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CQFD N°016


À BOIRE & À MANGER

LES CHIENS SONT LACHÉS…

Mis à jour le :15 octobre 2004. Auteur : XXL.


LES CHIENS SONT LACHÉS…

La Danse du Chien, groupe Parisien né quelque cinq ans plus tôt , débarque enfin avec son premier véritable album studio. Enregistré sporadiquement au gré de finances hésitantes durant deux ans, il était resté dans les tiroirs quelque temps, le groupe n’étant pas complètement satisfait des enregistrements, et le voici qui renaît, passé à la moulinette de François Galland. Et on se dit qu’on a bien fait d’attendre, le résultat, entièrement produit en dehors de toute structure, étant au-delà de nos espérances. Formé de musiciens de jazz, soutenus par un chanteur et un guitariste plutôt issus du rock et du blues, avec, en bonus, l’apparition sur quelques titres de la flûte de Magic Malik (toujours dans les bons coups), La Danse du Chien n’est rien moins que la bonne surprise française de la rentrée. Étrangement, alors que les cousinages plus ou moins proches que l’on pourrait leur attribuer sont légion - on pense à Morphine, aux envolées jazzy de Tom Waits, aux premiers Gallon Drunk, parfois à Kat Onoma ou à Firewater - La Danse du Chien ne ressemble franchement à rien d’autre. Entre cirque, blues, rock, jazz manouche et musique klezmer. Avec une section de cuivres impécable et un chanteur haut de gamme … Jetez-vous sur ce disque, maintenant.


LES DÉS SONT JETÉS…

Qui est Luke Rhinehart ? On ne le saura sans doute jamais, est-ce bien important après tout ? Surgi de nulle part, plus de trente ans en arrière, l’Homme-dé s’impose d’emblée comme un des romans les plus subversifs des année 70 et devient rapidement un des étendards de la jeunesse estudiantine, à l’aube de la libération sexuelle et de la guerre du Vietnam, alors que les vagues contestataires démarrent comme un feu de garrigue dans tous les campus américains. Il est peut-être urgent de se repencher sur ce genre de bouquin, quand on songe à la molle protestation provoquée par la tout aussi injuste guerre d’Irak, quelques années plus tard, sur les mêmes campus, où l’étudiant américain, perfusé au Mac-Do, et Fox-Newsé jusqu’au trognon, semble plus prompt à brandir la bannière étoilée que le poing. Bizarrement, l’« Homme-dé », tout culte qu’il fut, disparaîtra petit à petit des rayonnages, pour ne renaître que quelques années en arrière et connaître une nouvelle jeunesse que très récemment. Luke Rhinehart, anti-héros homonyme de l’auteur, psychiatre New-Yorkais englué dans une vie monocorde, s’ennuie à mourir, jusqu’au jour où, après une nuit éthylique passée à jouer avec ses amis, il envisage un dé caché par une carte sur une table. Si le dé indique le chiffre un, il devra descendre à l’étage inférieur et violer sa voisine du dessous. Il soulève la carte, un, il descend… Complètement bouleversé par sa découverte, Rhinehart commence à jouer sa vie aux dés, partant du postulat que le monde va mal quand on le laisse à l’appréciation de l’homme, autant l’abandonner au hasard. À partir de ce moment là, il laissera le dé choisir entre des actions plus ou moins raisonnables et d’autres, totalement fantasmatiques, libérées de toute contingence morale et de toute forme d’interdit, entraînant à sa suite sa famille, ses amis, et, petit à petit, toute une cohorte d’admirateurs, dans une sarabande insensée dont personne ne sortira indemne, jusqu’à la chute.

- « Jazz Punk Circus » de La Danse du Chien. CD.
- Pour écouter des extraits de l’album : www.ladanseduchien.com
- L’homme-dé de Luke Rhinehart, éditions de l’Olivier (poche).
- www.lukerhinehart.net pour en savoir plus (en anglais).
- Suggestion ? Mot de haine ? Mot d’amour ? xxl@cequilfautdetruire.org

Publié dans CQFD n°16, octobre 2004.






>Réagir<

> LES CHIENS SONT LACHÉS…
Seb | 21 novembre 2004 |
Bonjour, bonjour. Ce petit message s’adresse a xxl : Merci et encore bravo pour ta chronique sur la Danse Du Chien, la prochaine date est le 2 décembre au triptyque tu y serras le bienvenue j’ai encore quelques invites bessss@free.fr Bien à toi Seb.
 

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