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Sommaire du N°013
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CQFD N°013



LES BRÈVES DU N°13

Mis à jour le :15 juin 2004. .


Travailler tue

Il serait temps que la mention figure en gras sur les contrats d’embauche : le travail nuit à la santé. Entre 1997 et 2002, les indemnités versées par la Sécu pour les arrêts-maladies des salariés du privé ont augmenté de 46 %, atteignant plus de 5 milliards d’euros, selon un rapport de l’IGAS cité parLe Monde (07/06/04). Parallèlement, les dépenses pour les accidents du travail et les maladies professionnelles continuent de grimper, de l’ordre de 60 % en cinq ans, passant de 1 milliard d’euros en 1997 à 1,6 milliard en 2002. Et ce n’est pas tout : le rapport de l’IGAS relève aussi une nette augmentation des « pathologies dites d’origine psychiatrique » parmi les causes d’absence au boulot, surtout pour les femmes, davantage victimes que les hommes du stress, du harcèlement et de l’intensification des charges de travail. La solution ? Douste-Blazy l’a énoncée le 1er juin : « Les salariés qui abusent doivent être sanctionnés » en remboursant leurs congés-maladies… Les salariés ont le choix : bosser et tomber malade, ou tirer au flanc et se faire racketter.


Centralisme

Le quotidien La Marseillaise, organe local du PCF, est l’un des rares journaux de Marseille à échapper au monopole de Lagardère. Mais la différence saute de moins en moins aux yeux. En mai, les journalistes ont ainsi découvert une note de service affichée sur les murs de la rédaction déclarant que « tous les articles qui concernent de près ou de loin un annonceur du journal doit être avalisé par la direction du journal impérativement avant insertion ». Vive la lutte des classes, mais pas sans l’accord préalable de la régie publicitaire.


Incinérateur

Bien qu’encore en rodage, le tout nouvel incinérateur de déchets de Nîmes fait déjà la chèvre. Non contente d’avoir une cuve qui fuit et patauge dans la flotte, risquant de pourrir la nappe phréatique (voir CQFD n°12), cette installation high-tech d’Onyx (ex-Vivendi environnement) a les boulons qui lâchent. Sa turbine, supposée produire de l’électricité à partir des déchets brûlés, a cessé de marcher fin mai. Selon un employé du site interrogé par CQFD, « l’appareil n’a pas supporté les essais à plein », alors qu’il avait très bien fonctionné lors des essais à vide. L’énorme bécane a donc été renvoyée dare-dare chez son fabricant, Alstom, fleuron du « patrimoine industriel », comme dirait Sarkozy. À suivre…


Pas le choix

Bel aveu d’un ex-journaliste du Figaro, Francis Puyalte, confessant les raisons qui l’ont amené à charger les accusés d’Outreau dans un article truffé de sottises : « Il fallait faire six feuillets, je n’en avais prévu que trois, alors j’ai fait comme on fait d’habitude, j’ai rempli avec ce que j’avais » (Arrêt sur image, France 5, 24/05/04). Et de préciser : « On n’a pas le choix, l’information va très vite, il faut suivre le rythme. » Avec ce qu’il avait dans la besace, il ne risquait pas d’être freiné.


Peste et choléra

La Commission européenne s’était montrée très ferme : l’édition française ne doit pas être le joujou exclusif du groupe Lagardère, avait-elle dit, et elle avait bien raison. Alors elle a obligé (encouragé, plutôt) le marchand de canons à partager son jouet et à revendre les 60 % de parts qu’il détenait dans le groupe Editis (Plon, Robert-Laffont, Nathan, Bordas, La Découverte…), une pieuvre très tolérante qui édite aussi bien SAS que José Bové, les ouvrages de Michael Moore que des pensées de coureur cycliste. Et à qui a-t-il fourgué ses parts ? À la dynastie Wendel, c’est-à-dire au baron Seillière, grand amateur d’Alain Minc et de plans sociaux reliés pleine peau. Merci la Commission : à la place de la peste, on a droit au choléra. À noter qu’aucun des auteurs figurant au catalogue d’Editis n’a, à ce jour, claqué la porte de son nouvel éditeur. Il est vrai que si une objection de conscience avait dû surgir dans leur esprit, elle se serait manifestée bien avant, quand c’était Lagardère qui tenait la maison, ou encore avant, quand c’était Vivendi. Au début elle est froide mais après…

Publié dans CQFD N°13, juin 2004.






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> LES BRÈVES DU N°13
Bons baisers de la Kolyma | 27 septembre 2004 |
Le communisme a fait 100 millions de morts au XXe siècle (« seulement » 35 à mettre au crédit des autres fascimes). > LES BRÈVES DU N°13
| 18 septembre 2004 |
DESOLE JE CONNAIS UN JOURNALISTE QUI TRAVAILLE A LA MARSEILLAISE ET QUI S AUTO-CENSURE PARFOIS POUR RESTER DANS LA LIGNE DU PARTI… ALORS ? > LES BRÈVES DU N°13
jacobin | 20 août 2004 |

Centralisme

« Le quotidien La Marseillaise, organe local du PCF », est l’un des rares journaux de Marseille etc… Je suis désolée mais il y a bien longtemps que le journal La Marseillaise n’est plus l’organe de parti communiste français. En stipulant cela vous donnez une image inexacte du fonctionnement du PCF.

 

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