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Sommaire du N°013
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CQFD N°013



ANTHOLOGIE DES GUERRES DE LA TOMATE

Mis à jour le :15 juin 2004. .


… des guerres de la tomate

Cette anthologie accompagne l’article intitulé « El Ejido, un apartheid près de chez vous » publié en pages 10 et 11 du dernier numéro.

« Selon la convention collective en vigueur jusqu’au 31 décembre 2003, le salaire devait être de 4,5 euros l’heure ou 36 euros la journée. Dans toutes nos rencontres avec des immigrés dans la région, nous n’en avons trouvé aucun qui soit payé à ces taux. Ceci est vrai autant pour ceux qui ont des papiers que pour ceux qui n’en ont pas. Le salaire le plus haut mentionné était d’environ 3,50 euros. Le plus bas était de 20 euros pour une journée qui fait parfois jusqu’à dix heures. La très grande majorité des ouvriers travaillent sans contrat, même ceux qui ont un permis de séjour. La différence entre les immigrés avec ou sans papiers se trouve surtout dans le niveau de pression que peut exercer le patron. »
Dernier rapport du Forum Civique Européen (FCE) sur El Ejido
(12/01/04)

« Le district d’El Ejido présente l’un des exemples les plus spectaculaires d’un univers concentrationnaire. Un univers dans lequel on pousse à l’extrême la logique de l’industrialisation d’une agriculture hors sol : soumission à la grande distribution, destruction de l’environnement due à l’utilisation massive de produits chimiques, utilisation d’énormes quantités d’eau dans une zone aride, non-respect des droits de l’homme, des droits sociaux et du travail de la main-d’œuvre sur laquelle repose ce “miracle économique”, et racisme comme élément structurant du système… »
Nicolas Duntze
Confédération paysanne (05/06/04)

« Si les Africains sans papiers veulent travailler, ils doivent accepter des conditions encore pires que les autres et travailler de très longues heures. C’est pourquoi de nombreux agriculteurs préfèrent des sans-papiers. C’est cette mise en concurrence de différentes communautés immigrées qui permet aux employeurs de réduire encore plus les salaires. Selon le SOC, aujourd’hui les ouvriers venant des pays de l’Est sont prêts à travailler pour moins d’argent que ce que les Marocains sans papiers ont reçu il y a trois ans. […] Selon Gabriel M’Binki du SOC, il n’y a que six inspecteurs du travail dans la région pour “contrôler” 32 000 entreprises. »
Dernier rapport du FCE
(12/01/04)

« Pendant l’émeute raciste de février 2000, le présentateur des infos du soir de EjidoTV (télé de la municipalité) appela les téléspectateurs à aller se reposer, “car demain il faudra terminer ce que nous avons commencé”. »
Rapport « terre sans loi »
(Éd. Golias, 2000)

« Les immigrés sont très bien représentés par les ONG, mais il existe une majorité silencieuse dont l’unique moyen d’expression a été un déchaînement de colère tout à fait condamnable… Mais nous devons nous garder du paternalisme, ici ce n’est pas l’île de l’utopie où tout le tiers-monde peut entrer. »
Le gérant de la société d’exportation Coexphalcité dans « Terre sans loi »
(Éd. Golias, 2000)

« Je me refuse à criminaliser toute une ville pour avoir demandé la grâce de deux entrepreneurs [condamnés pour avoir séquestré et battu trois Marocains]. En matière d’immigration, il ne faut pas être si politiquement correct et avoir le courage de dire la vérité ».
Javier Arenas
Chef andalou du Partido Popular (PP), 27/05/04

« Le Parc naturel de Cabo de Gata est surnommé par les autochtones “Parc surnaturel”. Ses 38 000 hectares sont inexorablement grignotés par les serres, dont les propriétaires paient volontiers les amendes que l’administration leur inflige, étant donné qu’elles sont infiniment plus réduites que les bénéfices que leur rapportent les serres illégales. »
Rapport « terre sans loi »
(Éd. Golias, 2000)

Pour ceux qui penseraient que les violences patronales et policières à l’encontre du travailleur agricole maghrébin sont une spécialité andalouse, lire les enquêtes de Marie Nennès sur l’expulsion du « gourbi » de Berre (CQFD n° 3) et l’esclavage des saisonniers dans les Bouches-du-Rhône (CQFD n° 7).






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