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CQFD N°004


FEUILLETON

COUPE DE L’AMÉRICA : MARSEILLE BOIT LA TASSE

Mis à jour le :15 septembre 2003. Auteur : Lionel Raymond, Olivier Cyran.

Depuis juillet, la mairie de Marseille « hisse les couleurs de la France » en faisant battage pour l’accueil en 2007 de la Coupe de l’America, une course à voiles pour milliardaires. Si le jury suisse lui donne satisfaction, les bétonneurs ne verront plus aucun frein à l’accomplissement de leur rêve : transformer une ville prolo en marina de luxe. Déjà, la candidature marseillaise fait sentir ses dégâts. Et son appareil de propagande.

Une rumeur qui soulage circule depuis fin août dans les couloirs de la mairie : c’est râpé pour Marseille. Les hommes d’Alinghi - le « team » suisse du milliardaire Ernesto Bertarelli - chargés de sélectionner la ville qui accueillera la Coupe de l’America en 2007 auraient d’ores et déjà jeté la candidature marseillaise à la poubelle, épouvantés par la « saleté » et les « risques de grèves ». Si la décision finale, attendue pour la mi-novembre, devait confirmer cette rumeur, il faudrait décerner une médaille à tous les bons citoyens qui balancent leurs papiers gras par terre. Et offrir le champagne aux éboueurs dont le mouvement de grève, en juin dernier, avait coïncidé avec la visite d’une délégation helvétique venue évaluer le « potentiel » de la ville. Le spectacle des poubelles s’entassant rue Paradis et des rats gros comme des belettes cavalant sur les trottoirs avait déchaîné la fureur du maire Jean-Claude Gaudin, fustigeant « certains grévistes » qui « nous poignardent dans le dos ».

Si seulement c’était vrai… Pour l’heure, les seuls coups de poignard sont pour la ville et pour ses pauvres. La candidature marseillaise a en effet un enjeu tout autre que sportif : faire parler d’elle dans les revues à papier glacé, appâter les investisseurs, donner un coup de fouet à la spéculation immobilière, accélérer le processus de nettoyage du centre-ville et de transformation d’un bastion prolétaire en station balnéaire. Si Marseille gagne la Coupe, ce sera une formidable aubaine pour les bétonneurs. Mais dans le cas contraire, ils ne seront pas perdants non plus. « Coupe de l’America ou pas, on le fera ! », a ainsi lâché Jean-Claude Gondard, le secrétaire général de la mairie [1], à propos du futur port de plaisance censé accueillir les voiliers de l’America. D’un coût estimé à 83 millions d’euros (mais à Marseille les devis sont toujours sujets à inflation), le projet vise à installer d’ici avril 2005 une marina de luxe et un « village » de VIP au « J4 », tout près du Vieux Port et de ses quartiers populaires. L’accueil des torpilles à voile de Suisse et de Nouvelle-Zélande offre un superbe prétexte à la mise en œuvre de ce rêve immobilier à destination des yachts de la Côte d’Azur. Et si le prétexte disparaît, comme dit Gondard : « on le fera » quand même.

Comme l’a montré Barcelone avec ses JO dévastateurs, les grands évènements sportifs internationaux laissent derrière eux des villes coupées au sécateur, pasteurisées, affadies et prohibitives. A Marseille, cependant, ce processus de reconquête - pardon, de « requalification », comme ils disent à la mairie - est déjà en cours. Et déjà, probablement, irréversible. Cette ville était la seule de France où le Rmiste pouvait vivre à cinq minutes de la mer, où l’immigré comorien ne faisait pas tache sous l’arc de triomphe, où les villas n’avaient pas éliminé les cabanons, où le jeune à capuche et de parents algériens n’était pas d’emblée perçu comme hostile et banlieusard. Ici, la banlieue est dans le centre, et l’hostilité, dans les quartiers riches du sud. Ça n’est pas idyllique, encore moins pittoresque (la misère a le même sale goût partout), mais ça reste une exception à l’ordre social des choses, un sanctuaire épargné par les yuppies dorés sur tranche, les palmiers « à la cannoise » et les résidences gardiennées qui salopent toute la côte. D’où sa mauvaise réputation.

Et c’est justement ça qu’ils veulent casser. « L’image » de la ville. Autrement dit, sa population. Porte d’Aix, le petit marché aux babioles a été viré il y a un an pour céder la place à un parking grillagé. A Belsunce, les meublés qui logeaient les vieux travailleurs immigrés se métamorphosent en immeubles pimpants pour « Parisiens-TGV » (voir encadré). A Noailles, quatre-vingts caméras de vidéosurveillance traqueront dès l’année prochaine les petits revendeurs de cigarettes hors taxes. Près de la Corniche, la villa Valmer va être rénovée aux frais de la ville (pour un coût de 860 000 euros) afin d’héberger le bureau régional de la Banque mondiale. A Mazargues, un terrain municipal vient d’être vendu à Kauffman & Broad pour la construction d’un lotissement privé. Dans les quartiers s’étendant du centre jusqu’à la Joliette, le pharaonique projet Euroméditerranée (1 milliard d’euros jusqu’en 2010) doit déverser bureaux, logements de standing et infrastructures de choc, sur le modèle de la Défense. Même dans la pauvrette rue Duverger, avec ses chats borgnes et ses garages cabossés, la mairie préempte à tout va pour s’approprier le moindre mètre carré, en prévision de la curée immobilière à venir. Les loyers s’envolent et le petit train à touristes est pris d’assaut. Marseille, c’est déjà un peu Marseille-en-Provence…

« Dix ans de gagnés »

Toutefois, une agglomération comme celle-là ne se calibre pas d’un coup de pelleteuse. Reconquérir une ville marquée par des siècles d’immigration, de prolétariat et de débrouille, c’est compliqué et ça prend du temps. Pour accélérer les choses, rien de mieux par conséquent qu’un événement de prestige, sportif de préférence, propre à enflammer les esprits et à les détourner du grand blanchissage qui l’accompagnera. « La Coupe de l’America sera un levier fantastique pour accélérer nos projets, s’émerveille François Jalinot, directeur de l’Action économique et du Développement immobilier. Grâce à elle, nous pourrons faire en cinq ans ce que nous devions faire en quinze. [2] » En moins cru, Gaudin ne dit pas autre chose : « La ville gagnera dix ans en matière d’infrastructures et de développement économique. [3] » Les vautours ne font même plus semblant : ils veulent booster la casse. A peine annoncée la candidature de Marseille, un « comité de parrainage économique de la Coupe » s’est créé toutes voiles dehors. On y trouve le groupe Accor, qui annonce l’ouverture de « deux hôtels de classe internationale » d’ici 2006, pour que Marseille devienne « une vraie destination de congrès ». On y trouve aussi France Télécom, qui a ouvert un site internet sur lequel on peut voir, en direct, la baie de Marseille filmée par six webcams. Ou encore les Studios de Marseille, qui veulent implanter dans la Belle de Mai, un des quartiers les plus pauvres de la ville, un « pôle média » où les télés du monde entier « viendraient faire les retransmissions » de l’America. Ou, à défaut, pourquoi pas, du « Mondial » de la pétanque…

Autre lobbyiste de « parrainage », la BNP-Paribas se propose, elle, de « faciliter l’implantation » des « familles des équipes de la Coupe de l’America ». Sans doute les invitera-t-elle à acheter des santons et des coupelles à olives « typiquement provençales » au centre commercial de la Bourse. Ce blockhaus de 160 000 m2, géré par une filiale de la BNP, devrait s’agrandir de 40 000 m2 supplémentaires d’ici 2007 - l’année de l’America - et absorber les derniers espaces où les gamins de Belsunce pouvaient jouer au ballon. Sans doute émue par le soutien de la banque à sa candidature, la Ville s’est empressée d’accorder son feu vert au projet. Et cela, sans consultation préalable des riverains. Il est vrai que le « Comité d’intérêt de quartier » (CIQ) du square Belsunce les représente parfaitement : à son conseil d’administration siègent le directeur du centre commercial, son directeur-adjoint, le directeur du parking souterrain ainsi qu’une poignée de retraités. « A Marseille, on est passé de la mafia Borsalino à la mafia immobilière », note Marie-Christine Aulas, une militante associative engagée contre le saccage de son quartier. Depuis la tour où elle habite, en bordure du centre commercial, elle observe la montée en puissance de ces « petits blancs friqués qui veulent du sécuritaire ».

« On est passé de la mafia Borsalino à la mafia immobilière »

Dans ce contexte, on pourrait s’attendre à une vaste levée de boucliers, à des jets d’œufs pourris sur Gaudin et ses requins. Les Marseillais ne sont-ils pas « frondeurs » et « indisciplinés », comme aiment à le répèter les médias folklorisants ? Eh bien non. La Coupe de l’America n’a soulevé pour ainsi dire aucune opposition. Ni de la part des élus de gauche (voir encadré), ni du réseau associatif et de la base. Peu de tags rageurs sur les sucettes Decaux louées à la gloire de la Coupe et clamant que « Marseille hisse les couleurs de la France ». La propagande municipale, amplifiée par les médias locaux (notamment La Provence du marchand d’armes Lagardère), s’avère d’une redoutable efficacité. La Coupe va « attirer les investisseurs ». Créer « six mille emplois ». Dégager « des retombées financières de 1,3 milliard d’euros ». « Positiver l’image de la ville ». Faire plaisir à Zidane, Florence Arthaud et Aznavour, qui « parrainent » l’opération.

Evidemment, les gens ne sont pas dupes : ils se doutent bien que les retombées profiteront aux cols blancs, aux hôteliers, aux promoteurs et aux commerçants cotés, pas aux Rmistes, aux ouvriers, aux petits locataires et aux pêcheurs. Mais à force, le matraquage finit par ramollir les têtes. La « fierté » d’être marseillais, d’imaginer sa ville sous les projecteurs du monde entirer, vient leur donner le coup de grâce. D’autant qu’à Marseille, un clientélisme atavique assure aux édiles tous les relais « citoyens » dont ils ont besoin. Les cartes postales « je soutiens la candidature de Marseille », que les habitants sont priés de renvoyer dûment signés à la mairie, sont distribués partout et dans tous les milieux. Depuis certains bars branchés jusqu’à la mairie communiste des XVe et XVIe arrondissements, depuis les « Winners » (un gros club de supporters de l’OM) jusqu’aux galéristes bobos de la rue Thubaneau, « toute structure financée ou aidée par la mairie contribue à l’opération, non par conviction mais par intérêt », comme le reconnaît une élue municipale.

Certes, une pétition a été lancée pour dénoncer la Coupe et ses conséquences ravageuses. Le texte est bien charpenté, mais circule de façon confidentielle. Et ses auteurs tiennent à rester anonymes, car eux aussi dépendent des subventions municipales. On ne s’étonnera donc pas que la mairie se targue de sondages à la soviétique assurant que « 92 % des Marseillais soutiennent la candidature ». Bon roupillon ! A Marseille comme ailleurs, c’est les pigeons qui fournissent les plumes d’oreillers.


Une coupe très « populaire »

Marseille n’est pas la seule à convoiter les mirobolantes « retombées » de la Coupe : Lisbonne et Valence restent également sur les rangs. Toutes se livrent à une danse du ventre effrénée autour de la société America Cup Management (ACM), mandatée par la Société Nautique de Genève pour choisir la ville qui accueillera la prochaine édition, en 2007, de cette course pour grosses fortunes en anoraks. Aussi loufoque que cela paraisse, elle aurait normalement dû avoir lieu en Suisse, puisque c’est un Suisse qui l’a remportée la dernière fois. Le milliardaire Ernesto Bertarelli, PDG d’un groupe de biotechnologie employant 4 500 salariés, avait investi 70 millions d’euros pour monter son « team », Alinghi, et raviver la flamme patriotique du pays aux secrets bancaires. Mais comme en Suisse, il y a plus de milliardaires que d’accès à la mer, il a fallu se résoudre à délocaliser la Coupe vers des contrées moins fréquentables. Du coup, le mot d’ordre de la prochaine édition est de « rendre l’évènement plus populaire ». On dit que Bertarelli en pincerait pour Valence, le roi d’Espagne étant l’un de ses « amis personnels ». Mais Marseille ne se décourage pas : dans un article assez hilarant, l’envoyé spécial du quotidien suisse Le Matin raconte l’irrésistible numéro de charme auquel s’est livré sous ses yeux Jean-Claude Gaudin. « Que je suis heureux de vous voir ! », l’accueille le VRP de Marseille. Et d’enquiller sur « les splendeurs » de la ville, « son caractère populaire, sa proximité géographique avec la Suisse de M. Bertarelli ». Puis, comme si l’argument du « populaire » lui paraissait un peu juste, Gaudin fait au journaliste « une allusion directe aux facilités fiscales et douanières dont pourront bénéficier - “en toute légalité !” - des investisseurs “comme M. Bertarelli ou ses amis” s’ils souhaitent un jour développer leurs entreprises. » Contrairement à ce que dit la pub, ce n’est pas Marseille qui « relève les grands défis » : c’est sa zone franche.


Pas d’America pour l’hôtel Achille

Pendant que « Marseille hisse les couleurs de la France », le nettoyage continue. Le 20 août dernier, un morceau de crépi se détache de la façade de l’hôtel Achille, un vieux meublé insalubre de la rue Thubaneau, et s’écrase sur une voiture en contrebas. Le lendemain, la police déboule. La vingtaine de personnes qui logeaient dans le bâtiment, travailleurs immigrés à la retraite ou en bout de course pour la plupart, sont priés de faire leur balluchon et de dégager. Accouru sur place derrière les télés locales, l’adjoint en charge de la prévention, Philippe Berger, leur explique - sans échanger un mot avec les locataires - qu’il va « mettre le paquet pour fermer définitivement » les lieux. Cet empressement l’honore. Ça ne fait jamais que depuis 1986 que le bâtiment est frappé d’un arrêté de fermeture. Pendant dix-sept ans, le propriétaire et le gérant ont tranquillement continué à encaisser les loyers, 136 euros par personne et par mois. Pas cher, pour une chambre d’hôtel. Mais pour une piaule médiévale que l’on se partage à trois, sans chauffage ni fenêtres qui ferment, avec une eau rendue non-potable par les rats flottant dans le réservoir et une cage d’escalier en voie d’écroulement, c’est 136 euros de trop. « Une nuit, alors que je dormais, il y a toute une partie du plafond qui est tombée au pied de mon lit, raconte Hadj, le doyen des locataires. J’ai appelé le gérant, mais il n’a rien voulu savoir. » La mairie, elle, savait tout ça. Mais elle a laissé les choses se dégrader, selon une stratégie bien rodée à Marseille : on attend que le fruit pourrisse, et une fois qu’il tombe, on le remplace par une jolie corbeille toute neuve. Récemment, dans la même rue, un meublé du même genre appartenant au même propriétaire - une riche famille qui possède de nombreux biens immobiliers à Belsunce - a été racheté par Marseille Aménagement et transformé en immeuble pour classes moyennes. L’hôtel Achille risque fort de connaître le même destin. « La mairie veut éloigner les pauvres du centre-ville », résume Norredine Abouakil, de l’association « Un centre-ville pour tous », seule structure à apporter un soutien juridique aux galériens éjectés.

Une piaule pourrie sans chauffage ni eau potable

Certes, la loi Solidarité et Renouvellement urbain (SRU) prévoit que le propriétaire assure et finance le relogement des locataires évacués. Et qu’en cas de défaillance de sa part, les pouvoirs locaux prennent cette obligation à leur charge. Mais qui se soucie de reloger de vieux immigrés sans le sou, discrets et souvent résignés, habitués qu’ils sont depuis longtemps aux coups tordus des marchands de sommeil ? Sur la vingtaine de locataires, une dizaine avaient déjà disparu dans la nature dix jours à peine après leur évacuation, alors qu’« il aurait fallu rester unis pour faire valoir nos droits », comme dit Hadj. Ils sont encore une dizaine à se bagarrer. Pas facile, quand on ne sait pas sous quel toit on va dormir le soir. Dans un premier temps, le gérant de l’Achille les avait « relogés » en hôtel zéro étoile à Belsunce. Mais quelques jours plus tard, il faisait savoir qu’il refuserait de régler la note. Refus aussi du proprio : les pauvres qu’il exploite, il s’en foutait avant, il s’en fout aussi après. Quant à la mairie, ce n’est pas son affaire. Quitte à héberger du monde, elle préfère que ce soit les milliardaires de l’America. Résultat, alors que l’UMP se lamentait du « manque de solidarité » des Français envers les vieux frappés par la canicule, le maire UMP Jean-Claude Gaudin laissait d’autres vieux - usés par des décennies de travail sur les chantiers de la ville - se faire jeter une nouvelle fois à la rue. Les chats de la rue Thubaneau sont malheureux : c’est Hadj qui venait leur apporter à manger.


Les élus de gauche dans le sens du vent

Le battage autour de la Coupe de l’America fournissait une occasion en or de dénoncer la gangrène spéculative, de monter au créneau, d’appeler à la résistance. Mais personne, dans l’opposition, n’a saisi la perche. PS, PC, Verts : comme un seul homme, tous ont voté oui à la candidature marseillaise. Les Verts du Centre-Sud ont même fait savoir qu’ils entendaient « prouver » à leurs « amis suisses » qu’ils mettraient « tous les atouts et toutes nos forces dans la balance ». Qu’en pense Jean-Luc Bennahmias, personnalité Verte récemment parachutée ? « Tu connais ma passion pour le sport de haut niveau [non, et on s’en fout, NDLR], alors la Coupe, je suis plutôt pour ». Ça ne vole pas plus haut du côté du PS. Quand leurs élus élèvent la voix, comme au conseil municipal du 10 septembre dernier, c’est pour dénoncer « l’insuffisance flagrante du soutien financier de l’Etat » à la candidature de Marseille. Sur les 200 millions d’euros que coûterait le spectacle des Tupperwares à voile faisant des ronds dans l’eau, Raffarin s’est tout de même engagé à filer 40 millions. Faudra en supprimer, des postes de fonctionnaires, pour tenir cette promesse… Pas de salut non plus à attendre du PC, où l’on se montre fort sensible au côté « festif et populaire » de la régate - il est vrai que l’indigente équipe Alinghi est sponsorisée par la très humble Union des banques suisses. Annick Boët, la présidente du groupe communiste, mène certes une bagarre courageuse et de longue date - elle a déjà reçu des menaces de mort - contre les spéculateurs immobiliers. Et elle sait le formidable gâteau que la Coupe mettrait sous la dent de ses ennemis. Seulement voilà, elle est « un peu la seule au niveau de la Ville », comme elle l’avoue elle-même, « à tenir ce genre de discours ». Y compris au sein de son parti. Alors, la Coupe, elle a voté pour. Par « discipline ».

Publié dans CQFD n°4, septembre 2003


[1] La Provence, 18 juillet 2003.

[2] Le Matin (quotidien suisse), 19 juillet 2003.

[3] La Tribune, 11 juillet 2003.





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> COUPE DE L’AMÉRICA : MARSEILLE BOIT LA TASSE
| 26 octobre 2005 | lamentable con
jai honte de lire des trucs pareils lamentable con
 

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