Accueil
Du même auteur :
Sommaire du N°017
NUMEROS PRÉCÉDENTS
THÈMES
- Armement
- Guerres
- Chômage
- Foulard et laïcité
- Faux amis
- Genres
- Exils et expulsions
- Luttes sociales
- Médias
- Patrons
- Science contre capital
- Sécuritaire
- Musique
- Livres
- Chroniques
- A l’arrach’
- Ecologie
- Chronique carcérale
- Santé
- Dessins
- Anthologie
- Courrier des lecteurs
- Fascisme

CQFD N°017


AFFAIRE MOURAD

DIX-SEPT BALLES ET UN MENSONGE

Mis à jour le :15 novembre 2004. Auteur : Yannick Seam.


Jusqu’ici, la version des gendarmes était parfaite, carrée comme un formulaire administratif et garantie imperméable à toute poursuite judiciaire : une voiture volée nous menace, notre chef nous donne l’ordre de tirer, alors on tire (dix-sept balles !). La mort de Mourad, 17 ans, atteint le 2 mars 2003 d’une balle en pleine tête près de Nîmes, n’était donc qu’un acte de légitime défense, monsieur le président, et admirez au passage notre discipline et notre sang-froid… Cette vérité officielle, qui tenait bon depuis un an et demi, vient de se disloquer. Fin septembre, alors qu’il venait d’être mis en examen, le chef de patrouille est revenu sur sa première déposition : tout compte fait, il n’a jamais donné l’ordre de tirer. Il ne couvrira plus ses collègues. C’est par la presse que la mère de Mourad, Rabia Benaziz, a appris la nouvelle : « Même les gendarmes mentent maintenant », s’étonne cette militante de la ZUP nîmoise de Valdegour, très impliquée depuis la mort de son fils dans le tissu associatif local (voir CQFD n°13). Rabia dit avec lassitude ne plus savoir « qui ment et qui dit la vérité ». Du coup, par l’intermédiaire de son avocat François Roux, elle a porté plainte pour subornation de témoin, afin d’identifier comment et sous l’autorité de qui les gendarmes ont mis au point leur version des faits après la mort de Mourad. Cette version n’étant plus crédible, Rabia demande que leurs auteurs fassent une nouvelle déposition. Et que ces menteurs racontent ce qui s’est vraiment passé ce jour-là, pourquoi une voiture remplie de quatre jeunes sans armes, en fuite après un cambriolage raté, a été mitraillée comme à la chasse aux canards.

Ce rebondissement, bien embarrassant pour la justice et la hiérarchie militaire, plombe un peu plus un dossier déjà bien lourd. Les deux pistolets automatiques qui avaient été remis après le drame ont ainsi été inversés « par erreur », comme le reconnaît la Section recherche de la gendarmerie, responsable de l’enquête. Cette bévue, évidemment fortuite, avait pour conséquence avantageuse de dédouaner le gendarme auxiliaire, d’abord suspecté, et dont l’éventuelle implication dans la fusillade était particulièrement gênante, puisque leur statut interdit aux auxiliaires de faire feu. Sauf en cas de légitime défense, laquelle paraît de moins en moins crédible. « C’est pas une bavure, c’est un assassinat et maintenant tout le monde se défausse », enrage Jean-Paul Nunez, du Collectif Justice pour Mourad (6, place Galilée, Valdegour, 30900 Nîmes). Ce collectif se bat depuis dix-huit mois pour que l’affaire ne soit pas étouffée en non-lieu, acquittement ou peine symbolique, comme la grande majorité des morts par balles de police. Pour l’heure, une chose sûre : les quatre gendarmes ont raconté des salades ou en racontent encore. Et ça, on a vraiment du mal à le croire de la part de représentants de la force publique…

Publié dans CQFD n°17, novembre 2004.






>Réagir<

DIX-SEPT BALLES ET UN MENSONGE
barzoi | 2 avril 2006 |
Je crois que le titre devrait être « 17 balles et un meurtre », ou encore « 17 balles et une autre bavure ». Inverser les deux pistolets automatiques en disant que cela a été une erreur en permettant de protéger le gendarme auxiliaire est clair qu’il y a eu mensonge (ou peut être non, venant de la part d’un gendarme, se tromper entre 2 possibilités est tout à fait faisable…compter jusqu’à 2 vu le QI de ces « pollos » est une dure tâche). Sérieusement qu’une bonne fois pour toute justice soit faite !!! Poulet t’as bavé donc tu dois payé… la prison c’est là que tu dois aller. > DIX-SEPT BALLES ET UN MENSONGE
la princesse | 19 décembre 2005 |
ce week end jai discutter avc un coapin a moi qui connait la vie des zup …et ttca.. et moi qui vient de quartier normal (entre guillemet) je sui sidere comment sarcozie gere tt ca …au lieu d emettre de largent dans tt ce sbrigade il ferai mieu daiide le sgen de ces cite qui en ont besoin cest une honte . trouvez vs cela normal qun policier demande dans la meme sopiree 4 a 5 fois la carte didentite a une meme personne trouvez vs cela normalque lon ne puiss epas ce balade dans des cite sans ces papiers sous peine davoir24 heure de garde a vue .. jen aurait pleine a dire mais jarreterai la ts ces problemes devrait etre regler mais comment :faudrait il detruire tt ces zup ..oui moi je le pense car ikl ni a rien dautre a faire cest zup sont tellemen morbid e quan ji sui alle …jen ai eu froid dans le dos coment de sjeunes se sentir a laise bien dans leur tees avc des leiu comme ca tt gris les batiment me font pense a des acge a oiseau et encore le soiseau sont mieu dans leur cage s que ce shabitant dans leur appartemen …mais si lon detruise tt ca ou relogerai ton les famille . ca ets la vrai question quil faut se pose . la police ne fait rien cagraver le schose avc leur brigade ci leur brigade la cest du nimporte quoi ,le france devrait enfin comprendre que ces en lia aidant plutant qua n les saccant que ts sarrangera … bocoup essai de sen sortir mais ni arrive pas a cause de qui a cause de cette putain de societe qui ns enfonce …. jaimerai pouuvoir parle a des qui connaisse tt ces problemes ca minterreserai car je donne mon avis mais je ne connai pratiquemen rien et jaimerai vraiment connaitre ts ce qui si rapppporte … mon adresse :lapirate34@hotmail.fr merci . marina > DIX-SEPT BALLES ET UN MENSONGE
colombe | 24 mai 2005 |
On voit encore comment les millitaires se proytégent entre eux. de toute façon on ne croit plus en la justice. et d’abord quel justice ? du moment que t’habite une cité t’a plus de droit, dés qu’un millitaire est impliqué il a toujours raison alors… Combien de morts suite a une bavure combien de condanation ??? Les média tournent dans les cités toute la journée pour montrer au final que des bagnoles cramées. On est youjours laà à montrer les mauvais. Y a pas que ça dans les cités y a aussi des gens bien comme partout ailleurs : chez les politiques les medecins les flics. La seule chose c’est que l’on est parqué dans des appart dont personne ne veut, où Mr Sarkozy ne passerait pas une nuit en dormant. Dans ce pays la justice est a deux vitesse : elle s’empressent de juger ce dont les actes sont justifiés et les condamnent quant aux autres.. moi j’espére qu’1 jour ça changera. En attendant on compte nos soeurs et fréres qui s’écroulent sous les balles. Et on se révoltera à chaque mort. Pas de justice pas de paix.
 

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |