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CQFD N°004


GESTION GLACANTE DE LA CANICULE

LA CHARITÉ SE FOUT DE L’HÔPITAL

Mis à jour le :15 septembre 2003. Auteur : Hartal.

« Plus jamais ça », ont crié les pouvoirs publics après la grande peste du mois d’août. Résultat : la promesse d’un jour de repos en moins pour les salariés, histoire, sans doute, qu’ils s’usent un peu plus vite et arrivent à l’hôpital un peu plus tôt. Et qu’ils endurent à leur tour la ruine d’un système de soins laminé par la course au fric.

La récente hécatombe de petits vieux, grabataires et handicapés, sacrifiés parce que les riches ne veulent plus payer pour la santé des pauvres, a impressionné l’électeur et le téléspectateur moyens. Malgré la « retenue » des reportages, ils ont eu un avant-goût de ce qui les guettera lorsqu’il auront atteint l’âge de péremption : croupir seul dans un galetas ou sans soins dans un mouroir parce que l’été on ne remplace plus, ou si peu, les aides à domicile et les soignants en congés. Puis, en cas d’hospitalisation, agoniser dans sa pisse sur un brancard dans un couloir surchauffé. [1]

Rien que pour la première quinzaine d’août, la gouvernement avouait à la rentrée un surplus de 11 500 décès, soit quatre fois le bilan de la frappe d’Al Qaïda sur New York. Conformément à leur mission, les différentes voix de l’appareil médiatique se sont employées à embrouiller les causes de la tragédie. Pour cela, elles se sont fondées sur l’argumentaire que Patrice Pelloux, qui dirige, entre deux conférences de presse, les Urgences de l’hôpital St-Antoine à Paris, leur a fourni clés en mains. Interviewé par tous les grands médias après son « coup de gueule » du 10 août, l’incontournable de l’été parlait déjà en futur ministre de la Santé. Oui, a-t-il déclaré en substance, il manque des lits, mais c’est une tragédie qui nous interpelle tous, l’heure n’est pas à la polémique, etc. Le 29 août, sur France-Inter, il affirmait que « ce pauvre gouvernement, il y est pour rien » (sic) et assurait qu’il avait « juste attaqué une évolution de la société vers plus d’égoïsme ».

Comprendre ce qui s’est passé ? C’est pourtant simple, et le porte-parole du mouvement des urgentistes de l’hiver dernier est bien placé pour le savoir : les soignants ne sont pas assez nombreux, les équipements et les médicaments performants manquent, on supprime des lits, on ferme des services, des maternités et des hôpitaux. Il est donc fatal que des malades meurent parce qu’on n’a pas pu les soigner, ou pas assez longtemps, ou qu’on a les a mal soignés et qu’ils ont attrapé une infection, etc. Et cela toute l’année, pas seulement quand il fait trop chaud ou trop froid.

Les coupables de ces désastres sont bien connus : ils appartiennent indifféremment à la gauche et à la droite et se sont attachés, sans relâche, alternativement et complémentairement, à démanteler le système sanitaire imposé après 1945. Les choses ont commencé dès 1967, avec les ordonnances de de Gaulle mettant à la charge des assurés le tiers du prix des médicaments et plaçant la Sécurité sociale, jusque-là paritaire, sous la coupe de l’Etat. Dans les années 70, on a installé le numerus clausus, à peine assoupli récemment, dans les écoles d’infirmières et de médecins. En 1982, le ministre communiste de la santé, Jack Ralite, qui aujourd’hui fait le joli cœur auprès des intermittents, instaura le budget global des hôpitaux, forçant ceux-ci à des économies taillées sur le dos des malades.

Par la suite, les mesures restreignant les soins médicaux se succèdent à un tel rythme qu’il serait fastidieux de les énumérer toutes. Notons en vrac la hausse des cotisations, la baisse des prestations remboursées, le forfait hospitalier, les difficultés pour obtenir les 100%, dont pâtissent surtout les cancéreux, les sidéens et tous les grands malades… A quoi s’ajoute le plan Juppé instaurant la durée moyenne d’hospitalisation (DMH). Désormais, les budgets globaux des hôpitaux négociés chaque année par les directions sont fondés sur les durées moyennes calculées par intervention. Si, pour cause de polypathologies (qui affectent notamment les vieillards), un malade n’est pas « guéri » au terme des jours réglementairement alloués à son cas, il faut le transférer ailleurs, s’il y a de la place, ou bien le foutre dehors. Sinon, l’hôpital risque de voir sa dotation réduite. En résumé : faire du chiffre, et vite.

Le même esprit caractérise les critères d’attribution de la Couverture maladie universelle (CMU), calculés par Martine Aubry de manière à ce que les allocataires du Minimum vieillesse en soient exclus. Suite avec le récent paquet de mesures raffarinniennes : réduction des budgets alloués aux vieux, restriction dans les critères d’attribution de la CMU et de l’Aide médicale d’Etat pour les étrangers dits clandestins, et encore des suppressions de lits. Et ce n’est qu’un début.

Toutes ces sombres coupes sont comblées par les personnels qui travaillent à flux tendus. Cet été, les ministres les ont flattés grossièrement. Certes, ils sont « dévoués », mais pas plus que les autres salariés, et quand on les pousse à bout, ils commettent fatalement des erreurs, au détriment des malades. Quand on préfère, parce que certains y trouvent intérêt, prescrire des antibiotiques excédentaires plutôt que d’assurer l’hygiène des locaux et des matériels - ce qui demande de l’argent et du personnel -, il survient forcément un surcroît d’infections. Jusqu’à cette année, le ministère reconnaissait dix mille morts par an dans les hôpitaux [2]. Ce chiffre plancher ne prend pas en compte les décès dus à des erreurs médicales ou infirmières, aux pertes occasionnées par des opérations ajournées ou refusées pour cause d’enveloppe épuisée.

On se souvient que le trio Chirac-Jospin-Kouchner a refusé les quatre-vingt mille embauches que les personnels soignants en lutte avaient réclamé durant l’hiver 2001-02. Ces manques se sont forcément payés de dizaines de milliers de morts, parfaitement évitables, parfaitement acceptées. A part les rédacteurs de presse, tout le monde le sait, mais qui dressera la statistique ?

Paru dans CQFD n° 4, septembre 2003


[1] Le calvaires des deshydratés ne prenait pas fin avec la mort, puisque, selon France-Culture, « à Paris, il faut attendre jusqu’à quinze jours pour se faire enterrer » (15/8/03).

[2] Le fantômatique Institut national de veille sanitaire, qui a découvert la canicule dans les journaux, a revu à la baisse les statistiques de la mortalité hospitalière, divisant par deux les décès dûs aux infections.





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> L’HÔPITAL se moque de la Loi
SARTORI Jacques | 1er mars 2005 |

Phénomène de société N° 2

Canicule

La canicule n’a été que le vecteur déclenchant d’une l’hécatombe. Les causes directes des dysfonctionnements se conjuguent au passé :

1e Non-respect de la loi depuis de nombreuses années : • Décret 74-27 du 14 janvier 1974 Chapitre III article 52 et chapitre II, art. 38 Ces textes impliquent le directeur d’établissement et le chef de service à prendre les mesures nécessaires en cas de surcharge du service des urgences et la présence d’un personnel compétent. Le manque de rigueur dans l’application des textes explique l’absence de renfort, tant en hommes qu’en moyen, aux moments les plus cruciaux. Dans un premier temps le directeur d’établissement et le chef de service devaient pouvoir faire face à l’afflux des patients en appelant ces « renforts programmés » puis alerter l’institut de veille sanitaire en constatant la persistance du phénomène et l’aggravation d’une situation qui devenait catastrophique. Méconnaissance de la loi depuis 31 ans ou volition déterminée ?

• Décret n° 95-647 du 8 mai 1995 du Code de la Santé Publique : Art D.712-53, D 712-54,D.712-55, D.712- 60, D.712-62, D.712- 65 et 65-1-2-3-4 Des lois claires, sans aucune ambiguïté qui imposent les directives concernant l’accueil, l’orientation, les lieux et les soins que tout patient doit trouver ou recevoir dès son arrivée au service des urgences d’un hôpital. Des lois qui exigent la présence et les compétences d’un médecin qui assure l’examen de tout patient à l’arrivée de celui-ci mais aussi la présence d’un personnel qualifié apte à seconder ce médecin. 10 ans laxisme ou de mauvaises volontés ? …

2e Utilisation de personnel non-compétent à des postes de très hautes importances • Fonctions d’une infirmière : Rôle sur prescription médicale. Actes en présence du médecin Dans aucun cas elle ne peut, seule, assurer le poste d’accueil, décider de faire attendre, de l’état d’urgence, des priorités, de l’orientation ou des soins avant qu’un médecin ait diagnostiqué puis indiqué la thérapie. • Fonctions d’un aide-soignant : Aide de l’équipe soignante • Fonctions d’un administratif : Remplir des fonctions administratives • Fonction d’un externe : C’est un étudiant qui apprend sous l’autorité du médecin

3e Absence de recrutement et de formation de personnel médical et para-médical • malgré la pénurie prévisible engendrée par la réduction du temps de travail • malgré l’afflux progressif, depuis plusieurs années, de patients qui se présentent au service des urgences : 80 à 85 % d’entre eux ne réclament qu’une simple consultation.

4e Médicale : • Défection des médecins de ville due au confort, à l’insécurité… ( = surcharge du service ) • Charges de travail importantes et pénibles des séniors, des médecins et des internes qui doivent traiter les cas urgents ( 15à 20% ) et bénins avec toutes les tracasseries administratives… 12 000 000 de passages / an

5e Incapacité des Pouvoirs politiques et administratifs • A imaginer le demain ou l’après-demain : une catastrophe, une épidémie voire même une pandémie peut frapper effroyablement toute une population. • A observer ou à faire appliquer le simple principe de précaution qui impose le respect des règles fondamentales de la déontologie et de la Loi Les conséquences engendrées par ces dysfonctionnements se sont chiffrer par le décès de nombreux patients dépendants, en état de faiblesse extrême car ils ont été confrontés à :

Des services d’urgences surchargés aussi bien en amont qu’en aval, Des médecins débordés qui n’ont pas eu les renforts déclenchés par l’afflux des patients, Du personnel para-médical en nombre restreint, Des locaux d’urgences inadaptés, Des S A M U submergés par des multitudes d’appels, Des pompiers qui ne pouvaient pas répondre à toutes les détresses, Des Médecins de ville sur tous les fronts, ( ceux présents en ces jours de grands congés ) Des maisons de retraite dépassées par les événements, Et des particuliers esseulés incapables de trouver la voie du salut et de la vie, Et d’autres parce que tous les services étaient saturés.

Un effroyable gâchis dû à l’imprévoyance, à l’incapacité de profiter des expériences du passé : Le professeur Jean-Louis SAN MARCO, directeur du laboratoire de santé publique de Marseille aurait, lui, très bien géré l’ensemble de la situation avec des méthodes d’une simplicité remarquable. Une précédente expérience désastreuse aurait servi de leçon… Une leçon que « nos hautes sommités médicales » n’ont certainement pas retenue ou comprise

Certaines vérités se heurtent à certaines frontières !

Aurait-on volontairement mis en danger la vie de personnes âgées en n’appliquant pas la Loi ?

Je me pose des questions dès que j’apprends le décès d’un gosse ou d’une personne dépendante : • qui a décidé de son sort ? • qui a estimé qu’il pouvait attendre et que d’autres cas étaient prioritaires ? • au bout de combien de temps a-il été vu par un médecin ? • un diagnostique plus précoce, effectué par un médecin, comme l’exige la loi, aurait-il pu le sauver ?

Les faits : de connaître des Lois, de ne pas les mettre en application, de savoir que cette non-application peut causer de graves traumatismes et aller même jusqu’à la mort, s’apparentent à quels délits ? …

Après le sida, le sang contaminé, le sérum de croissance, la vache folle, la pneumopathie atypique, la canicule, la légionellose, la bronchiolite ; la toute petite maladie qui tue et tous les traumatismes et décès pour autres causes de dysfonctionnement, il est grand temps de mettre en place un calendrier de mesures correctives qui répondent aux besoins réels de la population et qui soient en phase avec les systèmes d’organisation et de gestion de notre époque. Il est grand temps de structurer le service des urgences car c’est lui, en première ligne, qui est susceptible de faire face à toutes les attaques et catastrophes prévisibles ou inattendues.

Chaque famille est directement concernée par cette affaire. Il est inconcevable et inacceptable que la vie d’un seul enfant, d’une personne dépendante ou en état de faiblesse soit mise en danger pour une question de fric, d’autant que la visite et le passage au service des urgences d’un hôpital ne sont pas gratuits et que les parents, la sécurité sociale, les assurances ou les services sociaux couvrent la totalité des dépenses.

Il a fallu une hécatombe pour faire admettre l’urgence et la nécessité d’une prise de conscience.

Faut-il d’autres centaines de milliers de morts pour démarrer et accélérer les actions correctives ?

Ou faut-il incriminer nos hauts responsables politiques et administratifs ? J S

PS : Vous pouvez lire le rapport d’expertise parlementaire sur la canicule. Il est édifiant. Cet été je vous jure que « nous étions prêt » à aborder toutes les canicules du monde. Cet hiver une grippe et une gastro réunis : et bien ça !… ce n’était pas prévu. Et demain ? ? ? PSS : si la nature de ce texte vous interpelle je vous en ferai parvenir d’autres.

> LA CHARITÉ SE FOUT DE L’HÔPITAL
wira | 12 février 2005 | abr
D’accord avec Tout.Mais alors ..Que faire ? j’ai moi même était Témoin de certains faits inadmissibles dans le milieu hospitalier.J’en ai aussi entendu des vertes et des murs de désolations de la part, ou de malades ou d’accompagnateurs de malades .A différentes reprises ,hopital ou clinique,je me suis heurtée avec le personnel pour leur ,ou incompétence ou indifférence, vis a vis des personnes agées ( personnel soutenu par leur supérieur qui est venu personnellement me sermoner pour « insulte » à une infirmière.Je vous décris la scène : j’arrive dans la chambre de « X » dont je suivais le déroulement des soins qu’on lui apportait chaque jour .Personne agée,mal -entendante,handicapée à 90%.je m’apperçois avec effroie qu’une jambe a une plaie ouverte ,le drap est couvert de sang.Mon sang a moi ne fait qu’un tour (pourtant habituée a ce genre de situation ).je savais qu’il était inutile de « Sonner ».Elles ne viendraient pas ,alors je me dirige illico vers le bureau où papottent tranquillement les Filles de salle(soignantes/aide-soignantes/infirmières)j’avais tenu plusieurs jours (je me l’étais promis ) sans faire de Scandale ,malgré tous les incidents qui m’y auraient autorisé .je signale ,très courtoisement, ce que je viens de voir sur la Personne « x ». Petit apparté:Le milieu médical est composé d’Êtres se considérant comme irréprochables/ intouchables et supérieurs ..en genre et en nombre . D’un signe de tête (avec moi ,on évite de ne pas me regarder dans les yeux ) Elle fait mine de m’avoir entendu,elle articule briévement « ON arrive » et replonge dans sa discussion avec sa semblable .Le CHOC ! Habituée à ce ..« ON ARRIVE » .je rétorque immédiatly « Pardon ? Vous arrivez ? Dans combien de temps ? » Réponse aussitôt imprégnée de la banderole « Infirmière..Don’t touch » et significative de « Vous n’avez rien a dire ..Sortez » :« …mais quand on le pourra ! » çà ! il fallait pas ! Je reviens sur mes pas ,ose l’entrée du bureau qui leur sert de bouclier et ..(c’est vrai ,j’ai haussé le ton)..d’un :« Moi ,je VOUS dis que Vous allez bouger votre arrière train IMMEDIATEMENT et allez soigner la plaie ouverte de »X« TOUT de SUITE sinon je porte plainte et en informe le Directeur sur le champ. » je le disais précédemment,d’habitude,ELLES ne viennent Jamais à la sonnerie du malade qui demande de l’Aide qu’après un certain temps…voire …longtemps..(quand Elles viennent .. !je vous en raconterez une autre ) j’ai tourné les talons….2mn ont suffit pour les voir se précipiter dans la Chambre . 10mn pour m’entendre accusée ,de la Part du Médecin de Service ,de mon impertinence et insulte envers le personnel soignant ..à savoir ,le mot « Arrière Train » ,en a Choqué plus d’un . Choquer ! j’ai buté et utilisé son propre Verbe pour ,moi même,l’assaillir a mon tour de :« ..et Vous ne trouvez pas CHOQUANT , »VOUS« ,en tant que médecin ,qu’une de »Vos« patiente (j’appuyais avec délice sur certains mots )soit trouver dans son lit Baignant dans son Sang (alors que ,chose oubliée par moi ..j’avais appris auparavant par sa voisine de couchage qu’ELLES avaient »vu" cela ,et qu’ELLES devaient Venir la soigner). Bref ,je ne lui ai pas laissé placer un Mot (ou si peu ..tout en restant correct )afin de lui prouver qu’ils n’étaient pas des DIEUX infaillibles et que ,où est la Justice et la Vérité,il y a de la place pour.. Tout l’monde. Pour en revenir aux « Appels » incessants qui proviennent des chambres des malades sous forme de « Biiiiiiiiiip » .Récemment encore, j’ai été témoin de l’insupportable ….à mes oreilles . il devait y avoir 4/5 chambres qui séparaient celle qui « Biper » d’avec celle où j’étais .D’ailleurs, elle était au fond du couloir.La sonnerie raisonnée depuis …..un certain temps…. et commencer a agacer les autres et moi même…d’autant qu’elle était maintenant accompagnée d’une Voix qui Hurlait… ( nan !Vous allez rire … !) ..« A moiiiiiiiiii A moiiiiiiiiiiiii » A maintes reprises,je sortais dans le couloir pour voir si ….« ELLES » intervenaient .Que néni ! « Elles »..étaient pourtant dans ce dit-couloir,occupées à leurs Occupations . Alors, exemple : Les unes entraient ou sortaient d’une pièce.Les autres allaient d’un endroit à un autre..mais le plus stupéfiant (je vous jure …) c’étaient « CELLES » qui papotaient (vous comprendrez que je dérange encore ,la majuscule,pour appuyer mes mots )..devant un chariot ,non loin de moi et qui ( à moins d’être Sourd ) ne réagissaient nullement a cet « Appel au secours » . NOn là , je croyais Rêver .C’était infernal d’irréalisme .Alors ,avant de monter a nouveau sur mon Pur-sang, je me suis dévouée, encore une fois,pour venir en aide a celle qui semblait agoniser par son « Amoiiiiiiiiiiiiiiiii » En fait, c’était une femme nue,disons le, énorme, qui n’arrivait pas a se relever du siège des toilettes exigus de sa chambrée. Bon,d’accord,ce n’était pas bien grave,mais ,çà aurait pu l’être … ! ni une ,ni deux ,je me dirigeais d’un pas (non,pas nonchalant ..)plutôt ennervé/agacé voire même …irrité vers les Damoiselles en blouse blanche qui feignaient toujours de ne pas entendre la voix achurée de la plaignante (qui avait repris de plus belle quand j’ai tourné le dos,car ,je vous explique,elle était Italienne à l’accent tranchant et elle devait croire que je l’abandonnais dans les W-C.) A leur niveau,je leur demande :Pourquoi PERSONNE ne répond aux CRIS qui proviennent de la chambre du fond ?« Souriez..Vous êtes filmez .. ! je vous la sort ? Reponse :: » EUH quoi ? où ? qui ? On a pas entendu !" Bon ! je ne vous dis pas que ..:je me suis exprimée avec …modération .Ce serait faux ! j’ai bien sonorisé la suite.. de ma formulation ..envers Elles et contre toutes …et puis je me suis cassée ..parc’que là .J’avais ma dose . Vous parlerais-je encore et encore de tous ces instants ..instructifs mais destrutifs …de mes passages Hospitaliers .L’eau du lavabo qui refuse d’aller au dodo ,la clim’ qui ne fonctionne pas en pleine canicule tout comme le distributeur d’eau sensé hydrater les malades ou les pauvres visiteurs supportant l’ambiance délabrée des états d’esprit comme des lieux .Les cris ou gémissements de ceux qu’on oubli volontairement de peur d’attraper leur maladie…vieillesse ennemie. Oh rageeeeeeee ….Desespoirrrrrrrrrrr Oui mais !Que Faire ? devant tant de mépris,de bétise,d’attitudes endurcies par la vie …tant …de ceux qui sont dans les lits que de ceux qui les y ont mis . Tout l’monde a besoin de tout l’monde ..depuis que le monde est monde ….chante le chanteur averti . Responsables ….surtout et avant Tout … Ceux qui se taisent . @ ciao Bonsoir.
 

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