Accueil
Du même auteur :
Sommaire du N°019
NUMEROS PRÉCÉDENTS
THÈMES
- Armement
- Guerres
- Chômage
- Foulard et laïcité
- Faux amis
- Genres
- Exils et expulsions
- Luttes sociales
- Médias
- Patrons
- Science contre capital
- Sécuritaire
- Musique
- Livres
- Chroniques
- A l’arrach’
- Ecologie
- Chronique carcérale
- Santé
- Dessins
- Anthologie
- Courrier des lecteurs
- Fascisme

CQFD N°019


PETIT CYNISME ORDINAIRE

ENTRAVE À LA NANO-LIBERTÉ

Mis à jour le :15 janvier 2005. Auteur : Martin Seux.


Le 13 décembre à l’aube, le chantier de Minatec à Grenoble reçoit de la visite. Six personnes se postent dans une grue pendant qu’une trentaine d’autres, restées au sol, informent les premiers passants du matin. Minatec, c’est un projet de centre de recherche et de formation sur les nanotechnologies (puces électroniques de taille moléculaire), dont les innombrables applications intéressent grandement toutes sortes de nuisibles, au premier rang desquels les militaires. Deux banderoles sont dépliées le long de la grue : « On arrête tout » et « Nanotech = Maxicontrôle ». Pendant l’action, une quinzaine de militants couvrent la ville d’affiches et de tracts : « Sous couvert de la médecine ou du progrès, ce sont aussi des projets de manipulations corporelles, de contrôle cérébral à distance et de standardisation des êtres humains dont les applications se rapprochent plus des cauchemars eugénistes que d’une quelconque « amélioration » des libertés individuelles », peuvent y lire les Grenoblois. Ça les change de la propagande du conseil général, qui professe que « Minatec concevra et fabriquera les puces de demain : toujours plus puissantes, toujours plus rapides, toujours moins chères, elles vont doper les performances de nos ordinateurs, téléphones, lecteurs DVD, automobiles. » Précédés par une âpre négociation, en vue de garantir une libération immédiate après leur passage au commissariat, les six redescendent de leur perchoir en début de soirée. Une quinzaine de vigiles les refilent aux policiers restés discrets toute la journée : une société de construction a porté plainte pour « entrave à la liberté du travail ». Apparemment, il y en a qui sont pressés de se faire greffer un nano-flic dans la tête… Prochaine action prévue pour bientôt.

ARTICLE PUBLIÉ DANS CQFD N°19, JANVIER 2005.






>Réagir<

 

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |