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CQFD N°023



BULLETIN DE SANTE

Mis à jour le :15 mai 2005. Auteur : La Rédaction.


CQFD : combien de divisions ? Euh… Un local bordélique où s’empilent nos journaux, un canapé qui gratte sous le dos, un frigo réchappé des Trente Glorieuses, la bonbonne de gaz sur laquelle Serge ou Sayon mitonnent leurs plats réunionnais ou guinéens, et puis un canard qui sort tous les 15 du mois (août excepté, car même les vacanciers permanents ont droit au congé). Tiré à 15 000 exemplaires par mois en moyenne, CQFD est envoyé à nos deux mille abonnés à l’issue d’une séance kholkozienne de pliage et d’étiquetage, durant laquelle il faut faire bien gaffe à ne pas laisser des ronds de bouteille sur les canards. Sept mille autres exemplaires sont expédiés vers deux mille cinq cents points de vente du réseau NMPP, qui en vendront à peu près deux mille et condamneront les autres à l’infamie de la peine capitale : le pilon. Quant à nos amis de Co-errances, ils écoulent un autre petit millier de numéros grâce à leur réseau de libraires. Les recettes dégagées par ce fastueux négoce couvrent allègrement le loyer du local, les frais d’impression, les apéritifs anisés et la maintenance du canapé. Ils ne permettent pas en revanche de rémunérer les 90 % de chômeurs et Rmistes que compte l’équipe, astreints au système D pour compléter leurs allocs, quand il y en a. L’année dernière, nous avions pu salarier l’un des nôtres pendant six mois, le temps qu’il recouvre ses droits Assedic et paie sa tournée générale. Mais la réédition de cet exploit n’est hélas pas à l’ordre du jour. Dommage, parce que si CQFD s’arrachait dans tout l’Hexagone comme il se vend à Marseille et alentours, 17 000 exemplaires prendraient le large chaque mois ! Et nous pourrions alors en vivre…

CQFD, ce sont également tous les lecteurs complices qui ne se sont pas encore lassés de nos appels à soutien, bien qu’ils soient souvent dans la même panade. Ceux qui démarchent les kiosques pour hisser le journal en plein jour. Ceux qui nous rejoignent, distribuent des numéros, participent aux pliages, collent des affiches, envoient des infos, nous enjoignent de tenir bon. Sans vos encouragements, amis lecteurs, peut-être bien qu’on serait déjà à la plage, avé la glacière et les chipolatas, au lieu de nous accrocher à ce canard.

CQFD, c’est aussi notre bavard Me Emmanuel Nicolino, qui nous a sortis avec panache du merdier dans lequel la Croix-Rouge française s’acharnait à nous plonger. L’institution et son président d’alors, Marc Gentilini, réclamaient chacun 30 000 euros pour diffamation, ce qui faisait cher de l’honneur humanitaire. Au terme d’un procès zolesque, la première fut déboutée et le second humilié d’un seul et unique euro de dommages et intérêts (on a fait le chèque !). La chemise qu’on a failli y perdre fut tombée sous les youyous. Non, on ne dira pas combien nous ont coûté les imparables arguments de Me Nicolino : ça viendrait à se savoir, or lui aussi a besoin de croûter.

CQFD, enfin, c’est l’idée qu’on peut faire un journal qui tient la route en la prenant à contre-sens du vent dominant. Pour peu qu’on s’y mette à plusieurs, elle vaut le coup d’être creusée.

ARTICLE PUBLIÉ DANS LE CAHIER SUPPLÉMENT “SPÉCIAL DEUX ANS” DU CQFD N°23, MAI 2005.






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> BULLETIN DE SANTE
Laurent | 20 novembre 2005 |
Je voudrais juste savoir si Mr Nicolino Emmanuel est bien originaire de Villemomble. Si c’est le cas, c’est un ami d’enfance avec qui j’ai partagé beaucoup de choses et j’aimerais bien avoir de ses nouvelles. Après l’école, la JOC, la musique et la politique, j’aimerais bien savoir ce qu’il advient de ce poète du 21e siècle un peu utopiste, certes, mais avec qui j’ai eu vraiment du plaisir à faire un bon bout de chemin.
 

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