UELLE REVUE donne la parole
aux « Éros et Thanatos de la
franche rigolade" ? » Aaarg… je
meurs (Aaarg… je meurs c’est
le titre). Quelle ligne claire pousse au
cauchemar spatio-pédophobe ? Celle
d’Alph… (ainsi signée). Quelle maison
d’édition publie une histoire sortie
d’une maison de correction ? Même
pas mal (qu’elle s’appelle).
Ce beau volume de « gentillesses et
méchancetés illustrées » (c’est le
sous-titre), mêle signatures célèbres
et obscures. Au détour de pages
sombres, on croise des répliques
savoureuses (« T’as ma parole de syndicaliste
»), des mauvais garçons
(Olivier Texier est crès, crès méchant,
les enfants), de l’Histoire avec du H
(un dossier sur Eric Drooker, figure de
l’underground new-yorkais, un autre
sur Emory Douglas, graphiste des
Black Panthers) et de la bonne grosse
déconne déjantée.
Le tout est cuisiné en équipe(s) : un
collectif (Aaarg), un éditeur (Même
pas mal), une asso (Distant District).
23 auteurs, 160 pages. C’est le bordel.
À la fin, Cha nous montre la joie du
sien. À Pézenas, on me comprend.

Article publié dans CQFD n°73, décembre 2009.