carte Vitale, « même pas la CMU, ni les papiers », et on reçoit 7000 visites par an, dont 2000 consultations gynécologiques.

Mais en mairie, question subventions, on ne lâche rien. Pourtant, Jean-Claude Gaudin avait promis,dans une lettre datée du 22 juillet 2007, de résoudre les difficultés d’accueil du Planning. En novembre 2007, la présidente et la directrice du Planning se rendaient,pimpantes, au 80 de la rue Sénac, leur futur siège. La présidente, Claire Ricciardi, raconte non sans humour ces visites : « On discutait presque de la couleur de la peinture. » C’était avant les élections. Depuis, plus rien. Dans les locaux du boulevard d’Athènes, à l’exiguïté et à l’accueil des usagers au troisième étage s’ajoutent des dysfonctionnements du chauffage,des infiltrations au plafond, l’irritation du voisinage à cause du va-et-vient et surtout une baisse des crédits. Baisse de 42 % au niveau national.
Si Gaudin écrit que « les activités de votre mouvement sont reconnues, notamment l’utilité et la proximité de vos interventions », les promesses électorales n’engagent que celles qui les croient. « La semaine qui a suivi les élections, on a reçu un appel pour dire que l’immeuble rue Sénac, c’était foutu. » Motif invoqué : pas aux normes. Alors que celui du boulevard d’Athènes n’a ni sortie de secours, ni ascenseur…
Pour Nora Preziosi, issue d’une famille de treize enfants et recrutée au titre de « Fadela Amara » locale, la contraception n’est pas une priorité : « On n’a pas de baguette magique,c’est la compétence du conseil général. » « Elle ne réfléchit pas », la flattait son directeur de campagne. La preuve ? Pour cette fille d’immigrés algériens mariée à un Corse, « les gens qui rentrent en France doivent parler français ».
Mardi 26 janvier, le Planning était dans la rue pour dénoncer cet « avortement » du conseil conjugal. Les employées ont entonné l’Hymne des femmes : «  Le temps de la colère, notre temps est arrivé… » Depuis le 23 décembre, en signe de protestation, elles conseillent à même le trottoir.

Articles publiés dans CQFD N°64, février 2009.


[1] http://www.generale-de-sante.fr.

[2] Ouest-France, 22/03/2008. Il est à noter que Générale de Santé est justement un des acteurs santé principal du Plan Cancer lancé par Chirac en 2002.

[3] Le Monde, 08/06/2004.

[4] Affaire du scandale des caisses pivots de l’Assurance maladie (Le Canard Enchaîné,14/02/07 ; Le Parisien, 13/11/07 ; L’Humanité, 13/12/07).





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