Accueil
Du même auteur :
Sommaire du N°022
NUMEROS PRÉCÉDENTS
THÈMES
- Armement
- Guerres
- Chômage
- Foulard et laïcité
- Faux amis
- Genres
- Exils et expulsions
- Luttes sociales
- Médias
- Patrons
- Science contre capital
- Sécuritaire
- Musique
- Livres
- Chroniques
- A l’arrach’
- Ecologie
- Chronique carcérale
- Santé
- Dessins
- Anthologie
- Courrier des lecteurs
- Fascisme

CQFD N°022



FAUT QU’çA SAIGNE

Mis à jour le :15 avril 2005. Auteur : Willy Daunizeau.


Sur les fantasmes armés et cagoulés, souvent assouvis, de la matonnerie frappée du sceau Perben, L’Envolée (lejournalenvolee.free.fr) publie dans son dernier numéro le récit détaillé des sévices subis par André Allaix, un des deux preneurs d’otages de la centrale de Moulins. Les faits remontent au 24 novembre 2003. Après le refus des dirlos de dialoguer sur le durcissement des conditions de détention, deux détenus, André Allaix et Cyril Bastard, se décident et réussissent à retenir cinq surveillants en otages. À la fin des palabres d’usage avec les autorités, ces derniers sont relâchés sans heurts ni bobos. Cette issue en douceur, la « tentiaire » va la faire payer cher aux deux rebelles : avalanche de coups de poing et de pied, écrasement des chevilles à l’aide de boucliers, mises à nu, humiliations, menaces de morts, découpage des vêtements au cutter…

On retrouve dans cette mêlée sanglante un vaste choix de corps répressifs : le GIGN, un groupe interne à la centrale composé de surveillants et de gradés (certains cagoulés) et, inévitablement, les ERIS. L’antagonisme larvé entre ces groupes éclate dans un paroxysme de violence. C’est à qui sera le plus vicelard et qui fera le plus mal, prestige de l’écusson oblige. On aimerait croire que les recommandations de Pierre Truche, président de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), exhortant Perben et Alliot-Marie à engager « des poursuites disciplinaires non seulement contre les responsables mais aussi les gradés de l’établissement dont la passivité a permis des débordements », ne resteront pas aux oubliettes. Sans illusion, Allaix a porté plainte contre l’administration pénitentiaire pour « actes inhumains et dégradants, torture ». On ne le gueulera jamais assez fort : on maltraite, on torture et parfois on tue dans les prisons françaises, sans que cela fasse grand bruit dehors.

ARTICLE PUBLIÉ DANS LE N°22 DE CQFD, AVRIL 2005.






>Réagir<

> FAUT QU’çA SAIGNE
Isa | 11 juillet 2005 | fr.news.yahoo.com/050103/202/47d8y.html

Bonjour à tous,

Je tiens à réagir à cet article, étant l’amie de Dédé depuis des années, je le soutiens depuis dehors et n’admet pas de voir la maniere dont il le detruise petit à petit. Le probleme est multiple : l’Etat a t’il droit de tout faire pour reduire un homme au néant ? Les multiples transferts, les tortures physiques et morales, les écoutes téléphoniques poussées, censures du courrier, promesses d’aménégement de peine…

On a vécu des années de parloirs dans divers établissements pénitentiaires et la manière dont les détenus sont traités est de + en + dégradante pour eux et pour leur famille. J’ai honte aujourd’hui d’être française quand je vois de mes propres yeux ce qu’est capable de faire le pays des droits de l’homme. La situation est inhumaine pour ceux qui sont dedans comme pour ceux qui attendent dehors : c’est une réalité. Pour tous ceux qui sont dans ces murs, et ceux qui les soutiennent de dehors : Ne lachez pas ! Bien le bonjour ceux qui me reconnaîtront…

A bientot Isa 24 ans Clermont Fd

 

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |