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CQFD N°004



L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR, MAIS IL A DES COUILLES

Mis à jour le :15 septembre 2003. Auteur : Pierre Tévanian.


Lorsqu’on a dix minutes à tuer et qu’on a un exemplaire du magazine Capital sous la main, on n’a pas forcément envie de s’attaquer à l’entretien accordé par le sociologue Robert Rochefort, intitulé « les Français sont conscients de la nécessité des réformes », et sous-titré « selon lui les mouvements sociaux actuels ne sont pas représentatifs de l’opinion ». On sautera aussi bien l’article sur les retraites qui « n’ont pas plus mobilisé que la gay pride » et celui sur « les dix gaspillages à supprimer d’urgence » à la Sécu. Comme « les petits secrets de Jean-Claude Trichet », patron de la banque de France, ne nous captivent guère non plus (ses goûts artistiques, sa « passion » pour Saint-Malo…), on s’arrête à la page consacrée aux « douze meilleurs entrepreneurs français en matière d’internet », et on remarque, amusé, que n’y figure qu’une seule femme, et encore, pas seule : elle est l’associée du Monsieur. On a enfin trouvé son passe-temps : parcourir l’ensemble des illustrations du journal (publicité non comprise) et comptabiliser les portraits d’hommes et de femmes, pour mesurer quelle place ces-dernières occupent dans le monde merveilleux du Capital. Le résultat est éloquent : sur 118 personnes apparaissant en photo dans le magazine, 99 (soit 84%) sont des hommes, et 19 (soit 16%) sont des femmes. Parmi cette minorité, 11 (soit 58%) sont des « entrepreneuses », des employées subordonnées ou des figurantes, 8 (soit 42%) sont des mannequins, illustrant par exemple des articles sur l’économie de la mode. Sur les 99 hommes, on compte en revanche zéro mannequin (soit 0 %). Ces chiffres reflètent assez bien la réalité de la haute économie hexagonale, puisque seulement 6,3 % des administrateurs des cinq mille plus grandes entreprises françaises sont des femmes. Celles-ci, en revanche, occupent 85 % des emplois à temps partiel, l’une sur deux contre son gré. A part ça, le sexisme, ça n’existe qu’en banlieue…

Paru dans CQFD n° 4, septembre 2003






>Réagir<

L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR, MAIS IL A DES COUILLES
mrlouis | 15 avril 2006 |
Si nous avions autant de « couilles » que nos femmes, la France n’en serait certainement pas où nous l’avons entraînée. > L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR, MAIS IL A DES COUILLES
remi plume | 4 décembre 2004 |
l’argent a une odeur, il sent bon. Qui n’a jamis reniflé une liasse de billets neufs ? L’encre fraîche a une odeur délicieuse. Parlons de l’emploi des femmes - C’est une injustice flagrante. Il faut dire qu’elles ont aussi d’autres moyens pour gagner du fric que de s’inscrire à l’ANPE ou de chercher un emploi salarié. D’autre part, faire une statistique sur la répartition de la représentation publicitaire de chaque sexe dans Capital me semble tout à fait loufoque. De toute évidence, les femmes jouent un rôle différent de celui des hommes dans la société et elles savent tirer les ficelles de ces pauvres pantins que sont les hommes.
 

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