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CQFD N°006


La guerre d’un fabriquant de meubles contre la CNT

Chez Interior’s, les anars doivent rester à l’exterior’s

Mis à jour le :15 novembre 2003. Auteur : Charles Jacquier.


Encore un ! Cette fois, c’est chez Interior’s que l’alternative échue aux salariés des entreprises qui gagnent (tu la fermes ou tu te casses) vient d’aboutir au licenciement d’un syndicaliste. Créée en 1984 et basée au Havre, cette juteuse affaire familiale spécialisée dans la fabrication de mobilier anglais (87 magasins en France), et chouchoutée par les médias et les politiciens locaux, emploie 2 500 salariés dans le monde (Asie, Europe de l’Est, Maghreb), avec huit sites de production et diverses filiales réparties dans quinze pays. Elle possède aussi la marque Country Corner, disponible dans 3 500 points de vente à travers le monde. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes patronal si vingt-quatre salariés de l’usine du Havre (qui en compte deux cents cinquante) n’avaient eu l’insigne ingratitude d’adhérer à la CNT, le syndicat anar, pour réclamer des privilèges aussi loufoques que le respect du Code du travail ou la mise en place d’une grille des salaires conforme à la convention collective. Choqué, le patron décidait sur le champ de traîner en justice le délégué CNT du personnel. Marre des syndicats qui font rien qu’à entraver les forces vives, a plaidé en substance l’avocat d’Interior’s, par ailleurs conseiller municipal UMP à la mairie havraise. Il s’est employé en outre à contester toute représentativité à la CNT locale. Le délibéré, rendu le 17 juillet dernier, ménageait la chèvre et le chou en reconnaissant l’existence légale du syndicat , mais non celle de la section syndicale d’Interior’s

Le 2 août, la direction remettait ça en assignant la CNT havraise en référé devant le TGI. Tirant prétexte d’une lettre d’information adressée aux magasins français d’Interior’s, elle demandait 500 euros de dédommagement par courrier envoyé, histoire d’étrangler financièrement le syndicat. Le jugement est tombé le 16 septembre, toujours mi-figue mi-raisin : le TGI affirmait « le caractère illicite de la distribution de tracts par voie postale » (ah bon !), toutefois, « le trouble ayant cessé et aucun dommage imminent n’étant à craindre », il déboutait Interior’s et condamnait la boîte à verser 800 euros à l’un des militants… Sauvé par le gong ! Mais l’entreprise ne s’est pas calmée pour autant. Dans la foulée de sa petite déconvenue judiciaire, elle licenciait brutalement un militant syndical. L’affaire sera devant les Prud’hommes le 24 février prochain. Le patron est confiant : normalement, à la fin du feuilleton, c’est jamais le syndicaliste qui gagne.

Charles Jacquier

Pour énerver la direction (voir l’appel), écrire à : Interior’s, 68 bd Jules-Durand, BP 5056, 76071 Le Havre Cedex, et envoyer copie à : Syndiqués d’Interior’s c/o CNT BP 411 76057 Le Havre Cedex.

Publié dans le n°6 de CQFD, novembre 2003.






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Chez Interior’s, les anars doivent rester à l’exterior’s
axel | 23 mai 2006 | Chez Interior’s, les anars doivent rester à l’exterior’s
il ny apas que sa il ya aussi les salaires les condition de travail et l exclavage et il n ya rien au norme dans certain endroit et sur certaine fiche de paye merci de faire parraitre petit doc
 

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