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Sommaire du N°070
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CQFD N°070



LES BRÈVES DU N°70

Mis à jour le :15 septembre 2009. .

Le panel de la ménagère
Chatel et ses fausses clientes de supermarché, puis Hortefeux et Amara avec leur présélection de vrais jeunes de banlieue ont ouvert la voie. Reprenant sa tournée des usines de France, un exercice qu’il affectionne, le petit Nicolas s’est arrêté le 3 septembre chez Faurecia, équipementier automobile. Ah, la belle image de sauveur du monde ouvrier que les médias s’empressent de répercuter en boucle ! Mais un reporter belge note un phénomène étrange : les salariés autour du Président sont tous de taille réglementaire. Il apprend, et un syndicaliste confirme, qu’il s’agit de figurants recrutés dans d’autres ateliers pour leur « verticalité contrariée ». Si le complexe vire à l’obsession, le Schtroumpf-Président va finir comme Blanche-Neige, mais avec six nains. Grincheux étant exclu du casting.

Tranche génoise
La Cour européenne des droits de l’Homme vient de condamner l’État italien a versé 40 000 euros à la famille de Carlo Giuliani, abattu par un carabinier à Gènes, lors des manifs anti-G8 de 2001. Pourquoi ? Parce qu’un flic a tué ? Parce que le 4X4 a roulé deux fois sur le corps ? Pas du tout. La Cour pense que le carabiniertueur était en situation de légitime défense, mais estime que l’enquête a été un chouia entravée. La justice transalpine persiste à affirmer que les photos et vidéos où l’on voit le flic visant la tête du jeune ne prouvent rien. Et que la balle, tirée en l’air, aurait ricoché sur une pierre lancée par les manifestants !

Bavures au camping
Le 18 août, les premiers résultats de la contre-autopsie d’Ali Ziri, retraité kabyle de soixante-neuf ans, décédé le 11 juin dernier à la suite d’un contrôle policier, n’auront pas retenu l’attention des médias. Pourtant, ils révélaient des « traces d’hématomes qui pourraient laisser supposer qu’il se serait fait tabasser par les flics », comme l’affirment les membres de son comité de soutien. C’est vrai que, cet été, les journalistes avaient des actualités autrement plus brûlantes à traiter, comme les vraifaux disparus du Grand-Bornand, heureusement retrouvés dans un camping du Var, ainsi que l’angoissant rapt de la jeune Julie au camping d’Elne, près de Perpignan, qui s’avèrera n’être qu’une innocente fugue. Il faut bien une hiérarchie dans l’info, coco !

Menace erroriste
La perversité des terroristes est sans borne. Le 2 septembre, sur un quai de la station de métro Denfert-Rochereau,à Paris, un sac de pommes de terre abandonné provoque un émoi policier (mais qu’indifférence chez le public). Le lendemain, à Valenciennes, un sachet plastique contenant des déchets alimentaires entraîne l’intervention des services de déminage. Le même jour,alors que Sarkozy est en virée dans l’Orne, c’est un blaireau empaillé, armé d’un réveille-matin et placé en embuscade sur le parcours du cortège officiel, qui mobilise les forces de sécurité. Actions coordonnées d’une nébuleuse internationale visant à déstabiliser l’État démocratique ? Selon nos sources, la Sdat serait sur la piste d’une mystérieuse cellule Marcel Duchamp.

Humiliation
Le Conseil d’État les estime inaptes à manier le Taser. Selon le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM), cette décision laisse à penser que ses troupes sont composées de « sous-policiers ». Le 2 septembre, le décret du ministère de l’Intérieur de 2008 autorisant le flingue à impulsions électriques pour les policiers municipaux a été annulé par le conseil d’État, saisi par le Raidh (Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme). Il souligne notamment la faiblesse de l’encadrement et de la formation prévus par le décret,sans égard pour la sensibilité de nos gardiens de la paix. Cela paraît logique : on ne met pas des flingues à 50000 volts dans les mains de gus qui sont devenus flics faute de décrocher un CAP d’électricien !


Le panel de la ménagère
Chatel et ses fausses clientes de supermarché, puis Hortefeux et Amara avec leur présélection de vrais jeunes de banlieue ont ouvert la voie. Reprenant sa tournée des usines de France, un exercice qu’il affectionne, le petit Nicolas s’est arrêté le 3 septembre chez Faurecia, équipementier automobile. Ah, la belle image de sauveur du monde ouvrier que les médias s’empressent de répercuter en boucle ! Mais un reporter belge note un phénomène étrange : les salariés autour du Président sont tous de taille réglementaire. Il apprend, et un syndicaliste confirme, qu’il s’agit de figurants recrutés dans d’autres ateliers pour leur « verticalité contrariée ». Si le complexe vire à l’obsession, le Schtroumpf-Président va finir comme Blanche-Neige, mais avec six nains. Grincheux étant exclu du casting.

Tranche génoise
La Cour européenne des droits de l’Homme vient de condamner l’État italien a versé 40 000 euros à la famille de Carlo Giuliani, abattu par un carabinier à Gènes, lors des manifs anti-G8 de 2001. Pourquoi ? Parce qu’un flic a tué ? Parce que le 4X4 a roulé deux fois sur le corps ? Pas du tout. La Cour pense que le carabiniertueur était en situation de légitime défense, mais estime que l’enquête a été un chouia entravée. La justice transalpine persiste à affirmer que les photos et vidéos où l’on voit le flic visant la tête du jeune ne prouvent rien. Et que la balle, tirée en l’air, aurait ricoché sur une pierre lancée par les manifestants !

Bavures au camping
Le 18 août, les premiers résultats de la contre-autopsie d’Ali Ziri, retraité kabyle de soixante-neuf ans, décédé le 11 juin dernier à la suite d’un contrôle policier, n’auront pas retenu l’attention des médias. Pourtant, ils révélaient des « traces d’hématomes qui pourraient laisser supposer qu’il se serait fait tabasser par les flics », comme l’affirment les membres de son comité de soutien. C’est vrai que, cet été, les journalistes avaient des actualités autrement plus brûlantes à traiter, comme les vraifaux disparus du Grand-Bornand, heureusement retrouvés dans un camping du Var, ainsi que l’angoissant rapt de la jeune Julie au camping d’Elne, près de Perpignan, qui s’avèrera n’être qu’une innocente fugue. Il faut bien une hiérarchie dans l’info, coco !

Menace erroriste
La perversité des terroristes est sans borne. Le 2 septembre, sur un quai de la station de métro Denfert-Rochereau,à Paris, un sac de pommes de terre abandonné provoque un émoi policier (mais qu’indifférence chez le public). Le lendemain, à Valenciennes, un sachet plastique contenant des déchets alimentaires entraîne l’intervention des services de déminage. Le même jour,alors que Sarkozy est en virée dans l’Orne, c’est un blaireau empaillé, armé d’un réveille-matin et placé en embuscade sur le parcours du cortège officiel, qui mobilise les forces de sécurité. Actions coordonnées d’une nébuleuse internationale visant à déstabiliser l’État démocratique ? Selon nos sources, la Sdat serait sur la piste d’une mystérieuse cellule Marcel Duchamp.

Humiliation
Le Conseil d’État les estime inaptes à manier le Taser. Selon le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM), cette décision laisse à penser que ses troupes sont composées de « sous-policiers ». Le 2 septembre, le décret du ministère de l’Intérieur de 2008 autorisant le flingue à impulsions électriques pour les policiers municipaux a été annulé par le conseil d’État, saisi par le Raidh (Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme). Il souligne notamment la faiblesse de l’encadrement et de la formation prévus par le décret,sans égard pour la sensibilité de nos gardiens de la paix. Cela paraît logique : on ne met pas des flingues à 50000 volts dans les mains de gus qui sont devenus flics faute de décrocher un CAP d’électricien !

Putsch préfectoral
« Désormais, il n’y aura plus de personnes mises à la rue, plus d’expulsions sans une solution de remplacement », tonnait Christine Boutin, alors ministre du Logement, le 12 mars 2009. Six jours après, le maire de Septèmes-les-Vallons (13), enthousiasmé par cet élan de bravoure et de justice sociale, prenait un arrêté interdisant « toute expulsion locative dans le parc des logements sociaux ». Mais le préfet a aussitôt saisi le tribunal administratif, qui a suspendu l’arrêté le 28 août. L’avocate du maire s’est « étonnée qu’un représentant de l’État ne respecte pas la volonté d’un ministère ». De deux choses l’une : ou Boutin a menti, ou le préfet et ses juges sont entrés en rébellion ouverte contre le gouvernement. Ça doit être ça…

On dirait le Sud
« C’est l’heure de l’apéro ! » Le secouriste de La Caleta, plage de Cadix (Andalousie), a été muté. Le chef n’appréciait pas son humour au mégaphone. Juan García, alias El Ardentía (« aigreur d’estomac »), n’est pourtant pas un mauvais bougre : « Chers usagers, attention, on nous signale une invasion de méduses bien vicelardes. » Ou : « Demain, apportez une petite laine, le vent va tourner. » Membre de la chorale Les Robots ménagers, Juan est une figure locale. Les baigneurs protestent contre la sanction. C’est que le lieu est spécial : en période de carnaval, nombre de riverains s’installent jour et nuit sur le sable avec table, sofa et abat-jour, pour être sûr de ne rien rater. « Il est 21h, mon service est terminé, à demain, vous avez intérêt à revenir, j’ai mémorisé tous vos visages ! »

Cours, feignasse !
Le 27 septembre 2009, les demandeurs d’emploi d’Indre-et-Loire sont invités par la direction du travail à courir en équipe avec des professionnels de l’insertion pour les épreuves sportives « 10 et 20 kilomètres de Tours ». Histoire de cavaler aux côtés de chefs d’entreprises locales, recruteurs potentiels. La « philosophie » du machin établit que recherche d’emploi et compétition sportive font appel aux mêmes « moteurs » et autres « ressorts », selon la terminologie en vigueur. Les chômeurs qui échouent à franchir la ligne d’arrivée seront abattus sur-le-champ.

Sans gènes
Perpignan, le 12 août 2009 : le glaive de la justice s’est abattu sur la nuque de Yann et Pierre, étudiants poursuivis à l’issue des mobilisations anti-LRU (lire CQFD n°69). Verdict : 550 euros d’amende (200 pour outrage à professeur et 350 de frais de justice), plus un mois de zonzon avec sursis pour refus de saliver leur ADN. Ou comment, avec un dossier plus creux qu’une carie, la justice se paie deux jeunes activistes au nom de l’impérieuse obligation de ce fichage high-tech, auquel on soumet un segment de plus en plus large de la population. Créé par le PS, le Fichier des empreintes génétiques (Fnaeg) compterait aujourd’hui plus d’un million d’abonnés. Le jour des primaires socialistes, on aura le droit de leur voter notre ADN à la figure ?

Mathieu contre les racailles
Chaud ! Le 8 septembre, en direct sur France 2, on sentait Xavier Mathieu, délégué des Contis condamné pour les dégradations à la sous-préf de Compiègne, à deux doigts d’emplafonner le cuistre Frédéric Lefebvre (et Yves Calvi !), qui le traitait de « syndicaliste-voyou ». On escomptait un beau moment de télévision à l’ancienne, mais Mathieu – heureusement pour lui, sans doute –, sut maîtriser sa juste colère et rappeler d’où venait la violence : des délocalisations, du mépris, d’un gouvernement et d’un patronat retors qui poussent les prolos à bout. N’empêche qu’on aurait bien aimé que…

Article publié dans CQFD N°70, septembre 2009, actuellement en kiosques.






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