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CQFD N°017


TOUT DOIT DISPARAÎTRE

LES PESTICIDES ONT DU BON

Mis à jour le :15 novembre 2004. Auteur : Arthur.


Dans les péripéties de la lutte des classes, le prolo de base vient de remporter une belle victoire : une enquête toxicologique réalisée auprès d’un échantillon de quatorze ministres européens a montré qu’il y avait dans leur sang quantité de produits chimiques plus ou moins mortels (Le Parisien, 19/10/04). Les chercheurs de l’organisation écologique WWF pensaient sans doute y détecter des résidus de pots-de-vin, des traces de dessous-de-table et autres produits délétères qui font partie de l’environnement quotidien de nos ministres. Eh bien, pas du tout ! Ils ont juste repéré des phtalates, des PCB, des perfluorés, des pesticides, etc. Autant dire que ces braves gens, comme le commun des mortels dont ils abrègent la survie avec leur incompétence, sont menacés de cancers, leucémies, sarcomes, lymphomes et autres maladies dégénératives comme Parkinson et Alzheimer. Bref, le conseil des ministres, c’est une annexe de l’hôpital Cochin ! Remarquez : on savait déjà, depuis Pompidou et son cancer des os, qu’on était gouvernés par de grands malades. Rappelons que le pouvoir est une drogue douce palliative qui adoucit les maux des gouvernants et des despotes, incapables de vivre, de rire, de jouir et d’avoir des rapports normaux - donc égalitaires - avec leurs administrés. Mais l’enquête du WWF nous apprend aujourd’hui que le pouvoir ne met pas à l’abri du cancer. Quelle déception ! Les ministres, députés et sénateurs dans leurs véhicules de fonction se croyaient sans doute immunisés contre les maladies qui frappent le smicard à vélo. Or c’est tout le contraire : ils sont encore plus exposés que le vulgaire de par leur manie de mal bouffer dans leurs avions, de serrer les mains malpropres de leurs électeurs et de renifler le méthane émis par les vaches au salon de l’Agriculture. Bref, on le savait, mais ça le confirme : ministre, c’est pas une vie ! Ces crétins et crétines jubilent d’être au sommet du Top 50 sans savoir qu’ils sont en tête de la liste d’attente au père Lachaise !

Dans ce palmarès des élus valétudinaires, c’est - ô dérision ! - le ministre de l’écologie Serge Lepeltier qui arrive en tête. Lui qui devrait normalement veiller à la santé publique des Français par ses mesures intelligentes et énergiques cumule le taux record de 43 produits toxiques dans le sang. On se demande comment il tient debout. Sans doute grâce au plomb et au mercure accumulés dans son squelette ! Le pauvre homme, apprenant sa déchéance, a déclaré tristement : « Les taux de cancer ont augmenté de 30 % depuis trente ans. Il faut rechercher les causes, c’est un enjeu majeur de santé publique. » Surtout de la mienne, a-t-il ajouté in petto… Les causes, mais on les connaît, mon brave ! Ce sont les saloperies vendues par les industriels de la chimie, de la pétrochimie ou du nucléaire qui font la loi et t’ont mis au pouvoir. Tu te croyais seulement leur VRP, tu es aussi leur cobaye ! Un mec normal, se sachant pollué dans ses entrailles, aurait illico filé sa démission, vu qu’un ministre de l’Écologie ne sert qu’à entériner les décisions des autres. Lepeltier, lui, n’a pas bougé. Pis : il n’a pas bronché quand son gouvernement a relancé - sans discussion démocratique - le programme nucléaire avec le nouveau réacteur EPR construit à Flamanville, Manche, au détriment des énergies alternatives. Lepeltier, c’est une plante verte dans un bureau paysager. À la longue, on la voit même plus, sauf si la femme de ménage, oubliant de l’arroser, la fait crever par inadvertance. Plus grave encore : les toxiques répandus dans l’environnement se retrouvent dans le placenta des mères, donc dans les nouveau-nés. Une spécialiste, Geneviève Barbier, auteur de La société cancérigène (la Martinière), accuse : « Ils arrivent au monde avec plusieurs centaines de polluants toxiques qui vont compromettre leur santé et leur fertilité. On sait que, depuis trente ans, la qualité du sperme a chuté de 50 % ! » Si même ça on peut plus le boire…

Publié dans CQFD n°17, novembre 2004.






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