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CQFD N°007


Agriculture dans les Bouches-du-Rhône

Des esclaves pour nos pastèques

Mis à jour le :15 décembre 2003. Auteur : Marie Nennès.

Ils font pousser les chrysanthèmes d’hiver, le muguet du printemps et les fruits de l’été. Ce sont les « contrats OMI » : travailleurs saisonniers importés du Maghreb par l’Office des migrations internationales, ils vendent leurs bras aux exploitants agricoles français, qui les tordent comme bon leur semble. Trafics de main d’oeuvre, chantage, exploitation, loi du silence : les conditions imposées à cette main d’oeuvre précaire réhabilitent les bonnes vieilles recettes du servage. Enquête.

« Il faut travailler, être muet et bosser comme des bêtes. Ils nous traitent pareil de toutes façons. Dans les années 50 et 60, ils utilisaient encore des mules. C’est nous qui les avons remplacées », raconte Ali avec amertume. « Toi, c’est carrément le travail d’un tracteur que tu fais », lui rétorque en souriant Bernard Gleize, le permanent CGT. Les autres rient. Ils sont quelques uns, salariés agricoles immigrés, à se retrouver de temps en temps dans les locaux de l’union locale CGT de Chateaurenard, près d’Avignon. Du moins ceux qui osent se battre. Ils travaillent dans les exploitations alentour depuis dix, quinze, parfois vingt ans. Il y a là Hassan, presque tiré d’affaire depuis qu’il s’est marié avec une Française, Dahbi, qui se retrouve clandestin pour avoir osé faire condamner son patron aux prud’hommes, Ali, le géant à la voix douce et quelques autres, marocains et tunisiens. Tous sont, ou ont été, ce qu’on appelle des « OMI ». Un terme administratif et neutre qui recouvre une réalité proche de l’esclavage.

Dans les années 60, pour pallier le manque de main d’oeuvre dans l’agriculture, le gouvernement français a conclu des conventions avec le Maroc et la Tunisie, et plus récemment la Pologne, prévoyant l’introduction de travailleurs saisonniers. L’employeur doit d’abord prouver que les offres d’emploi qu’il a déposées à l’ANPE sont restées sans réponse. Il fait ensuite une demande auprès de l’Office des migrations internationales (OMI) pour faire entrer des ouvriers en France pour une durée de six mois, exceptionnellement prolongeable de deux mois. A l’issue du contrat, le saisonnier a dix jours pour retourner, à ses frais, dans son pays. S’il reste, il se retrouve en situation irrégulière. Chaque année, l’agriculture française emploie ainsi environ dix mille « contrats OMI ». Dont quatre mille cinq cents dans le seul département des Bouches du Rhône. Certes, ce département est le premier producteur de fruits et légumes du pays : 400 hectares de serres du côté de l’étang de Berre, des dizaines d’hectares de vergers dans la plaine de la Crau et plus au nord du département. Certaines exploitations ont des dimensions quasi industrielles et la main d’oeuvre manque. Mais cela ne suffit pas à justifier une telle concentration de contrats OMI dans une région où le nombre de chômeurs et de Rmistes est parmi les plus élevés de France. C’est toute une logique économique qui s’est mise en place sur le modèle du servage. Dans l’incapacité de faire valoir leurs droits, logés sur l’exploitation même dans des conditions souvent indignes, les OMI sont taillables et corvéables à merci.

« On est constamment soumis au chantage du patron. Si tu protestes, si tu refuses de faire des heures supplémentaires pas payées, il te menace de ne pas te faire revenir l’année prochaine. Même quand il t’insulte, tu ne peux rien dire, reprend Ali. Et puis, même si tu ne dis rien, tu n’as aucune sécurité pour l’avenir. Si le patron fait faillite ou qu’il part à la retraite, qu’est ce que je deviens ? » Tous hochent la tête. Même quand les conditions de travail sont correctes et la législation respectée, tous vivent avec la peur de ne pas voir leur contrat renouvelé. Pendant quelques années, ils ont été à l’abri : en 1995, le gouvernement Balladur, sous prétexte de juguler la montée du chômage, avait interdit l’introduction de nouveaux saisonniers. Mais en 2000, sous la pression de la puissante FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles), la préfecture a autorisé les patrons à faire rentrer des primo-arrivants. Beaucoup d’anciens, plus assez productifs après vingt ans cassés en deux dans les serres, sont restés au pays. Ceux qui revendiquaient aussi. Sans aucun droit à faire valoir, ni même une couverture sociale. « Notre fiche de paye est exactement la même que celle des salariés résidant en France. On paie les mêmes cotisations sociales et on n’a même pas droit à un jour de chômage. Si on tombe malade pendant les quatre mois où on est au pays, on n’a pas de sécurité sociale. La MSA (mutuelle sociale agricole) nous coupe les droits dès la fin du contrat », lance Abderazak. Ce Tunisien de 39 ans travaille chez le même petit producteur de tomates depuis treize ans. Avant lui, son père y a marné vint-cinq ans. « En Tunisie, on n’a plus les mêmes droits que les autres. Moi, je ne peux pas inscrire mes enfants à la cantine. On me dit que je travaille en France et que je gagne bien ma vie alors je n’y ai pas droit. Là-bas, on me dit que je suis un étranger, et ici on me dit que je suis un étranger », renchérit Ali.

« Quand le patron t’insulte, tu ne peux rien dire »

Pendant ce temps, les employeurs, eux, sont exonérés de 97 % des cotisations URSAFF dans le secteur des fruits et légumes. Une aide consentie au départ pour favoriser l’emploi des résidents, mais qui s’étend maintenant à toute la main d’oeuvre. « En plus des exonérations, le secteur touche énormément de subventions de la région et du département, explique Bernard Gleize. Mais ils n’en ont jamais assez. Leur nouveau combat, c’est de se faire subventionner la rénovation des logements. Il y a eu trop de scandales dans la presse, ça devenait mauvais pour leur image de marque. Ça ne les a quand même pas empêché de toucher des loyers en liquide pour des taudis. Les contrats aussi, certains les font payer, même si c’est loin d’être la majorité. Ça va de ceux qui se font rembourser la redevance qu’ils doivent verser à l’OMI par les salariés (environ 350 euros par an) aux plus pourris qui exigent carrément la première année de salaire en guise de paiement. Il existe tout un trafic de contrats. Si tu me donnes tant, l’année prochaine, je fais entrer ton cousin, etc. Parfois, c’est le contremaître qui dirige le deal, mais j’ai du mal à croire que le patron ne soit pas au courant. Et si ça se passe comme ça, ce n’est pas le fruit du hasard. La loi dit que les demandes de contrats faites à l’OMI doivent être anonymes. L’employeur doit juste dire : j’ai besoin de X travailleurs. Dans les faits, ici, ils ne sont jamais anonymes mais toujours nominatifs ».

Malgré tout cela, la plupart des immigrés en contrat OMI préfèrent se taire et serrer les dents. Pour une raison essentielle : ils gagnent ici en un mois l’équivalent de six fois le SMIC marocain ou tunisien. Et pour cela, ils sont prêts à beaucoup de sacrifices. D’autres espèrent obtenir enfin une carte de séjour, comme en 1981. Après son élection, François Mitterrand avait accordé le statut de résident aux saisonniers qui en avaient fait la demande. Depuis, cet espoir a toujours été déçu. En 1997 et 1998, deux cents d’entre eux ont manifesté à plusieurs reprises pour bénéficier des « régularisations » promises par Chevènement. En vain. Ils n’étaient pas assez nombreux à faire grève pour intéresser les politiques à leur situation. Pourtant, une centaine d’employeurs avaient accepté de leur signer des promesses d’embauches en contrat à durée indéterminée. Déposées en préfecture, elles ont bizarrement disparu. Au même moment, la FDSEA a écrit personnellement à tous les employeurs imprudents pour leur demander de retirer leur promesse d’embauche. « Vous remettez en cause un avantage acquis du syndicalisme des Bouches du Rhône » écrivait à l’époque André Boulard, aujourd’hui directeur de la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône : l’avantage d’exploiter en toute impunité des salariés qui ne peuvent pas ouvrir leur gueule. La convention collective de l’agriculture, par exemple, n’est pas entièrement appliquée aux OMI. Se basant sur une seule jurisprudence, les patrons affiliés à la FDSEA refusent de leur payer la prime d’ancienneté. Quelle que soit leur qualification et leur expérience, la plupart sont payés au SMIC, comme manoeuvres.

Pas question non plus de les former : choisis pour leur résistance physique, ils apprendront sur le tas. « Ces conditions de travail tirent à la baisse celles de toute la profession. Les patrons rechignent maintenant à payer les qualifications aux salariés résidents et sont de plus en plus exigeants sur le rendement. C’est toute l’agriculture qui recule sur ces aspects-là », explique Bernard Gleize. A l’ANPE d’Arles, qui reçoit les offres d’emploi pour les grandes exploitations de la Crau, le constat est le même : « Personne, ici, ne veut travailler dans ces conditions-là, s’énerve Sylvie Combes, déléguée CGT. Les pratiques des grands domaines en particulier, ceux qui font entrer des OMI par wagon de cent-cinquante, ont fini par dégoûter la main d’oeuvre locale. Tous les ans, la Préfecture organise des tables rondes pour s’attaquer au problème de la main d’oeuvre, met en place des procédures de plus en plus strictes, et tous les ans, la Préfecture finit par céder à la pression de la FDSEA et autoriser l’introduction massive de contrats OMI. Ce n’est pas un problème de marché de l’emploi, c’est un choix économique et politique. » Un peu plus gêné aux entournures - « les relations avec la FDSEA se sont beaucoup améliorées » - Henri Bocage, directeur départemental de l’ANPE en charge du dossier, confirme cependant que beaucoup d’employeurs ne jouent pas vraiment le jeu : « Ils ne déposent leurs offres d’emploi qu’avec quinze jours d’anticipation et une seule demi-journée pour recevoir tous les candidats. C’est déjà pas facile de trouver cent cinquante bonshommes en quinze jours, alors la probabilité pour qu’ils puissent tous se présenter le même jour à la même heure est encore plus faible. Ensuite, les employeurs refusent les candidats sous des prétextes souvent bidon : ils habitent trop loin, ne sont pas assez disponibles ou n’ont pas une qualification suffisante. Pour cueillir des fruits, y’a quand même pas besoin d’avoir fait Polytechnique ». De leur côté, les syndicats de patrons plaident la nécessité impérieuse, qu’ils soient petits ou gros. Seule la Confédération paysanne s’est clairement opposée à l’emploi des contrats OMI. Du petit MODEF (Mouvement de Défense des Exploitations Familiales, plutôt à gauche) à la grosse FDSEA, c’est le même discours : tout est de la faute aux Français qui ont perdu le lien avec la ruralité et qui se détournent des merveilleux métiers de la terre. La faute aussi au marché, bien sûr : « C’est vrai que le SMIC est sans doute trop bas, mais on ne peut pas payer plus, se justifie Claude Rossignol, l’actuel président de la FDSEA. Nous sommes dans un secteur très concurrentiel et on n’arrive pas à rentabiliser nos exploitations ». Quand à accorder un statut de résident aux salariés en contrat OMI qui, eux, ont fait la preuve qu’ils voulaient bien être paysans, c’est trop dangereux : « si on leur accordait des papiers, ils pourraient être tentés de ne plus travailler et de se contenter du chômage ou du RMI ». Au moins, ça a le mérite d’être clair : ce n’est pas de main d’oeuvre qu’ils manquent, mais d’esclaves.

Hamid Laamadi, lui, n’est pas un esclave. Il serait presque l’exception qui confirme la règle. Ce Marocain travaille dans la même société horticole en contrat OMI depuis 1978. Le muguet au printemps, les chrysanthèmes en hiver, il suit et organise la production du début à la fin. Il est plutôt bien payé et sa patronne dit de lui avec sincérité qu’il fait partie de la famille. Hamid aime son boulot mais Hamid est malheureux. En France huit mois par an, il n’a pas vu grandir ses enfants. « Si ma femme était là, je serais moins fatigué. Ma vie est partagée en deux et je me sens piégé. Si j’avais su, je n’aurais pas commencé, j’aurais fait quelque chose d’autre, j’aurais pu choisir un autre métier. Quand on est venu, on espérait avoir nos papiers et on nous disait toujours l’année prochaine, tu les auras et puis on n’a rien. On a beaucoup donné et on n’a aucune reconnaissance. Même pas un jour de chômage. Personne ne nous écoute. Un clandestin a plus de chance que nous d’obtenir des papiers ». Hamid retourne au boulot, consciencieux et dur à la peine. Il fait partie de la famille, mais de loin. A Noël, son teint bronzé et ses ongles noirs jureraient avec la dinde.

Marie Nennès

Publié dans le n°7 de CQFD, décembre 2003.

A lire : L’anthologie des immigrés de saison


Naima, femme « OMI » à tout faire, interdite de sortie, de mariage, d’enfants

Naima Es Salah est un petit bout de femme de 43 ans. Menue, énergique, elle est encore très belle malgré les dix ans d’esclavage qu’elle vient de vivre. En 1990, elle entre en France avec un contrat OMI à la demande d’un gros agriculteur des Bouches du Rhône. Son père, ses oncles, ses cousins travaillent déjà chez lui. Huit mois par an, Naima se retrouve femme à tout faire dans l’immense villa du patron. Elle s’occupe du ménage, des repas, du linge, des enfants, etc. Souvent, sa journée commence à 6 heures du matin pour s’achever à 23 heures. Le patron lui loue un petit studio sur la propriété dont il retient le loyer sur sa paye, soit, au bout du compte, 3 000 francs par mois : « Je n’avais pas le droit de sortir, pas le droit de parler aux voisins, pas le droit de me marier ni d’avoir un enfant. Quand j’ai eu un accident du travail, il a refusé de me déclarer parce qu’il avait peur. Je ne comprenais pas pourquoi. Je n’ai su qu’après qu’il n’avait pas le droit de me faire travailler comme employée de maison. » En 1994,entre eux contrats, Naima rencontre Hassan au Maroc et se marie. Le patron menace de ne pas la reprendre mais embauche finalement Hassan. Chaque année, ils doivent s’acquitter, comme les autres, d’une « redevance » de 5 000 francs pour voir leurs contrats renouvelés. C’est en 2000 que tout s’accélère : Hassan fait une mauvaise chute dans les vergers et se brise la hanche. Trois ans après, muni d’une prothèse, il est encore en rééducation. Ce qui n’empêche pas la sécurité sociale de le déclarer très vite consolidé avec une invalidité de 18 %. Un taux qui ne doit rien au hasard mais tout au cynisme le plus abject : en dessous de 20 %, il ne peut prétendre à une carte de séjour. Naima, elle, se fait virer manu militari avant la fin de son contrat. « Le patron, raconte t-elle, a été très clair : « Si tu l’ouvres, si tu tentes quoi que ce soit, je ne fais plus revenir personne de ta famille ». Ma famille aussi me disait de ne rien faire, que j’allais les laisser tous sans travail. C’est ce qui s’est passé d’ailleurs ». Aujourd’hui, soutenue par un collectif d’associations, Naima se bat. Seule avec Hassan. Sa famille ne lui a pas pardonné d’avoir brisé la loi du silence. Deux procédures sont en cours, une aux prud’hommes et l’autre au pénal. Menaces, intimidations, misère, rien n’a fait plier sa volonté et elle ne regrette rien. « Moi seule pouvait le faire dit-elle. Les hommes ont trop peur pour agir ». Depuis quelques mois, elle a retrouvé du travail grâce à une entreprise d’insertion mais n’est toujours titulaire que d’une autorisation provisoire de séjour, à faire renouveler tous les trois mois. Suspendue au bon vouloir de la préfecture, elle attend que justice soit faite.

Marie Nennès

Publié dans le n°7 de CQFD, décembre 2003.






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