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CQFD N°023


FAUX-AMIS

BERNARD MARIS

Mis à jour le :15 mai 2005. Auteur : Le bouledogue rouge.


Iconoclaste, mordant, impertinent, irrévérencieux… Dans la revue de presse qui jalonne le plan de carrière de Bernard Maris, les épithètes grouillent comme des lignes de chiffres sur un bilan comptable. Quand les médias raffolent d’un contestataire, c’est signe que sa contestation n’a plus d’autre objet que de colorer l’eau tiède du robinet. Pour mettre une petite note canaille dans leurs flots d’idées grises, les médias s’arrachent Bernard Maris : les radios, les télés, Marianne, Le Nouvel Observateur et même Le Figaro Magazine. Ses livres, publiés par le marchand d’enzymes Albin Michel, saturent les linéaires altermondialistes de la Fnac. Maris est aux anges : plus économe qu’économiste, il excelle à compter ses sous, qu’il engrange par pleines brouettes. Il fut un temps où l’Oncle Bernard fournissait aux ignorants de la pseudo-science économique des arguments salvateurs contre la logorrhée des « experts ». Pourtant, à l’époque déjà, sa capacité à démolir un Jacques Delors dans les pages de Charlie Hebdo tout en lui tressant des lauriers dans celles du Monde avait de quoi donner le tournis. Schizophrénie ? Opportunisme ? Disons plutôt : infinie souplesse des vertèbres. Pareil en cela à son patron Philippe Val, Maris s’épanouit dans la reconnaissance salonnarde des confrères de la « grande presse ». Les contradictions ne le minent pas : elles le fertilisent. Elles forment son biotope naturel, son système de valeurs, sa caisse de retraite.

Bernard Maris s’attaque tous les mercredis aux « grands fauves » du zoo capitaliste ? Ça ne l’empêche pas de badiner tous les vendredis sur France Inter avec Jean-Marc Sylvestre, le prédicateur de la loi du marché. La courtoisie de leurs échanges, arbitrés par l’âne Paoli, suggère que l’ultra-libéralisme n’est pas moins digne de considération que sa critique, et que tout se vaut, dès lors qu’on mange à la même table. Maris est de gauche ? Ça ne le freine pas dans ses élans pour Raffarin. Le 11 mai 2003, il déclare sur France Culture : « J’ai envie de dire bon anniversaire parce qu’après un an de pouvoir le Premier ministre ne se débrouille pas trop mal. » [1] Maris dénonce les faux prophètes de l’économisme ? Ça ne le gêne pas pour acclamer Alain Minc, escroc multicarte et essayiste plagiaire. « Convenons qu’on est souvent plus proche de Minc qu’éloigné », conclut-il dans Marianne (12/04/04). Bernard Maris veut « faire de la politique autrement » ? Ça ne le dissuade pas de ruser comme les vieux singes. En 2002, il se présente aux législatives comme tête de liste des Verts dans le Xe arrondissement de Paris, quartier dont il vante le caractère (de moins en moins) « populaire ». Ce qu’il ne dit pas aux électeurs, c’est qu’il réside dans le ghetto pour riches du XVIe. Maris s’attaque aux patrons ? Ça ne lui cause aucun embarras lorsqu’il s’avise de les flagorner. Le 7 mars dernier, il échange de grands sourires avec Francis Mer sur le plateau d’Arlette Chabot (France 2) avant d’avouer : « Ça ne me gêne pas qu’un patron soit bien payé s’il fait son travail […] Je ne sais pas combien gagne le patron de Renault, ça ne m’intéresse pas. » Bernard Maris est « anti-libéral » ? Ça ne le dévie pas de sa course aux euros, sur la ligne de crête qui sépare la gauche de l’UDF de la droite du PS. Il faut, dit-il, « redonner du pouvoir aux investisseurs et aux entrepreneurs » et militer pour que « l’État leur donne un coup de main » (Le Figaro Magazine, 21/03/05). Bernard Maris est devenu ce contre quoi il a bâti sa carrière et sa fortune : un gastéropode adaptable à toutes les demandes, toutes les températures, tous les airs du temps. Bref, un économiste.

Publié dans CQFD n°23, mai 2005.


[1] Les citations nous ont été gracieusement prêtées par PLPL.





>Réagir<

BERNARD MARIS
| 27 septembre 2010 |
Je m’attendais à ce que vous parliez du livre et en fassiez une critique qui m’aurait intéressée. Par contre vos diatribes sur l’homme me rappellent trop les traditions de de certains procès de triste mémoire : ils ne m’intéressent pas. BERNARD MARIS
Christian Paillat | 24 janvier 2007 |

Emission Cdans l’air du 24-01-2007. sujet : les impôts.

Le comportement de M. Maris fut pour le moins étonnant . Nous avons vu un individu goguenard et arrogant professant des contre-vérités. 1- Il n’y a pas 250 000 barmen à Londres mais également de nombreux diplômés de l’Enseignement Supérieur parmi les plus prestigieuses de nos Grandes Ecoles ; S’ils ont quitté la France c’est avant tout parce-que le Marché de l’Emploi est pluis flexible outre-manche et que les compétences de nos élites sont reconnues ce qui n’est pas toujours le cas en France où il faut maintenant un BAC+n+p+q pour postuler à un poste de préposé à la Poste. Il y a également à Londres des Barmen qui au moins ne sont pas exploités comme ils le sont dans les cafés de notre vieux pays.

2- M. Maris n’a pas l’air non plus de comprendre les raisons de l’envolée économique de l’Irlande . c’st pourtant connu de tout le monde et fut bien signalé par les autres participants .

3- Comment peut-on dire en public que les expatriés sont avant tout des rentiers et non pas des créateurs d’entreprises ? et que cela ne joue pasd sur le PIB. ?alors que les rapports et statistiques les plus sérieuses disent le contraire .

4- M. Maris ne semble pas savoir que les Français résidant à l’étranger doivent payer la Sécurité Sociale s’ils veulent être soignés en france . Le passage obligé est la CFE (caisse des Français à l’Etranger ) dont les cotisations sont fort chères et s’ajoutent aux cotisations dans leur pays d’accueil . Notre service de santé est discriminatoire vis à vis des Français résidant à l’étranger alors qu’il est laxiste vis à vis des étrangers qui vivent en France sans cotiser (CMU, AME).

Qu’en pense Monsieur bernard Maris ?

Christian Paillat

BERNARD MARIS
| 9 décembre 2006 |
Bouh !!! s’il ne vous plait pas, ne le lisez pas, ne l’écoutez pas… Effectivement, vos critiques s’apparentent à de l’intégrisme bête et méchant. Les ayatollahs de toutes sortes m’ont toujours fait fuir. Je passe mon chemin. BERNARD MARIS
| 5 octobre 2006 | Lilian

Puis les gars, si la France parlait un peu plus l’angliche, non pas pour effacer sa culture, mais pour comprendre un chouilla les Anglo-Saxons, elle essaiera de savoir pourquoi dire « radical liberal » équivaut à être de gauche aux States et pourquoi dire la même chose en France équivaudrait à être un émule de Madelin.

Dix ans de lecture pour résoudre l’énigme qui pourrait inspirer un doctorant. Une main invisible écossaise à travers l’histoire David Hume-Smith (Ecosse des Lumières) + James Mill (radicalisme philosophe, écossais) - John Stuart Mill (première intuition écologique en économie, concessions au socialisme), écossais) - Keynes (écossais) - Roosevelt (New Deal inspiré par Mill et partiellement Keynes, Roosevelt souche écossaise) - Beveridge (Etat-Providence, chef de groupe des libéraux-démocrates, père écossais) - Galbraith (dénonciation de l’ère de l’opulence en 58, radical libéral de souche écossaise). Qui sont les vrais rejetons d’Adam Smith ? Mmmmh ?

Le vrai combat n’est pas entre marxistes et anarchistes d’un côté et libéraux de l’autre, mais entre libéraux radicaux et whigs… C’est une guerre larvée de 200 ans qui explique l’essentiel… Un combat entre un libéralisme social de base rationnelle et anthropologique et une libéralisme conservateur de souche ultraindividualiste et évolutionniste darwinienne. L’axe Spencer-Hayek… Hayek réfutait le qualificatif libéral et disait « I’m an old Whig »… Aron les appellera les Whigs dogmatiques ! Stiglitz les appelle les fanatiques du marché ! Stiglitz est un spécialiste de l’Ecosse des Lumières…

Radical… Pensez à Mendes-France ! C’est lui qui a introduit Keynes en France !

Pfff, dire que je suis belge !

BERNARD MARIS
Fred | 7 août 2006 |

Allumer un intellectuel parce qu’il crèche dans le 16e, fallait quand même oser ! Faut croire qu’il y perd en crédibilité…ah, non, pardon, c’est pour « pointer ses contradictions »…

Sûr que vous autres, vous êtes tous résidents à temps plein dans les quartiers nord de Marseille ! Des vrais de vrai, durs de dur, proches du peuple, du vrai, et que j’ai même pas peur dans le ghetto la nuit !

Mouais…de vot’part, je parierais plutôt pour la Plaine, ou alors le Panier…les quartiers historiques populaires, pardon madame, y’avait des ouvriers ici, avant la débâcle. Et puis, c’est plus près des bistrots sympas. Des contestataires de centre ville, mais avec la patine, hein !

Peut-être que je me goure au complet. Peut-être que vous avez une heure de bus pour arriver au journal. Dans le fond, qu’est-ce qu’on s’en fout !!

Tant qu’on rigole…

BERNARD MARIS
Mathias Couturier | 3 août 2006 |

Il est toujours désolant de découvrir l’énergie que certains militants de gauche déploient pour lutter contre leurs alliés objectifs au lieu de fixer leur attention sur les vrais adversaires. Souvenez-vous que Goëring (je crois que c’est lui, corrigez si je me trompe) avait affirmé, lors du procès de Nuremberg en 1946, que, avant-guerre, il n’y avait pas eu réellement de victoire du NSDAP contre la gauche et notamment contre les communistes car il n’y avait pas vraiment d’ennemis à combattre. Ils s’étaient déjà eux-mêmes politiquement entretués.

Cessons un peu ces combats d’arrière-garde. On l’a déjà dit ici : oui, c’est vrai, Bernard Maris n’est pas marxiste mais keynésien. Oui, il taille le bout de gras avec Sylvestre. Oui, il touche certainement de substantiels droits d’auteurs et émarge de plus en plus dans les médias. Sans doute n’est donc t-il pas irréprochable. Mais qui pourrait prétendre à ce titre ? Abandonnons donc l’obsession de la pureté virginale aux mystiques et aux intégristes de tous bords et prenons ce qu’il y a à prendre : les ouvrages de Maris ont fait progresser ma compréhension des ressorts de l’économie ultra-libérale comme aucun auteur n’avait su le faire avant ; ses chroniques dans Charlie m’ont fait marrer ; il est de gauche (si si, un peu quand même ! N’en déplaise à certains…) ; et voilà enfin un économiste qui n’est pas ultra-libéral ou ultra-mathématisant.

Et, ma foi, que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre : qui n’a pas au moins un ami ou une fréquentation de droite ? (même si tout le monde ne fraie pas avec lui à la radio, j’en conviens)

BERNARD MARIS
Lilian | 30 juillet 2006 |

Pfff antilibéral, prolibéral, antirévolutionnaire ou pas… On s’en fout !

La séquence Smith-Montesquieu-Kant-Hegel-Mill-Keynes-Beveridge-Kojève-Aron-Allais est une séquencelibérale. Tous libéraux ! Des sages qui ont donné tout ce que la gauche démocratique voulait ou veut encore dans un combat contre la bêtise !

La séquence Smith(version Eurodisney)-Say-Bastiat-Spencer-Von Mises-Ayn Rand-Hayek-Friedman-Fukuyama-Barre… Tous libéraux-libertariens !

Dans l’espace anglo-saxon, leurs idées ont toujours été relayées par les partis conservateurs. Des singes qui veulent forcer un désiquilibre social au profit d’une conception de marché pure. Des puristes puritains d’un libéral-libertarianisme qui contribuent à la dislocation de la société.

Pensons avec l’intelligence des premiers, et résistons à la bêtise des seconds ! C’est une question de Lumières contre l’obscurantisme galopant !

BERNARD MARIS
JC le belge | 12 avril 2006 |

Juste un petit mot pour dire que, si on ne peut totalement séparer l’ « oeuvre » et l’auteur, on ne peut que laisser à Bernard Maris sa qualité de « secoueur de cocotier ». La lecture de ses bouquins est tonifiante tant pour les neurones que pour les zygomatiques et, à ces titres, hautement recommendable.

On sait déjà que Marx était une sorte d’obsédé sexuel qui a du compter sur Engels pour reconnaître l’enfants qu’il avait fait à sa bonne, et il est possible que Keynes ait été quelqu’un qui refusait de faire la vaisselle ou de changer les enfants. Et c’est vrai que, dans un autre domaine, je serais triste d’apprendre que Ken Loach est un type imbuvable qui traite le garçon qui lui amène son café au bistrot comme moins que rien. Mais il n’en reste pas moins que l’oeuvre tant de Marx que de Keynes ou de Ken Loach font partie de notre patrimoine culturel. Les attaquer sur leurs comportements privés ne diminue pas leurs qualités « publiques ».

Pour en revenir à Bernard Maris, si on m’apportait la preuve qu’il boursicote ou qu’il aide en douce Jean-Marie Meissier à résoudre ses petits problèmes de gouvernance d’entreprise, alors, oui, je crierais à l’imposture. Maintenant, qu’on vienne me dire qu’il ne saute pas à la gorge de ses contradicteurs mais qu’il reste courtois avec eux (peut-être en faisant une différence entre la fonction et l’individu) et qu’il a un train de vie au dessus du seuil de pauvreté ne m’émeut guère.

BERNARD MARIS
Jef des zaz | 13 mars 2006 |

Preuve que le marché est totalitaire, il finit toujours par avaler ceux qui s’y opposent (Maris comme les autres).

Maris doit préférer le cinéma à l’économie (moi aussi) car un des tirages de l’antimanuel confond allègrement John Ford et Henry Ford. Pourquoi pas Harrison tant qu’on y est ? J’ai noté bien d’autres erreurs dans cet ouvrage qui manifestement n’a pas été relu.

Cela dit, j’ai eu l’occasion de rencontrer Maris, je l’ai trouvé attachant par ses doutes. Sylvestre, lui, ne doute de rien, et détruit donc Maris sans pitié tous les vendredis matin sur France Inter. Pourquoi accepter un débat quand les conditions du débat ne sont pas réunies ? A part pour la reconnaissance médiatique, je ne vois pas bien.

> BERNARD MARIS
| 20 janvier 2006 |

Les articles que j’ai lus sur ce site ne sont pas intéressants. Ils contiennent très peu d’informations, ne proposent aucune piste de réflexion et sont plutôt mal écrits.

Les messages de réaction qu’ils suscitent parfois sont une perte de temps pour leurs auteurs, comme pour leurs lecteurs.

Gros bisous. Sébastien.

> BERNARD MARIS
Mehdi | 22 septembre 2005 |
Bonjour à tous, Je réagis tardivement à la critique de Maris, ça ne m’intéresse pas de lui ériger une statue mais plaçons le débat sur ses positions. L’article est clairement drôle mais un peu injuste, je pense comme beaucoup (n’ai pas encore lu ses livres par contre) que Maris n’est pas revolutionnaire mais critique de façon cinglante les confusions et clichés économiques que véhicule la pensée dominante de nos jours. Il est légitime de ne pas être d’accord là-dessus, mais il est important de réflechir en tombant dans le piège de ces idées : Par exemple, il y’a une différence entre un investisseur (un vrai) et un rentier (qui cherchera avant tout à défiscaliser et placer ses profits en fond de pension), il est essentiel de distinguer les deux, les libéraux les confondent et tiennent à ce que tout le monde en fasse de même… Par conséquent, il n’est pas illégitime que les gens cherchent à bien gagner leur vie, il faut leur donner les moyens d’investir (et non de laisser dormir des millions de plus) à condition d’accepter le principe de redistribuer plus au fure et à mesure qu’on en a… Le poison de notre époque est la richesse qui se concentre dans des poches de plus en plus réduites et qui ne circule plus. Effectivement, Maris, qui vulgarise ce genre de discours, n’est pas révolutionnaire, Keynes (qui revient un peu à la mode) non plus… Mais rappelons-nous que ce dernier a émis des idées, des théories, et un modèle pragmatique qui a transformé l’Europe durablement, comme quoi le pragmatisme visionnaire peut être une révolution… contrairement aux théories radicales (néolibéralisme compris) qui sont tôt ou tard rattrapées par leurs excès et dégâts. @++ > BERNARD MARIS
Rod | 25 août 2005 |
Donc, toute personne passant sur France Inter et qui ne crache pas à la figure de ses détracteurs (en l’occurence l’enzyme Sylvestre) serait donc assimilée à un « traître ». Etrange attitude que de vouloir être à tout prix « radical » en se montrant aussi stupide et malhonnête que ses ennemis. D’ailleurs, la forme de vos critiques me rappelle (dans une moindre mesure) celle des forums d’extrême-droite : presse de caniveau, ragots, citation de phrases non contextualisées, comportement de petit délateur frustré par son incontinence intellectuelle… Les méthodes sont les mêmes, seules les cibles changent (quoique : Val et Maris se font également démolir par les fachos). Enfin, petite phrase amusante : Maris vit dans le XVIe !!! Donc, si l’on vous suit, pour être d’extrême gauche, il faut habiter dans des quartiers très pauvres (l’idéal étant un quartier ghetto), s’habiller pauvrement, ne pas manger à sa faim… Et puis il faut insulter toute personne, surtout si la couleur de sa peau n’est pas blanche, qui ose sortir de la pauvreté et louer (voire acheter) un appartement sis dans un quartier riche, éloigné de son ghetto d’origine… Petite remarque : vous qui êtes doués dans la délation, pourquoi ne pas mettre à disposition de vos lecteurs la profession de vos parents, vos revenus, l’endroit où vous habitez… En espérant qu’une partie de l’extrême-gauche développe le sens critique fondé sur la discussion et qu’elle s’attaque avant tout à nos réels ennemis : racisme, intolérance, capitalisme… > BERNARD MARIS EST UN BON
Mister Pat | 3 août 2005 |

ouais, bof…….

j’ai été bien plus enthousiaste à la lecture de l’anti manuel d’économie de Maris qu’à celle de cet article.

C’est rigolo à lire, mais à part quelques « potins » qui n’intéressent pas grand monde il n’y a pas grand chose sur le fond.

Lisez l’anti manuel et vous verrez que Maris est un très grand économiste et qu’il n’a rien de libéral.

> BERNARD MARIS
mprn17 | 21 juillet 2005 |
Salut aux rares qui liront ces quelques mots(inconvénients d’être dans les fins de pages) ! Bernard Maris est un disciple vertueux et admirateur fervent de Keynes dont il a d’ailleurs fait le critique d’une biographie dans un Charlie-Hebdo ! La déception des anti-libéraux est à la mesure de ce qu’ils peuvent lire (chez Maris, et chez Keynes) , du raisonnement résulte alors quelque filiation…Quant à Maris lui-même reconnaissons de sa réflexion anti-libérale trop rare, parfois compromise (je passe avec J-M-S) ; mais trop souvent juste, de sincères arrières-pensées… > BERNARD MARIS : critique interne et critique externe
jb | 22 juin 2005 |

la critique de bernard maris est marrante mais passe à côté : le monsieur en question n’est pas un « révolutionnaire » mais un économiste ; donc, il prend ses positions en fonction de sa connaissance de l’histoire économique : c’est pourquoi il milite (auprès des « décideurs », ce qui n’est pas une mince affaire !) pour aider les investisseurs ou pour que les patrons fassent leur travail i.e. crée de la richesse matérielle plutôt que financière (on replace les propos dans le contexte svp, c’est le minimum)

bref, c’est un peu facile (même si très agréable pour le lecteur et sans doute pour l’auteur) et souvent très utile de critiquer les failles personnelles (dans la logique du ragot), mais plus difficile et encore plus utile de critiquer effectivement les arguments…surtout quand celui auquel on s’attaque n’est pas totalement incompétent… (votre type de critique marche surtout pour ceux qui n’ont que les apparences du savant : roland cayrol, pascal perrineau, jean-marc sylvestre, luc ferry, bhl, etc.)

> BERNARD MARIS
solid steak | 17 juin 2005 |
Et manifestement Hacène sont étranges les critiques à l’encontre de Bernard Maris venant de personnes n’ayant pas lu un seul ouvrage de cet écrivain … > BERNARD MARIS
Hacène | 15 juin 2005 |
C’est marrant, tous ces lecteurs (qui manifestement ne lisent pas CQFD) qui s’étranglent de rage et pleurent de tristesse parce qu’un petit journal a osé critiquer leur maître, qui passe sur France Inter, sur LCI, sur la Cinq, écrit dans Charlie, dans Marianne, dans Le Monde et qui publie un best-seller tous les six mois. Ils ont bien raison, ces gens-là, de défendre un homme aussi vulnérable… Pour ce qui est de l«  »anti-libéralisme" de Maris, y a de quoi rigoler. Je n’ai rien contre le bonhomme, mais il est clairement passé de l’autre côté : pas celui de Sylvestre, devenu infréquentable par les temps qui courent, mais celui de ce brave marigot télé-socialo-giscardien qui passe aujourd’hui - qu’est-ce qu’on rigole ! - pour le comble de l’anti-libéralisme… Aïe aïe, y a du boulot. > BERNARD MARIS
Rv | 13 juin 2005 |
B. Maris EST un économiste et il est foncièrement anti-libéral. Seulement il utilise un ton différent en fonction du public visé. Je suppose que vous avez tout de meme conscience qu’il n’y a pas que des anti-liberaux convaincus qui écoutent la radio et qui regardent la télé. Alors entre un journal à diffusion confidentielle qui assène des « vérités » toutes faites sans autre fondement que leur propre conviction et un type qui argumente précisement mais posément devant des millions de personnes, lequel est le plus efficace pour démonter les rouages du libéralisme ? > BERNARD MARIS ou l’écomiste citoyen
Mistic bibi | 11 juin 2005 |
Etudiant de classe préparatoire HEC en filière économique j’ai du potassé un grand nombre d’ouvrages trés académiques et au final fort peu enrichissants … Néanmoins un petit ouvrage « Keynes ou l’économiste citoyen » a attiré mon attention .. ouvrage qui traite de keynes d’une façon subtile en rapprochant la vie de l’homme de son oeuvre et ceci dans un esprit synthétique qui ne réduit pas la théorie keynésienne à des clichés .. Ensuite j’ai lu « lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous gouvernent et qui nous prennent pour des imbéciles » et « l’antimanuel d’économie » .. ouvrages qui se veulent clairement contestataires .. Bernard Maris est un économiste au sens noble, c’est à dire quelqu’un qui ne formalise pas le réel mais qui l’interroge, contrairement à un bon nombre de pseudo-spécialistes qui viennent réciter leurs cours de première année, B.Maris a un style, une plume et du talent … Néanmoins l’écrivain semble plus clairvoyant et piquant que l’intervenant, que ce soit lors de débats télévisuels où l’homme m’apparait plus terne et consensuel alors que j’attendrai de celui ci plus d’engagement… B. Maris a un message, les tribunes médiatiques sont les bienvenues … et je garderai de lui une citation « Le libéralisme c’est l’extension du domaine de la lutte » Houellebecq > BERNARD MARIS et Charlie Hebdo
Thomas | 9 juin 2005 |
Je ne sais pas s’il faut le fusiller tout de suite, mais il vrai que j’ai les mêmes interrogations que vous depuis que je l’ai entendu dire sur France Inter, d’un ton badin (c’est le juste terme que vous avez déja utilisé) qu’au fond il avait de l’affection pour le « père Sylvestre ». Parce que vraiment, ce n’est pas ce que m’inspire Sylvestre et encore moins depuis sa soit-disant rédemption depuis son séjour à l’hosto. D’une façon générale, concernant Charlie hebdo, mis à part Siné, Cavanna, Charb, Luce Lapin,et dans une moindre mesure Antonio Fischetti ou Guillaume Lecointre j’ai du mal à les suivre. (les éditos de Val, les critiques de Chavez, les dessins tendancieux de Cabu assimilant les Non-nistes aux ravisseurs d’Aubenas…) > BERNARD MARIS
Juste Faileuh | 8 juin 2005 |

C’est pas grave, c’est pas une science, l’économie ! Tout le monde peut être économiste, ca mange pas de pain ! C’est tellement facile, en plus, vu que les conclusions sont jamais vérifiables, et les arguments toujours disponibles.

Bon, et puis, tirer sur les ambulances, hein…

ce type essaie de gagner sa vie, et d’exister à travers des émissions de radio, tout ca…C’est important pour sa vie sociale, le remboursement des traites de l’appart, les toilettes de sa femme…

Et puis, en fait, on s’en fout un peu, non ? On l’a pas élu, ce mec…S’il fallait faire le compte de tous les spécialistes de tout et n’importe quoi qui officient sur les ondes, hein ?

En ce moment, j’ai le malheur d’avoir des horaires « radio » qui correspondent à ceux d’un duo impayable dans leur émission « les grosses têtes »…Faut écouter pour y croire…Et ces types se prennent pour des rebelles, de courageux pourfendeurs de la faineantise française, des inerties de son administration et des mauvaises habitudes du peuple…

Y’en a qu’un, qui est vraiment dangereux, et terriblement efficace. Sarkozy. Celui là vaut le coup en tant qu’adversaire. le reste ? Hollande ? Strauss Khan ? Villepin ? Emmanuelli ? Rigolade ! Un seul qui nous plongera vraiment dans le tonneau, tête la première : le petit Nicolas…

mais j’imagine que là, ca donne moins envie, because il tape fort, le bougre…Procès, enquêtes, tout le toutim…

> BERNARD MARIS
arnaud dominique | 8 juin 2005 |
salut o grand maitre CQFDvous seul pouvez nous guider vers la lumière !vous savez la vérité vous êtes les nouveaux grands timoniers que l’époque exige,les nouveaux curés de la vrai foi,les néo-imans du coran anti-libéralisme,les nouveaux révolutionnaires coupeurs de têtes virtuels(malheureusement,dîtes vous, la peine de mort est abolie).Désolé,votre côté flic,juge et bourreau à la fois me dégoutte.Je me suis toujours méfié des prophêtes quelqu’ils soient ! > BERNARD MARIS
Barjot | 8 juin 2005 |

Moi aussi, j’ai aimé les articles d’onc’bernard dans Charlie… Peut-être une autre vision de l’économie ? Mais avec Sylvestre, c’est vrai, l’argumentation est devenue faible, molle… La mise en question du neo-libéralisme est devenue peu à peu floue, imprécise.

Avez-vous remarqué, chez Charlie hebdo ? ça part en quenouile… Le magazine un peu anarchisant est devenu moralisateur bien pensant… Val est rentré dans sa cage, passe aussi sur inter où il lit laborieusement des textes de rédaction de seconde… Wolinski est décoré, il ne sait plus très bien qui il a été… Cabu est devenu le prototype du nouveau bobeauf… Revient, Reiser, ils sont devenus fous !

> BERNARD MARIS
David VT. | 7 juin 2005 |

Pas d’accord avec vous les gars ! sauf sur la qualité des livres d’Oncle Bernard, qui resteront en bonne place dans ma bibliothèque malgré la félonie du bonhomme : Bernard, tout comme Val, à force de côtoyer ceux qu’il combattait, est passé de l’autre côté de la barrière. Ca me rend triste, mais c’est ainsi. (en tout cas, c’est mon avis)

Rassurons nous, il nous reste la lecture de JM Harribey, L Cordonnier, F Lordon, etc … tout ausi plaisante et … bien plus combative.

En ce qui concerne les « faux-amis » issus d’attac, SUD, et autres : je crois me souvenir de C Aguitton (SUD Ptt), non ?

> BERNARD MARIS
mimile | 7 juin 2005 |
Ben écoutez, votre démonstration me laisse sur ma faim (Maris habite dans le 16e !) mais malgré tout, elle rejoint le sentiment, que j’éprouve depuis quelque temps quand j’entend Maris et Sylvestre à France Inter : le décalage entre ce qu’il dit dans Charlie et son discours à FI, où il apparait comme un keyneisien honteux et peu sûr de lui(on a même qqfois l’impression qu’il est là juste pour mettre en valeur l’analyse de JMS) me laisse coît et me fait de plus en plus penser au « débat » Joffrin-Tesson. Au vu de l’évolution idéologique affirmée de la rédaction de FI, ce n’est certainement pas un hasard si ils n’ont pas choisi d’autres économistes réputés moins révolutionnaires, mais autrement plus convaincants quand il s’agit de critiquer le libéralisme. > BERNARD MARIS
J-C. D. | 7 juin 2005 |
Si les citations sont « hors contexte » pourquoi ceux qui les contestent ne les remettent-ils pas en contexte ? Il est vrai que ces chamailleries entre « bons » semblent dérangeantes. Mais tant qu’elles portent sur des textes à comparer… pourquoi pas ? Tout le monde gagne à la clarté et à la cohérence des propos et attitudes. Jean-Claude D. > BERNARD MARIS
jm | 7 juin 2005 | http://wwwcequilfautdetruire.org
Je vous trouve de mauvaise foi quand vous dites que Bernard Maris « badine » avec Sylvestre le vendredi matin sur inter.Il n’y a si vous les écoutez aucun copinage entre maris et l’ultra-ultra libéral à l’ego sursursur développé sylvestre qui assene un discours qui ferait paraître thatcher social democrate. Il est bien que l’economie ne soit pas la chasse gardée des ultra libéraux. > BERNARD MARIS
| 7 juin 2005 |
T’as pas une histoire de cul bien salace sur lui ? Ca complèterait ta critique objective et sans concessions. C’est vrai quoi, un type qu’on a du mal à classer, ça ne peut pas être un type tout à fait honnête ! > Le social traitre, l’ennemi à abattre
| 7 juin 2005 | radical chic (en réparation)

Le résumé des deux-trois formules où Maris aurait « dérivé » est scandaleux ; parce qu’il a le malheur de dire du bien de Raffarin (et encore à mon avis c’était ironique), ou d’alain minc (idem), il est bon à jeter ? Mais ce qu’il écrit, vous l’avez lu ??

Ce que vous lui reprochez au fond ce n’est pas de faire partie des rois de la pensée unique (vous n’oserez pas), mais de ne pas être complètement en opposition avec eux ; une bien légère traitrise.

Le probleme c’est que Maris n’est pas un économiste dogmatique, il ne critique pas la concurrence parce que c’est méchant ou que ca fait mal aux pauvres ouvriers, mais parce que c’est un système inefficace et mensonger ; et pire, il ne voue pas systématiquement le capitalisme aux gémonies, il a une approche plus pragmatique qui, horreur, ne remet pas toute l’économie en cause. En gros, il n’est pas libéral, mais il n’est pas non plus marxiste ; keynesien ? bouh le vilain mot, un social traitre quoi ! quelle horreur !!

> BERNARD MARIS
un passant | 7 juin 2005 |

Si le but c’est de taper, tapez plutôt sur Hollande DSK et consort…

Ce sera plus constructif.

> BERNARD MARIS
| 7 juin 2005 |
on ne peut pas réduire la pensée de Maris à quelques citations sorties de leur contexte. Votre analyse est peut convaincante. L’anti manuel d’economie reste l’un des meilleurs bouquin d’économie. Oui à la critique, encore faut il être honnête et avoir des arguments. Malheureusement, je vois dans vos billets contre les « traitres » (faux amis), des relants de stalinisme. Vous êtes dans la contre pensée unique : hors de celle ci point de salut ! La démocratie, ce n’est pas ça. J’ai été très choqué du texte de Val sur la Constitution, j’ai même écrit une contre analyse. Cela en fait-il pour autant un homme à abattre ? A quand un « faux amis » sur Sud, Attac, AC !, Dal, Diplo, Politis, LCR, AL, CNT, FA, Regards, Silence, Acrimed, PLPL, Rezo, Indymedia… : au final restera plus rien de « respectable ». Même les anars ! (qui ne sont pas tous des nostalgiques paranos dépréssifs !) > BERNARD MARIS
| 1er juin 2005 |

La guerilla contre Charlie c’est sympa mais ça lasse…

Je me suis abonné à CQFD parceque contrairement à PLPL, vous ne sépariez pas le monde en deux camps. D’un coté les gentils (suce boules de Bourdieu et du Diplo comme Mermet et Ramonet) à qui on pardonne toutes les saloperies et de l’autre les gens qui ont osés critiquer saint bourdieu (Val, Corcuff…) à qui l’on ne passe rien. Au moinsvous tapiez des deux côtés en même temps.

Alors la prochaine fois, plutôt que de reprendre les mêmes papiers que PLPL, faites nous plutôt un truc bien saignant sur Serge Halimi.

> BERNARD MARIS
jef | 31 mai 2005 | http://meeting.senonevero.net
bravo génial massacrez-les tous au poteau, mort aux vaches ! pas de pitié pour les porcs, pas de quartier pour les mollusques
 

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