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Sommaire du N°015
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CQFD N°015



ANTHOLOGIE DE LA CHASSE AUX MANOUCHES

Mis à jour le :15 septembre 2004. .


« Le bilan à ce jour est le suivant : depuis le début de l’année 2003, 1 672 Roumains en situation irrégulière ont été reconduits dans leur pays d’origine, dont 134 par vols groupés spéciaux et 1 528 sur des vols commerciaux. En 2002, ils n’étaient que 1 157. Vous le voyez, la progression est significative. »
Patrick Devedjian
ancien ministre délégué aux Libertés locales 02/12/03

« Chacun sait que les ressources [des roms] viennent essentiellement de la mendicité et parfois de larcins. […] S’ils n’ont pas assez d’argent pour subvenir à leurs besoins, ce sont des faux touristes, venus en France pour des raisons économiques, qui feront l’objet ou ont fait l’objet d’arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière. »
François Burdeyron
sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye, Le Monde, 12/05/03

« Je demande [aux forces de l’ordre] de faire nettoyer, de dégager ces gens-là [les roms] et si le terme est à mettre entre guillemets, je le mets entre guillemets, mais je ne veux pas de ça dans cette ville. »
Jean-Claude Gaudin
maire de Marseille, 03/11/03

« Je remercie vivement la gendarmerie. »
Serge Andréoni
maire PS de Berre, après l’expulsion d’un camp de roms, 20/01/04

« Ras le bol des gitans qui volent nos voitures, qui cambriolent nos maisons. […] Prenons les armes et exterminons cette vermine jusqu’au dernier, pas de pitié. »
Tract du « Front de libération de la Provence » (FLP)
ramassé à Berre début 2004

« Les roms vivaient dans des conditions de vie indignes, et dans un quartier en prise à de nombreuses difficultés de vie, leur présence était vécue comme une agression par la population. »
La mairie de Montreuil
(apparentée PCF), Le Parisien, 15/04/03

« En quoi est-ce contraire aux droits de l’homme de reconduire un clandestin roumain en Roumanie, un clandestin bulgare en Bulgarie, un clandestin sénégalais au Sénégal ? Ou bien alors, il faut dire que ne pas avoir de papiers, c’est la même chose que d’en avoir ! Au nom de quoi serait-il interdit à la France et à elle seule de décider qui peut séjourner sur son territoire ? On nous cherche une mauvaise querelle car il n’y a pas 36 alternatives, la maîtrise des flux migratoires exige de combattre sans faiblesse les séjours clandestins. Ceux qui prétendent le contraire portent une lourde responsabilité dans la montée des sentiments xénophobes ! »
Nicolas Sarkozy
ancien ministre de l’Intérieur, 09/10/03






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ANTHOLOGIE DE LA CHASSE AUX MANOUCHES
| 16 août 2006 |

Des siècles d’exclusions La migration des Tsiganes s’est étalée sur plusieurs centaines d’années avant leur arrivée en Europe. Depuis, leur histoire est marquée par une politique de discrimination et d’exclusion de la part des pays qu’ils ont traversés. La France 1504 : Louis XII bannit les Tsiganes et les déclare interdits de séjour. 1510 : En cas de non-obéissance, les fautifs seront pendus. 1647 : Le seul fait d’être Il Bohémien " rend passible de galères. Début XIXe : Un magistrat de Strasbourg écrit : « Je n’ai aucune dénonciation pour délits contre ces individus, mais leur position est telle qu’ils devraient être nécessairement tentés d’en commettre, si l’occasion s’en fût présentée… Ils ne peuvent être que dangereux ». 1912 : Instauration pour les Tsiganes du If carnet anthropométrique If, obligatoire dès l’âge de 2 ans. L’Allemagne 1496 : Le Reichtag déclare les Tsiganes traîtres aux pays chrétiens, espions à la solde des Turcs, porteurs de la peste. Ils ne sont plus tolérés sur le territoire et peuvent être tués impunément. 1721 : L’Empereur Charles VI ordonne à nouveau l’extermination des hommes, les enfants et les femmes auront une oreille coupée. 1725 : Frédéric Guillaume 1er condamne à la pendaison tout Tsigane de plus de 18 ans surpris sur le territoire prussien, sans distinction de sexe. 1899 : Création du Bureau d’information sur les Tsiganes, à la direction de la Sûreté. 1938 : Parution de deux circulaires, l’une concernant les « asociaux Il, et l’autre la »lutte contre le fléau tsigane". L’Italie Entre 1506 et 1785 : 147 bans sont prononcés contre les Tsiganes. 1692 : Un texte arrête que les galériens condamnés à 10 ans maximum peuvent être libérés à condition de se mettre à la chasse aux Tsiganes La Roumanie A partir du XIVe siècle et pendant cinq siècles : les Tsiganes sont esclaves de l’Etat, du clergé et des seigneurs. L’Espagne Fin du XVe siècle : Obligation pour les Tsiganes de trouver un métier et un maître, interdiction de voyager en groupe. 1783 : Charles Il donne 90 jours pour "que tous les vagabonds de telle sorte ou d’autre sorte se fixent et abandonnent le vêtement, la langue et les habitudes des dénommés Gitans". La Suisse 1926-1973 : L’organisation philanthropique « Pro Juventute » retire les enfants tsiganes et voyageurs de leurs familles et les enferme dans des institutions avant de les placer ou de les faire adopter sans décision de justice. Les Pays-Bas, les pays scandinaves XVllème siècle et début XVlllème : Des chasses aux Tsiganes sont organisées (« Heidenjachten » : « chasse aux païens »). La deuxième guerre mondiale 1939-1940 : D’abord assignés à résidence, les Tsiganes sont ensuite déportés en Pologne. 1941 : Dans les régions occupées par l’armée allemande, les Tsiganes sont assassinés. 1942-1943 : Tsiganes et métis sont internés notamment dans les camps de Auschwitz-Birkenau, Dachau

Leur extermination dans les pays occupés par les allemands est quasi complète. Certaines estimations indiquent que 500 000 Tsiganes ont été exterminés sous le régime nazi. La deuxième moitié du XXe siècle La prise en compte des Tsig’anes se caractérise par une volonté d’assimilation d’une population considérée comme marginale et posant des problèmes sociaux. La réglementation est de plus en plus draconienne en ce qui concerne les déplacements, l’arrêt et le stationnement des nomades, le statut des personnes, l’exercice des activités ambulantes et artisanales, les activités de récupération,etc. Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour qu’avec la loi Besson de 1990, l’Etat reconnaisse aux gens du voyage une situation de fait : cette loi pose le principe de la liberté constitutionelle d’aller et venir et l’aspiration de cette population à pouvoir stationner dans des conditions décentes…

romuald.bory@hotmail.fr romuald.b@orange.fr

ANTHOLOGIE DE LA CHASSE AUX MANOUCHES
| 12 juillet 2006 |
Les voleurs, les voyous, les violents, qu’ils soient blancs, beurres, noirs, verts, rouges, manouches ou autres c’est dehors ou en prison. Point barre. « Ras le bol généralisé » des gens honnêtes qui bossent pour s’offrir leur petit luxe comme vous dites et qui participent normalement à la vie de la nation en payant leurs impôts. ANTHOLOGIE DE LA CHASSE AUX MANOUCHES
| 15 mai 2006 |
Quand je lis ça j’ai parfois honte non pas de mon pays mais de ceux qui le gouvernent et osent encore prétendre que la France est le pays des Droits de l’Homme. Pensent-ils que les Roms, les Tsiganes ou quel que soit leur nom ne sont pas des hommes ? Ceux-là même qui, au lendemain du 21 avril 2002, se sont fortement opposés à Jean-Marie Le Pen semblent aujourd’hui tenir des discours proches du Front National. Comment peut-on accepter au sein de l’UE des pays tels la Roumanie qui affirment ouvertement leur haine du peuple rom ? > ANTHOLOGIE DE LA CHASSE AUX MANOUCHES
gilles | 2 mars 2005 |
il faudra un jour aborder les problemes de fond,et ne plus discourir sur la forme ;les polonais sont venus casser les grevistes,les algeriens construirent les maisons mais moins cheres pour les patrons, qui a une bonne solution ? aider les pays a garder leurs ressortissants ?la solution suisse ? une troisieme voix ? pourquoi pas un referundum,quand a moi rmiste anarchiste, libre penseur je ne sais pas ,le che disais la patrie ou la mort, a l’heure du repli et du nationnalisme c’est la bete qui revient,mais l’ouverture c’est le jeu du medef .ouvrons le debat oui mais de fond. > ANTHOLOGIE DE LA CHASSE AUX MANOUCHES
Eusebius | 2 décembre 2004 |
Tous ces propos laissent présager une France pitoyable et profondément xénophobe . Cesserons-nous un jour de mentir au monde entier en nous faisant passer pour le pays des « droits de l’homme » ? La lutte des gouvernements de droite ou de gauche contre le Front National n’est qu’une ridicule comédie lorsqu’on lit ces propos propres à donner la nausée . Notre société déshumanisée a oublié la pitié et la charité parce que nous ne savons plus faire attention aux autres tant nous sommes occupés à nous préoccuper de notre petit confort égoïste et malsain . Que génère notre société ?Nous devrions nous poser beaucoup de questions à ce sujet …Notre jeunesse a perdu toute envie d’étudier , méprise l’effort et la connaissance tant nous avons chercher a lui faire croire que le profit et les loisirs sont sources de bonheur ! Jamais les enfants Roms n’oublieront ce que nous leur faisons subir en France et dans bien d’autres pays européens . Nous avons encore trouvé le moyen de nous fabriquer des ennemis qui bientôt seront nos compatriotes européens . Quel tour de force ! Nous n’avons jamais su agir avec les étrangers . Le gouvernement cherche tout simplement à récupérer l’électorat d’extrême droite avec ses préoccupations sécuritaires dont les Roms sont les victimes quotidiennes . Apprenons à les connaître au lieu de les crucifier . La situation actuelle est grave et ce que nous prétendons défendre en les repoussant et en les expulsant ne vaut même pas la peine d’être cité ! Que fait la Cour Européenne des Doits de L’Homme ? Oui , vraiment notre pays est sur le déclin : il a perdu son âme et se vautre dans une politique malpropre et inhumaine . La politique d’immigration devrait tenir compte de la future entrée de la Roumanie dans l’Europe . Que va-t’on inventer pour évincer les tziganes de leurs droits à la citoyenneté européenne ? La couleur de leur peau ? Je n’en serais pas étonné …
 

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