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CQFD N°023



ANTHOLOGIE DES EPAVES DOREES

Mis à jour le :15 mai 2005. .

ANTHOLOGIE ACCOMPAGNANT L’ATRICLE AU CARREFOUR DES FEODALITES

« Le 20 avril, Carrefour avait annoncé que son ancien PDG, évincé en février dernier en raison des mauvais résultats du groupe, toucherait 29 millions d’euros de compléments de retraite, en plus de ses indemnités de départ (plus de neuf millions d’euros), ce qui aboutirait au chiffre de 38 millions d’euros. Pour Daniel Bernard, il y a eu, dans cette affaire, “la stricte application des conditions existantes auparavant” : d’une part le versement d’une indemnité de départ en échange d’une “clause de non-concurrence”, d’autre part les conditions de sa retraite, “deux choses distinctes que l’on amalgame et qui, additionnées, donnent les chiffres qui circulent et qui n’ont aucun sens.” »
Le Nouvel Observateur
29 avril 2005

« - Je suis soumis à une clause de non-concurrence pendant trois ans. Cette clause n’est pas un cadeau. Elle m’interdit d’exercer une activité dans le même secteur. C’est comme si vous demandiez à Zidane de ne plus jouer au football ! Cette clause est rémunérée sur trois ans, et payable sur quatre années. En 2005, je percevrai donc 4 millions d’euros, soumis aux impôts et charges.

- Avez-vous des stock-options ?

- Oui, mais je ne saurais pas vous dire combien.
 »
Daniel Bernard
Le Monde, 24 avril 2005, propos recueillis par Christophe Jakubyszyn à Shanghaï


« Octobre 1999, le PDG d’Elf-Aquitaine, Philippe Jaffré, démissionne après le rachat de son groupe par TotalFina. Ses indemnités de départ, avec les stock-options, représentent un montant entre 30,5 et 45,7 millions d’euros.

En juillet 2002, Jean-Marie Messier quitte la présidence de Vivendi après avoir contribué aux pertes abyssales de son groupe. L’ancien PDG négocie alors une indemnité de 21 millions d’euros. La Commission américaine des opérations de bourse (SEC) le contraint finalement à renoncer à ce “parachute doré” en décembre 2003.

En novembre 2002, Pierre Lescure, ancien président du directoire du groupe Canal+, reçoit 2,9 millions d’euros d’indemnités, soit son “traitement mensuel multiplié par dix-huit”, selon lui le “minimum légal”.

Après le rachat de Pechiney par Alcan, en 2003, le PDG sortant du groupe français d’aluminium, Jean-Pierre Rodier, reçoit près de 10,5 millions d’euros.

Igor Landau, en consentant en 2004 au mariage du groupe pharmaceutique Aventis, dont il était le PDG, avec son concurrent français Sanofi-Synthélabo, s’est offert une “retraite dorée”, avec une indemnité de départ de 10,5 millions d’euros, sans compter stock-options et autres primes.

Serge Weinberg, l’ancien président du directoire du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), remplacé en mars dernier par François-Henri Pinault, a touché 5,3 millions d’euros. Il possède aussi des stocks-options d’une valeur estimée à un million d’euros au cours actuel, et a reçu en outre une retraite complémentaire dont le groupe PPR n’a pas dévoilé le montant. »
lemonde.fr
24 avril 2005

ARTICLE PUBLIÉ DANS LE N°23 DE CQFD, MAI 2005.






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