Accueil
Du même auteur :
Sommaire du N°025
NUMEROS PRÉCÉDENTS
THÈMES
- Armement
- Guerres
- Chômage
- Foulard et laïcité
- Faux amis
- Genres
- Exils et expulsions
- Luttes sociales
- Médias
- Patrons
- Science contre capital
- Sécuritaire
- Musique
- Livres
- Chroniques
- A l’arrach’
- Ecologie
- Chronique carcérale
- Santé
- Dessins
- Anthologie
- Courrier des lecteurs
- Fascisme

CQFD N°025


PETIT CYNISME ORDINAIRE

L’ITER À L’EAU DE MER

Mis à jour le :15 juillet 2005. Auteur : François Maliet.


C’est gagné : le soleil de poche ITER s’incruste donc à Cadarache et, c’est promis, produira une énergie bien propre d’ici quelques générations… L’investissement est un peu lourd, 4,7 milliards d’euros pour la construction et 4,8 de mieux pour le fonctionnement, mais ça les vaut : deux milliards d’euros de retombées économiques sont espérés, ainsi que la création de 8 000 emplois, sans compter la caravane de Jojo-le-pizzaïolo attirée par la manne. Le tout permettant d’occulter que Cadarache est situé sur une zone sismique et que la sûreté nucléaire du site pourrait laisser à désirer. Le 10 mai dernier, des salariés du CEA se sont mis en grève, craignant « un développement de la sous-traitance du secteur de la radioprotection » explique à CQFD Yan Bévin, un gréviste encarté à la CGT. « Sur les chantiers d’assainissement ou de démantèlement, les entreprises viennent avec leurs propres agents » s’inquiète Yan. Une externalisation qui risque de poser des problèmes de connaissance du site et de transmission des informations. Mais, ne souhaitant pas fissurer la belle unanimité qui entoure le nouveau joujou, le syndicaliste précise que, pour ITER, « il n’y a pas d’incidence car il n’y a pas de radioactivité dans la fusion. Cela fonctionnera à base d’eau de mer ». Avec tout de même une brouettée de tritium, forme d’hydrogène radioactif. Selon Masatoshi Koshiba, prix Nobel de physique en 2002, les murs du dispositif et les matériaux de construction d’ITER deviendront à ce point radioactifs qu’il sera nécessaire de les considérer comme des déchets nucléaires. Toujours à dramatiser, ces prix Nobel…

Article publié dans le n°25 de CQFD, juillet 2005.






>Réagir<

L’ITER À L’EAU DE MER
Auriane | 9 octobre 2006 |

Aahahah !!! Très drôle j’avoue !

Auriane Hurpy, élève de Première Scientifique. Actuellement, nous travaillons, mes camarades de classe et moi, sur le projet ITER et j’avoue que votre article est bien « comique ». Nous cherchons en ce moment des avis sur ce projet, si vous nous y autorisez, nous prendrons le votre comme un bel exemple d’opposition. Les avis sont partagés, beaucoup sont contres mais encore plus sont pour. Après tout, si jamais cette « petite chose » explose, cela entraînera un petit dérèglement de notre planète, elle dérivera jusqu’au soleil où elle explosera et se transformera en une boule de gaz incandescante… Mais certains sacrifices sont nécessaires pour les progrès de la science. Non ? Bon, OK, je dramatise. Au pire, ça détruira toute la région de Cadarache dans un secteur de dix kilomètres. Avec tout ça, l’accueil francophone est remis en cause. Et oui, les français sont xénophobes et les maires refusent de construires des infrastructures pour accueillir les scientifiques qui vont s’atteler à ce projet ainsi que leur famille. Comment ? Il va être construit sur une zone sismique (Intraplaque, c’est évident, mais quand même) ? Ca n’a pas l’air d’inquiéter les gens.

Bon, vous devez avoir compris notre point de vue à l’égard de ce projet, du moins notre point de vue général (j’en ai rajouté… Ah drame, quand tu nous tiens…) Mais j’avouerais que nous aimerions avoir plus de précisions. Pourriez-vous nous les apporter ? Merci beaucoup !

Amicales salutations,

Elèves de Première S, TPE ITER, Lycée en Forêt, Montargis.

 

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |