Accueil
Du même auteur :
Sommaire du N°014
NUMEROS PRÉCÉDENTS
THÈMES
- Armement
- Guerres
- Chômage
- Foulard et laïcité
- Faux amis
- Genres
- Exils et expulsions
- Luttes sociales
- Médias
- Patrons
- Science contre capital
- Sécuritaire
- Musique
- Livres
- Chroniques
- A l’arrach’
- Ecologie
- Chronique carcérale
- Santé
- Dessins
- Anthologie
- Courrier des lecteurs
- Fascisme

CQFD N°014


QUAND LA SNCF SOUS-TRAITE LE GARDIENNAGE

VIGILES AU RABAIS EN GARE SAINT-CHARLES

Mis à jour le :15 juillet 2004. Auteur : Olivier Cyran, Paul Stilatti.

Pour « sécuriser » les gares TGV de Marseille, Avignon et Aix-en-Provence, la SNCF vient de signer un contrat de six ans avec une officine privée, AIPS. La compression des coûts induite par cette sous-traitance ne va pas améliorer le sort des vigiles, rompus à des conditions de travail moyenâgeuses. Exemple en gare Saint-Charles de Marseille, où les gros bras d’AIPS vivent une précarité musclée. Témoignages.

Plus de vingt millions d’euros, toutes taxes comprises. C’est le tarif du marché « de gardiennage et de surveillance » en gares de Marseille, Avignon et Aix-en-Provence pour les six prochaines années. En juin dernier, la direction régionale de la SNCF a attribué ce magot à l’Agence internationale protection et sécurité (AIPS), une officine privée basée à Tours. Pour trois ans à compter du 1er juillet 2004, avec « tacite reconduction » pour trois années supplémentaires (et peut-être une année en prime par « prorogation exceptionnelle »), cette boîte de vigiles aura pour mission de neutraliser les resquilleurs, les chapardeurs, les sans-logis et tout ce qui fait tache au départ des TGV. Le choix d’AIPS s’explique aisément : c’est la moins chère. Selon un document interne que s’est procuré CQFD, la « mieux-disante » AIPS a consenti « un effort supplémentaire sur les prix », permettant à la SNCF de réaliser une économie de 13,6 % sur le budget initialement prévu. Les six autres candidats, parmi lesquels des poids lourds comme Group4, Securitas ou Sécurifrance, ont été évincés du marché provençal [1]. Il faut dire que la SNCF n’a pas fait mystère de ses préférences. En novembre 2003, un premier appel d’offres pour le gardiennage des gares de Marseille, Aix et Avignon avait dû être annulé au dernier moment, car il n’y avait qu’un seul candidat en lice : AIPS. Une « distorsion des règles de la concurrence » qui n’avait pas échappé aux instances de contrôle. Cette fois-ci, les règles semblent avoir été à peu près respectées. Même si « l’égalité de traitement » des candidats a provoqué quelques soupçons, AIPS a raflé la mise sans coup férir. Félicitation ! Pour une boîte considérée comme plutôt bas de gamme sur le marché de la sous-traitance sécuritaire, c’est une belle réussite.

Mais c’en est une surtout pour la SNCF. Le recours aux vigiles s’intègre dans ce que la direction du groupe appelle joliment une « politique d’humanisation des gares » : aligner du vigile pour « rassurer » les voyageurs et rendre un peu moins voyante la suppression calibrée de l’emploi cheminot, réalisée au bénéfice de l’emploi flexible. Les gares se transformant peu à peu en zones commerciales (la gare Saint-Charles de Marseille, en pleine rénovation, doit bientôt abriter une nouvelle série de boutiques), les personnels dits « de sécurité » s’y multiplient comme chez Carrefour, alors qu’il est de plus en plus difficile de trouver un guichet disponible. « Notre espace de vente est petit, confiné, peu accessible et propice au stress, témoigne un guichetier de la gare Saint-Charles. Comme les queues sont longues, il y a parfois des incidents. Nous, ce qu’on demande, c’est assez d’effectifs pour renseigner les gens et anticiper les problèmes avant qu’ils dégénèrent. Or les cheminots qui partent ne sont plus remplacés et chaque restructuration entraîne son lot de suppressions de postes - trente-deux en moins cette année. Du coup, ce sont les vigiles qui assument la fonction d’intermédiaires avec le public. Ils apprennent le boulot sur le tas, sans formation ni reconnaissance, et sans rémunération pour ce travail qui n’est pas le leur. » La SNCF, très ouverte à l’air du temps, appelle ça « le traitement du sentiment d’insécurité ». Un traitement qui rapporte plus qu’il ne coûte, puisqu’il permet à la SNCF tout à la fois d’économiser des fonctionnaires, de faire croire aux voyageurs qu’on les protège et, surtout, de mettre à l’aise les entreprises qui disposent ou disposeront de concessions dans les « nouvelles » gares. Pour les vigiles eux-mêmes, les Trois Commandements - sécurité, flexibilité, rentabilité - garantissent évidemment une place d’élite au championnat de la précarité. À Saint-Charles, où la société AIPS est présente depuis 2001, on sait ce que réduction des coûts veut dire : « Environ la moitié de mes collègues travaillent au black, confie un grand costaud. Parfois, il y a des contrôles, comme le 25 mai dernier : le responsable de la SUGE [« surveillance générale », ou police ferroviaire] s’est contenté de regarder les cartes professionnelles, qui sont très faciles à bidonner. Normalement, il faut une formation à la prévention et aux incendies, mais la plupart ne savent même pas écrire. Il y en a même qui ne parlent pas français. » Congolais en majorité, sans-papiers parfois, recrutés par un type qui a la main sur eux car congolais lui-même, les vigiles d’AIPS sont au plus bas d’un métier qui déjà ne vole pas haut. « Il y a des collègues qui bossent de 4 h 30 du matin jusqu’à 15 h 30, avec juste une heure de pause qui n’est même pas payée. Le patron, ce qu’il veut, c’est des gens soumis. Les Congolais, ils ferment leur gueule : on peut les envoyer faire une vacation à Toulon après douze heures de boulot à Saint-Charles, ils ne moufteront pas. Car si tu mouftes, c’est pire. »

Karim, licencié en février dernier, gardera un souvenir impérissable de la SNCF, ce grand service public tellement envié pour ses conventions collectives : « J’avais été recruté par l’ASI [Agence sécurité intervention], une petite boîte qui travaillait en partenariat avec AIPS. On était quatre employés, dont deux à bosser au black. En 2003, la SNCF décide d’unifier les choses avec une seule boîte en gare. Mais entre temps, ASI dépose son bilan : la préfecture avait refusé son agrément au patron à cause de ses magouilles. On a été mis à la porte tous les quatre alors qu’on nous avait dit qu’on serait repris par AIPS. Dans ce boulot-là, tu n’as aucune reconnaissance. En novembre dernier, j’ai été blessé par un gars qui avait pété les plombs au guichet. Deux mois après, j’étais viré… Le plus drôle, c’est que le toubib qui m’avait soigné m’a appelé un mois après mon licenciement en me disant que la SNCF refusait de le payer. C’était à moi de régler la note ! » On croit souvent que le métier de vigile n’attire que des brutes épaisses. Et cela se vérifie parfois lorsqu’on a affaire à eux. Mais le métier de vigile, c’est aussi le dernier filet que le marché du travail concède à ceux qu’il refuse ou recrache, l’ultime « insertion » permise aux tricards de l’embauche, surtout lorsqu’ils sont basanés. À l’opposé du policier, le vigile n’a ni statut, ni syndicats, ni groupe de pression, ni soutien médiatique, ni couverture ministérielle. C’est le sous-prolétaire de l’ordre. Un racisme tordu veut qu’il soit presque toujours noir ou arabe, pour qu’il puisse s’attaquer aux Noirs et aux Arabes sans que cela paraisse raciste. Il n’a aucun droit, sinon celui de faire le pied de grue du matin au soir, de foutre la trouille à de moins costauds et plus précaires que lui, et de les cogner une fois que la fonction a bien déteint sur lui (lire encadré). Pour, au bout du compte, se faire jeter quand l’employeur en a envie. « Une fois, notre patron a foutu à la porte un collègue qui refusait de lui porter ses valises jusqu’à son hôtel », se souvient le costaud de Saint-Charles. Dans ces conditions, revendiquer un attachement quelconque au droit du travail relève d’une témérité saugrenue. Élu délégué du personnel en mars 2003, Salim Hacene Blidi s’y emploie pourtant. « Pour le moment, j’ai pu sauver ma peau, mais c’est dur. Les trois autres délégués du personnel ne sont pas syndiqués, c’est des copains du patron, ils ne se rebiffent jamais. Moi, j’ai d’abord essayé la CFDT, mais c’était catastrophique, il n’y a jamais personne dans leur local. Puis je suis passé à la CGT, là aussi c’était la catastrophe. Finalement, j’ai adhéré à Sud-Rail. Le patron m’a mis le paquet : menaces, intimidations, punitions… J’ai perdu mon poste de chef d’équipe à cause de mon mandat. Faut dire que le droit syndical n’existe pas dans les métiers de la sécurité. Je connais un gars qui s’est fait lyncher quand il a voulu monter une section syndicale. » Contactée à plusieurs reprises par CQFD, la direction régionale de la SNCF n’a pas souhaité s’exprimer sur les « normes sociales » en vigueur chez son prestataire. Le directeur local de la SUGE a juste eu le temps de lâcher qu’il n’était « pas concerné » avant de nous renvoyer vers un responsable de la com’, qui nous a lui-même renvoyés vers un collègue, resté muet jusqu’à ce jour. Il faudra se contenter d’un bout de mail envoyé pour solde de tout compte par les service de presse : « Il n’appartient pas à la SNCF d’intervenir dans le mode de fonctionnement interne d’une entreprise sous-traitante si le contrat pour lequel elle a été sélectionnée après appel d’offres est respecté. » Bon. Si tout va bien, c’est que tout va bien.


LE TRAIN DE LA SOUS-TRAITANCE À GRANDE VITESSE

Le gardiennage privé dans les gares, avec ses vigiles taillables et corvéables à merci, n’est qu’un symptôme parmi d’autres du recours généralisé à la sous-traitance. « C’est la même démarche dans le nettoyage, explique une syndicaliste parisienne de la SNCF. Avec une boîte comme ONET, la SNCF parvient à baisser les coûts de 53 % par rapport au montant initial. C’est beaucoup plus que dans le secteur de la sécurité, où les gains tournent plutôt entre 10 et 15 %. Cette compression spectaculaire des coûts se traduit évidemment par une pression croissante sur les salariés. En 1999, on avait eu trois semaines de grève à gare de l’Est, parce que la SNCF voulait casser le marché en faisant venir Sud-Service, une société de nettoyage aux conditions sociales déplorables, fondée par Louis Nicollin, le patron du club de foot de Montpellier. Grâce à notre mouvement, on avait obtenu le départ de cette boîte. Mais la SNCF a retenu la leçon : elle a segmenté le marché en plusieurs « lots », si bien qu’aujourd’hui la gare de l’Est compte trois ou quatre boîtes de nettoyage au lieu d’une seule. Du coup, il n’y a plus de grèves. Ce qui était possible en 1999 ne l’est plus en 2004. » Au départ, la sous-traitance ne concernait que les activités non-ferroviaires, que les cheminots n’assurent plus eux-mêmes depuis longtemps. Mais depuis quelques années, elle gangrène aussi les activités ferroviaires. L’entretien des voies ou des lignes électriques incombe de plus en plus souvent à des sous-traitants ou à des filiales de la SNCF mises en concurrence entre elles, et qui tous font appel à de la main d’œuvre flexible. Exemple : sur le chantier du TGV-Est, la SNCF délègue la pose du balast à sa filiale VFLI, qui la délègue elle-même à une sous-filiale, la société Fertis. Ce système de poupées-gigognes permet d’incruster la logique financière dans tous les domaines. « Fin juin, raconte la syndicaliste, la SNCF a commandé des traverses en bois dont 84 % seront acheminées par camion, considéré comme le mode de transport le plus rentable, alors qu’elles auraient parfaitement pu être transportées par train. Le souci du profit amène la SNCF à préférer la route au rail ! » En attendant d’être privatisé de l’extérieur, le service public prend les devants en se privatisant de l’intérieur. Quitte, en passant, à commettre quelques maladresses : fin juin, le patron de l’une des filiales de la SNCF, Géodis, était mis en garde à vue pour des magouilles commises lorsqu’il était encore dans le privé. Son nom : Pierre Blayau, ex-PDG de Moulinex.


« ON EST OBLIGÉ DE BASTONNER LES FRAUDEURS »

Il tient à son boulot, alors il restera anonyme. Mais peut-être bien que ce vigile de la gare Saint-Charles ne fera plus ce boulot-là très longtemps. « Le plus gros problème, dit-il, c’est les fraudeurs. On nous fait monter dans les trains pour leur mettre la main dessus alors qu’on n’en a pas le droit : c’est le boulot de la police ferroviaire, pas le nôtre. Mais l’escale [service d’accueil en gare] préfère appeler les vigiles plutôt que la SUGE [police ferroviaire], qui n’est jamais disponible. Si on accepte, on se fait emmerder par la SUGE, mais si on refuse, on se fait emmerder par notre patron… Quand on chope un fraudeur, on est obligé de le bastonner pour l’emmener au poste de garde. S’il y a des traces, les flics notent dans leur rapport que le gars s’est blessé en tombant dans l’escalator. Au poste de garde, la première chose qu’ils demandent au resquilleur, c’est : “T’es français ?” S’il est maghrébin, ils le bastonnent direct. C’est super-chaud là-dedans, les bavures, ça y va. Nous on n’en parle pas, sinon on se fait emmerder grave par les flics. Et une fois qu’ils commencent à te harceler, c’est mal barré… Il y a quelques mois, deux flics ont bastonné un gars sur les voies, il y avait du sang partout. Après, ils ont dit qu’il s’était blessé tout seul en tombant sur une bouteille. La SUGE, ça a beau être des cheminots, c’est des chauds aussi : ils frappent direct. On essaie parfois d’arranger les choses. Une fois, au filtrage à l’entrée du quai, il y avait un mec qui gueulait parce que les contrôleurs ne voulaient pas le laisser passer, on voyait qu’ils étaient prêts à se le choper. On a réussi à s’interposer et à guider le gars vers la sortie pour qu’il se calme, mais ça a fait toute une polémique : on a nous accusés de l’avoir aidé parce qu’il était black et que la plupart d’entre nous sont blacks aussi. »


« SI T’ES BOURRÉ, TU TE PRENDS UNE CLAQUE »

Jusqu’à l’année dernière, Olivier travaillait comme éducateur auprès des errants de la gare Saint-Charles, un des « cœurs de cible » du marché sécuritaire. Témoignage : « Une entreprise de sécurité n’est pas une vraie entreprise : c’est une structure clanique qui peut se faire et se défaire très vite. La sécurité, c’est du vent, n’importe qui peut s’ériger en professionnel de ce machin-là. C’est vrai que la gare Saint-Charles a effectivement été « sécurisée » : si t’es bourré et que tu parles très fort, tu te prends une claque plus facilement qu’il y a cinq ans. Et les toxicos qui venaient en gare en ont été chassés pour se retrouver un peu plus loin, histoire de déplacer le problème sans le régler. En réalité, on fait supporter aux vigiles la responsabilité de l’ordre public dans un espace privé : veiller à ce que personne ne dorme sur les banquettes, que les comportements soient normalisés. Dans un lieu de passage comme la gare Saint-Charles, où chacun peut avoir une bonne raison de se trouver à un moment ou un autre, le moindre problème de ton ou de tenue vestimentaire passe pour un comportement déviant. Or les vigiles ont très peu de savoir-faire et de droit légal pour intervenir. Ils pratiquent donc une sorte d’intimidation souriante qui va rarement jusqu’aux mains, l’attitude normale des gens étant de se soumettre à l’autorité. Cette soumission est d’ailleurs ambiguë, car les gens craignent les vigiles autant qu’ils les méprisent. Pour le reste, l’action des gros bras vise trois catégories. Il y a d’abord les clodos, avec lesquels personne ne veut avoir de contact physique, problème que les vigiles surmontent par l’agressivité. Il y a ensuite les jeunes qui chapardent ou font du bizness et que l’on retrouvera peut-être vigiles à l’avenir, car la délinquance et la sécurité recrutent dans les mêmes groupes sociaux, parfois même au sein des mêmes familles. Et, enfin, il y a les fraudeurs. Normalement, les vigiles n’ont aucune attribution légale pour les arrêter, mais la SNCF leur délègue le boulot. À AIPS, les conditions de travail sont désastreuses, mais on retrouve souvent les mêmes dans les autres boîtes de sécurité. »

Publié dans CQFD n°14, juillet 2004.


[1] Mais pas du marché parisien. Dans les gares de Lyon, du Nord, de l’Est, d’Austerlitz, de Montparnasse et de Saint-Lazare, le marché de la sécurité vient d’être réparti entre sept prestataires : AIPS, Securitas, Magg-Sécurité, Top Sécurité, SNGST, IDF-Sécurité et Group4. Montant global du contrat sur six ans : presque 200 millions d’euros.





>Réagir<

> VIGILES AU RABAIS EN GARE SAINT-CHARLES
| 13 novembre 2005 | .
je travaille à la suge de marseille et ne reconnait en rien les propos recueillis. Si chacun sait rester à sa place li ne peut y avoir de problèmes.Alors messieurs les agents de sécurites pensez à vos droits avant d’écouter PIERRE,PAUL ou JACQUES qui vous envoient intervenir dans un cadre illégal.Vous en serez tenus responsables et, ne vous attendez pas à etre soutenus par la SNCF > VIGILES AU RABAIS EN GARE SAINT-CHARLES
Pierrot le Fou | 26 février 2005 |

Si vous articles avaient la même qualité que notre travail, il est clair qu’il serait intérressant de les lire !!! Car de ce que j’ai pu lire, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un article d’anarcho-gauchos révolutionnaire, se prélassant dans son canapé en regardant les feux de l’amour !!! Merci pour votre médiocrité !!!

Pierrot le Fou

> VIGILES AU RABAIS EN GARE SAINT-CHARLES
cripure | 29 août 2004 |

Je n’ai pas lu l’article dans votre journal que je vais essayer de me procurer mais comme les questions de sécurité m’interessent au plus haut point, à l’instar d’olivier Cyran dont j’appréciais la verve lorsque il sévissait à Charlie hebdo,je vous propose ma réaction par rapport à ce que je nomme la privatisation de la sécurité via ces vigiles pléthoriques que l’on voit fleurir dans beaucoup de lieux ,dans les gares et dans les aéroports , etc….

Il faut savoir que ces agents de sécurité de société privée sont aussi nombreux que les flics nationaux,la formation , la compétence et la déontologie en moins……

Les policiers sont les premiers à s’en plaindre, eux qui voient fermer leurs commissariats au même rythme que les créations d’emplois de vigiles dont les entreprises privées qui les emploient engrangent des profits juteux dans une ambiance de peur généralisée suscitée par certains médias qui provoquent le sentiment d’insécurité….

Vous l’avez compris, à l’instar de la guerre en irak où l’on a vu des hommes payés par des entreprises privées faire le boulot à la place des militaires, la police ou la sécurité au sens large est une affaire trop sérieuse sur le plan financier pour être confiée à l’Etat seul garant POURTANT à mon avis d’une certaine neutralité et d’une égalité de traitement pour tous les citoyens….

Pour rester dans ce contexte de privatisation de la sécurité ou dans ce « sécuritarisme exacerbé » surfant sur la vague du terrorisme ambiant, il faut dire que des sociétés de conseil en sécurité ont aussi ces dernières années profitées de l’insécurité pour vendre assez cher leurs conseils à des municipalités soucieuses de rassurer l’électorat des centres villes…..

En tout cas, je vous souhaite à tous, et en particulier à votre feuille de chou une bonne vitesse de croisière pour faire la nique aux chiens de garde du pouvoir et aux journalistes de connivence si bien décrits par Serge halimi…

PS : Et si vous le souhaitez je peux vous aider bénévolement dans la mesure de mes moyens à rédiger certains articles…

 

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |