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CQFD N°013


L’EXIL FORCÉ DE 1 641 ENFANTS DES COLONIES

DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE

Mis à jour le :15 juin 2004. Auteur : Marie Nennès.

On les appelle les « Réunionnais de la Creuse ». Pendant vingt ans, 1 641 gamins réunionnais de la DDASS ont été emmenés loin de leur île pour repeupler les campagnes françaises vidées par l’exode rural. Une déportation enrobée de bons sentiments, entre « promotion sociale » et esclavage rural. Quarante ans après, ils sont quelques-uns à oser porter plainte contre l’État français. Pour enfin savoir et tenter de comprendre.

Personne ne s’est jamais donné la peine de leur expliquer quoi que ce soit. Ils étaient orphelins ou simplement placés. Ils ont grandi avec un sentiment de honte et de culpabilité, arrachés à leur île et à leur famille avec la promesse d’un avenir meilleur dans les campagnes françaises. Une belle « expérience » de « solidarité humaine » et de « promotion sociale » selon les termes de Jean Vaudeville, préfet de la Réunion en 1968. Belle expérience en vérité ! En guise de promotion sociale, certains se sont retrouvés garçons de ferme bénévoles dans la Creuse ou le Gers, petites bonnes chez des bourgeois. D’autres, ballottés de foyers de l’enfance en familles d’accueil, ont multiplié les fugues avant de se suicider ou de finir en hôpital psychiatrique, définitivement incapables de s’adapter à quoi que ce soit. Il y a eu bien sûr des placements réussis et des adoptions heureuses à défaut de grandes carrières. Leur avenir a-t-il été réellement meilleur que s’ils étaient restés à la Réunion ? Possible, mais ils sont nombreux à déclarer comme Françaisa Reynaud : « J’aurais aimé rester sur mon île même en crevant de faim. J’aurais été au soleil et avec les miens. »

Simon Ah Poi a déposé plainte contre l’État le 21 mai dernier avec dix autres personnes [1]. Président de l’association « Réunionnais de la Creuse », il vit toujours dans ce département et a épousé une fille du pays. C’est l’exemple de Jean-Jacques Martial [2] qui l’a décidé à agir : « Avec son procès, il a réussi à médiatiser notre histoire. Grâce à ça, on va peut-être pouvoir enfin consulter nos dossiers. Le mien, comme par hasard, on m’a dit qu’il avait brûlé. Moi, je suis arrivé en septembre 1966 à Guéret, j’avais 12 ans. On était dix-sept de la même famille, entre les cousins, les demi-frères et les demi-sœurs, à être envoyés en même temps en métropole. C’est ma grand-mère qui nous élevait. On était pauvres mais on n’était pas malheureux. Ici, on m’a mis dans deux familles nourricières dont je suis parti à chaque fois. Y avait que l’argent que leur donnait la DDASS qui les intéressait ! »

Simon est devenu agent de service dans un centre médico-social. S’il estime s’en être plutôt bien sorti, il veut que ses souffrances soient reconnues officiellement : « Je suis toujours en colère. J’ai dû attendre trente-huit ans pour apprendre que j’avais des tantes, des demi-frères et des demi-sœurs. C’est impensable, inhumain. Il faut qu’ils payent pour ces déportations. » Déportation : pour Gilles Ascaride et Philippe Vitale, ce mot infamant est réducteur. Ces deux sociologues de l’université d’Aix-Marseille ont réalisé une soixantaine d’entretiens en Creuse et à la Réunion pour une enquête qui doit paraître en septembre prochain. « Cette histoire est beaucoup plus compliquée, beaucoup plus nuancée que tout ce qui a été raconté. Il n’y a pas des gentils d’un côté et des méchants de l’autre », relativise Philippe Vitale. « Certains enfants étaient ravis de partir en métropole et de quitter les centres sociaux où ils subissaient des coups et des viols », renchérit Gilles Ascaride. Une déportation-promotion, en quelque sorte… Il est vrai qu’en 1960, la Sécurité sociale n’existait pas à la Réunion. Alors que la métropole entrait dans les Trente Glorieuses, le taux de chômage sur l’île battait déjà des records. La prise en charge sanitaire et sociale souffrait d’un retard immense. « L’objet de la mobilité, c’était de faire suivre des études à ces enfants. C’est du moins ce qui était avancé, explique Ascaride. Pourtant, au final, aucun n’est allé très loin au niveau scolaire. Il n’y a pas eu de petite élite. Ces enfants sont devenus ouvriers, employés, Rmistes. Ceux qui ont le mieux réussi sont artisans. Cela montre bien que tout n’a pas été fait pour leur assurer cet avenir meilleur qui leur avait été promis. » Françaisa Reynaud pourrait être l’exception qui confirme la règle. Elle est devenue infirmière, comme on le lui avait promis, mais après un désagréable « contretemps ». Aujourd’hui, elle profite de sa retraite dans les Hautes-Alpes, et il n’est pas question pour elle de porter plainte. Elle a d’ailleurs longtemps hésité avant de raconter l’histoire de son arrivée en France. À ses propres enfants, elle n’a rien dit jusqu’en 2002. Elle leur a souvent parlé de son enfance à l’orphelinat à la Réunion, de la méchanceté des bonnes sœurs mais pas de « ça ». Pourquoi ? Elle-même ne le sait pas très bien : « Par rapport à ce que d’autres ont vécu, je m’en suis très bien sortie, ça valait pas la peine d’en parler. » Serge, son fils aîné, pense que cette réserve cache autre chose, un mélange de honte et de désir de ne pas se vivre comme une victime. C’est au détour d’une conversation, au moment de l’affaire Martial, qu’il apprendra que sa mère a vécu le même bannissement.

« Un jour, dit-elle, on nous a réunies à l’orphelinat et on nous a dit : les grandes, vous allez partir en France pour faire des études d’infirmières, et les petites, vous allez être adoptées. Moi, j’avais déjà 20 ans, il ne me restait plus qu’un an avant ma majorité. Les études, ça me disait bien, alors, quand on est arrivé à Guéret, en octobre 1966, j’étais angoissée mais pas trop. Je me disais, tu vas retrouver tes copines, ça va aller. » Françaisa ne restera que quinze jours au foyer de l’enfance de Guéret. Un matin, on lui annonce qu’une dame du Jura va venir la chercher et qu’elle vivra désormais chez elle. Que cette dame est chirurgien-dentiste et qu’elle va l’aider pour ses études d’infirmière. « Je ne voulais pas partir mais on ne m’a pas laissé le choix. On m’a embarquée dans une voiture, le voyage n’en finissait plus. Je me suis retrouvée à Morez, près de la frontière suisse, à faire la bonne pendant un an, sans congés, sans pouvoir sortir et bien sûr, sans salaire. » Une année d’esclavage, de honte et de solitude. Françaisa n’ose rien dire à sa sœur aînée restée à la Réunion, pour ne pas l’inquiéter. Elle lui fait croire que tout va bien et qu’elle est heureuse. « Je pleurais tout le temps. Les quinze premiers jours, j’étais malade comme un chien. Avec le froid, j’avais attrapé une angine, je ne pouvais plus ni parler, ni rien faire. Mais quand j’ai réussi à me lever, il y avait une montagne de vaisselle qui m’attendait, elle ne l’avait pas faite depuis quinze jours ! Elle me faisait laver le linge dans la baignoire alors qu’elle avait une machine à laver, elle me disait que je lavais mieux, mais c’est parce qu’elle était radine. Même les courses, elle me les faisait faire à crédit, et c’est moi que les commerçants disputaient. »

Les anecdotes du même acabit, Françaisa en a des dizaines à raconter. Elle le fait calmement, presque en riant, mais essuie furtivement une larme de temps en temps. La suite de l’histoire est beaucoup plus heureuse : au bout d’un an, devenue majeure, la jeune esclave se rebiffe. Comme elle ne peut plus légalement lui imposer sa loi, sa patronne la met illico à la porte. Recueillie par une compatriote, Françaisa prévient une assistante sociale de la Réunion qui lui obtient une place d’interne dans une école nantaise réservée aux jeunes originaires des DOM-TOM. L’année suivante, elle débute ses études d’infirmière à Paris. « Ça fait bizarre, elle l’a gardé tellement longtemps sans nous en parler… Je ne la voyais pas comme quelqu’un en souffrance, même si je sais qu’elle regrette de ne pas parler créole, par exemple, du fait que le créole était interdit dans les orphelinats, raconte son fils Serge. Mais je trouve tout à fait normal et légitime qu’elle veuille rentrer. » C’est en 1995 que Françaisa est retournée à la Réunion pour la première fois. Elle n’avait pas revu sa sœur depuis plus de vingt ans. Maintenant, elle ne parle que de s’y installer, quand tous ses enfants seront tirés d’affaire, quitte à laisser son mari ici s’il ne veut pas la suivre. « Je trouve quand même curieux que sa famille là-bas n’ait pas cherché à savoir ce qu’elle était devenue, poursuit Serge. Mais bon, ce n’est pas ce qui m’a le plus choqué. Quand je suis allé moi-même à la Réunion en 1995, c’est la misère qui m’a frappé, l’ennui, l’alcoolisme, la violence. Je ne crois pas qu’on tolérerait la même chose dans un département métropolitain, quel qu’il soit. Pour moi, la Réunion est toujours une colonie. » Une colonie où un cinquième de la population vit au RMI, où le montant du SMIC n’a été aligné sur celui de la métropole qu’en 1996 mais où la surrémunération des fonctionnaires atteint 53 %. Une miette d’empire où la promotion sociale se confond avec un poste de bonniche dans la Creuse.


L’ÉTAT S’EN LAVE LES MAINS

En avril 2002, suite à la plainte de Jean-Jacques Martial contre l’État français, Élisabeth Guigou, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, commande à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) un rapport sur « la situation des enfants réunionnais placés en métropole dans les années 60 et 70 ». Publié en octobre de la même année par Christian Gal et Pierre Naves, ce rapport offre un parfait exemple de veulerie administrative. Aucune interrogation sérieuse sur le fond n’y est soulevée : les deux inspecteurs ne semblent s’être attachés qu’à décrire le contexte juridique, administratif, social et économique de l’époque pour, au final, dédouaner totalement l’État de ses responsabilités. « Au total, concluent-ils, la mission n’est pas conduite à dresser un bilan négatif de la politique de migration des pupilles. C’était un des aspects d’une réponse organisée pour faire face à l’urgence des besoins des populations. » Avec un sens achevé de la litote, les auteurs du rapport veulent bien reconnaître « une évolution marquée par un certain empirisme des solutions appliquées », mais font remarquer dans le même temps qu’au début des années 1960 « l’éloignement des enfants, relevant de l’aide sociale à l’enfance, de leur famille naturelle était une pratique assez courante, appliquée également en métropole ». Le fait que certains gamins se soient retrouvés à trimer comme esclaves pour des paysans de la Creuse ravis de l’aubaine ? Aucun problème pour les deux inspecteurs, qui considèrent que « la qualité des placements, certes hétérogène, n’en était pas moins de qualité “normale” pour l’époque ». Le fait que des enfants aient été amenés en métropole à l’insu ou sans l’accord de leurs parents ? Allons, ces gens-là ne savent pas ce qu’ils veulent : « Des incompréhensions et des malentendus sont très fréquents dans le domaine de l’aide sociale à l’enfance… Pour de nombreux professionnels, la prise en compte de la parole de parents, vis-à-vis desquels ils ont des doutes sur la capacité d’assurer à leurs enfants une éducation satisfaisante, est difficile. » D’autant, précise le rapport, que dans les années 1960 et 1970, l’illettrisme et l’alcoolisme étaient très répandus à la Réunion. De toutes façons, « les modalités de départ respectaient globalement la législation en vigueur », il n’y a donc pas eu faute. En conclusion, et pour solde de tout compte, les auteurs préconisent la participation financière de l’État à l’organisation de voyages vers la Réunion, pour permettre aux anciennes pupilles qui le souhaitent de consulter leur dossier et-ou de retrouver des membres de leur famille. Bel élan d’humanisme…


LES VASES COMMUNICANTS DE PAPA MICHEL

L’idée de repeupler la Creuse avec des orphelins ramassés à l’autre bout du monde n’a pas surgi ex nihilo d’un cerveau malade. Elle fait partie d’un ensemble cohérent de décisions politiques aux relents fortement colonialistes. En 1963, quand Michel Debré est élu député de la Réunion, la guerre d’Algérie vient de s’achever, les colonies africaines ont pris leur indépendance et des mouvements autonomistes agitent Madagascar et les départements d’outre-mer. La départementalisation, votée en 1946, n’a pas apporté le développement promis. La Réunion voit plutôt sa situation se dégrader (infrastructures, chômage, santé, éducation) et sa démographie exploser. Député pendant un quart de siècle (1963-1988), Michel Debré, surnommé Papa Michel par les Réunionnais, va se comporter comme un véritable gouverneur, faisant tout pour maintenir l’île à la botte de la France et briser les velléités d’indépendance. En 1960, alors qu’il est encore Premier ministre, Debré prenait déjà ses précautions. Le 15 octobre, paraît une ordonnance prévoyant que « les fonctionnaires de l’État et des établissements publics de l’État en service dans les départements d’outre-mer, dont le comportement est de nature à troubler l’ordre public, peuvent être, sur la proposition du préfet et sans autre formalité, rappelés d’office en métropole ». Cette ordonnance scélérate sera abondamment utilisée, décapitant tout le mouvement autonomiste. Le 16 juin 1961, l’élu communiste Paul Vergès sera même inculpé d’atteinte à la sûreté de l’État pour avoir demandé l’autonomie de la Réunion dans le cadre d’une union avec la France. En 1963, obsédé par le taux de chômage et l’explosion démographique, Debré crée le « Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d’outre-mer » (BUMIDOM) visant à amplifier les migrations réunionnaises vers la métropole : adultes et adolescents sont envoyés dans des entreprises de la banlieue parisienne, des centres de formation professionnelle, avec vocation à rester sur le territoire métropolitain. C’est la mécanique des vases communicants appliquée à l’humain : piocher des jeunes là où il y en a trop pour les plaquer là où il n’y en n’a pas assez. Plusieurs dizaines de milliers de personnes seront ainsi bougées comme des pions. Bien sûr, les sommes énormes dépensées pour l’opération auraient pu être plus judicieusement investies dans le développement de l’île. Mais depuis quand une puissance coloniale se soucie-t-elle de l’émancipation des colonisés ?

Publié dans CQFD n°13, juin 2004.


[1] Deux associations réunionnaises ont également déposé plainte au tribunal administratif de la Réunion contre le préfet de l’île en mars 2004.

[2] L’histoire de Jean-Jacques Martial a été abondamment médiatisée. Il a été le premier à porter plainte en 2002 et a grandement contribué à faire connaître ce scandale. Il raconte son histoire dans le livre Une enfance volée, publié aux éditions Les quatre chemins.





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DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE
| 4 juin 2008 |

Bonjour Je pense fort que des enfants malgaches aussi étaient enlevés à leurs parents à cette époque-là et ont été eménés en France avec ces enfants réunionnais. Mon frère avait 7 ans (en 1966) et a été enlevé en bas de notre immeuble le 22/02/1966 dans l’après midi.

On ne l’a plus revu. Certaines personnes qui participaient à cet enlèvement ont fait passer le message à mes parents à l’époque qu’il ne faut pas essayer de le retrouver, car il va partir à l’étranger (peut-être en France car Madagascar etait encore sous la colonisation française à l’époque), son nom et prénom seront changés et il ne parlera plus sa langue maternelle (le malgache).

Cette histoire « des Reunionnais déportés en Creuse » nous donne une petite lueur d’espoir de le retrouver un jour, (il a 49ans cette année), évidemment s’il est encore vivant ! est-ce que quelqu’un aurait-il des photos de ces enfants par hasards ??? même si son nom est changé, nous n’oublions jamais son visage. J’ai en ma possession des photos et des articles de journaux qui publiaient son enlèvement.

Merci d’avance et infiniment à ceux qui pourront nous renseigner. Ma mère est très vieille mais garde tjrs l’espoir de revoir son enfant avant de quitter ce monde.

Voici mon mail. kalaco99@yahoo.fr

DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE
MICHELE GRONDIN | 17 avril 2008 | RECHERCHE
BONJOUR,JE RECHERCHE CHRISTOPHE GRONDIN DISPARU DANS LES ANNEES 1960 A L’ILE DE LA REUNOIN IL VIVAIT DANS LA COMUNE DE ST PHILIPE. AU LIEU DIT LE TREMBLET,SI VOUS POUVEZ ME DONNER UNE ADRESSE,EMAIL:OU POSTALE,POUR RETROUVER LES NOMS DES ENFANTS DE LA CRUESE,POUR QUE JE PUISSE CONTINUER LES RECHERCHE. BIEN CORDIALEMENT > DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE
aurore | 16 décembre 2005 |
Je suis la fille,de Marie-Laure JAMS. Ma mère aussi fut enlevée de sa famille à l’age de 6 ans. Des traces sont toujours présente. J’ai 26 ans j’aurais aimé connaitre mes grands parents… mes racines. Mon but était d’offrir à ma mère un retour chez elle mais malheureusement il est trop tard… Je garde espoir de retrouver nos racines pour que l’on soit tous ensemble malgrés la maladie. C’est une manque de ne pas savoir d’où on viens exactement…… > DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE
krystel | 31 juillet 2005 |
Bonjour je m’appelle Christelle ma mère a été victime de cette déportation en Creuse, elle s’appelle Patricia MOUTOULATCHIMY. J’ai su très tard que ma mère avait souffert pendant autant de temps, ils étaient 11 enfants ils ont été enlevé et séparer dans des foyers différents. Je trouve cela scandaleux d’enlever des enfants jeune accomodés a leur pays et de les envoyer en France en les promettent une vie qui n’existera jamais. Les responsables de ce drame n’ont pas eus de coeur de sentiments, ils on étés ignorant. J’espère qu’une histoire pareil ne se reproduira plus. Aurevoir > DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE
ANDANSON Valérie | 25 juillet 2005 |
Bonjour, Je m’appelle Valérie et je suis une victime de cette déportation. Je suis arrivée en Creuse en 1966 avec d’autre enfants. J’avais 3 ans. Pour décrire ma vie ici et transmettre ce que je ressens, je crois qu’il faudrait beaucoup trop de temps. Un passé douloureux pour lequel il faut taire certaines choses. Aujourd’hui, je me bats tous les jours pour revenir vers mes racines et continuer mes recherches. Je suis fonctionnaire et je demande une mutation. Cela va faire bientôt un an que j’essais de l’obtenir. J’estime être prioritaire sur des métropolitains car je n’ai pas eu le choix quand j’étais gosse. Je souhaite que l’Etat m’aide à revenir chez moi. Tous les témoignages de ces enfants parlent d’eux même. Juste un petit mot, un petit signe pour dire que j’ai existé, que j’existe et que je veux exiter sur mon île…… Au revoir > DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE
pepa | 24 février 2005 | Des réunionnais déportés en Creuse
Merci, enfin un article sérieux et une journaliste bien informée !! je suis étudiante en Maîtrise, je prépare un mémoire sur l’histoire des Réunionnais de la Creuse (et une comparaison avec l’histoire de la « Stolen Generation » d’Australie). Je suis soulagée de voir que certaines personnes ont pris le temps de lire le rapport de l’IGAS et d’interroger les deux sociologues, G.Ascaride et P.Vitale qui nuancent tout de même les faits sans les justifier ou les minorés. Je dois avouer que tous les articles que j’ai pu lire jusqu’à présent manquent totalement de clairvoyance, de partialité et d’informations. Alors, un grand merci à vous ! une étudiante en quête de vérité ! ps : si vous pouviez me transmettre les coordonnées de Mr Ascaride et Mr Vitale, je vous en serais très reconnaissante !d’avance Merci > DES RÉUNIONNAIS DÉPORTÉS EN CREUSE
| 30 août 2004 |
je suis réunionnnais moi aussi et je vis à clermont ferrand depuis 24 ans quand je suis arrivé ici les gens me regardais comme si je venais d’une autre planète car je suis bronzé j’ai cotoyer des gens de la campagne vraiment des petits gens très rustiques alors j’imagines pour mes compatriotes de la creuse il faut que l’état français répare tout le mal qu’il a fait
 

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