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CQFD N°066


À L’ARRACH’

POP SUÉDOISE : C’EST MAUSER QU’ON ASSASSINE !

Mis à jour le :16 avril 2009. Auteur : Georges Broussaille.


ALORS QUE PROSPÈRE le revival du groupe Abba,leurs compatriotes d’Ofog font un malheur avec la reprise du Si j’avais un marteaude Clo-Clo. Mais ils n’ont pas plus de chance de gagner l’Eurovision que de risque de payer des droits d’auteur aux héritiers du martyr électrodomestique : Ofog est un réseau pacifiste passé à l’action directe non violente. Ils ont du mal à encaisser que la Suède soit un marchand de canons discret mais fort réputé. Qu’à cela ne tienne : munis de pinces coupantes et de marteaux, ceux d’Ofog s’introduisent chez un grossiste,sabotent sa quincaillerie et attendent en chantant « Je cognerais le jour, je cognerais la nuit » que la police rapplique. À ses débuts, le 16 octobre 2008, le groupe a frappé un grand coup en organisant deux concerts simultanés.
Chez Saab Bofor Dynamics, des artistes détruisaient au marteau une quinzaine de bazookas, tandis que chez BAE Systems des collègues endommageaient sept canons de 155 mm. Il s’agissait de s’opposer en stéréo à un contrat avec les États-Unis dans le premier cas, avec l’Inde dans le second. Une prestation diversement appréciée : les fans ont adoré, les tribunaux ont fait la gueule. Au lieu d’un disque d’or, 14 mois ferme à se partager à quatre et, pour deux d’entre eux, 20000 euros de dommages et intérêts en guise de royalties. Encouragé par leur public, Ofog poursuit sa tournée. Le 22 mars, chez Saab Aerospace Systems, le concert a été interrompu juste avant le solo de masse qui devait mettre hors d’état de nuire des chasseurs Grippen, vendus à l’Afrique du Sud, l’Inde et la Thaïlande. Ah, si Ofog faisait naître des vocations en France, «  Oh, oh, ce serait le bonheur ! »

Article publié dans CQFD n°66, avril 2009.





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