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CQFD N°025


LA CHANCE AUX CHANSONS

PAS D’INTOX DANS LE JUKE-BOX

Mis à jour le :15 juillet 2005. Auteur : Will et Pierre Etbunk.


Oyez, oyez, gens jeunes et moins jeunes, pour faire la nique aux quotas d’estrangers tolérés dans notre doux pays et abolir toutes frontières, proclamons tout de go la mezcla culturelle et le serrage de pognes multi-ethnique. Technique appliquée par les brestois d’Electric Bazar Cie (electric-bazar.net), anciennement Retire tes doigts. Adepte des concerts de rue, rompu aux tournées interminables, ce quintet nous incite à virevolter bras dessus bras dessous au son d’un attirail sonore punk-rock-guinguette-tsigane énervé. Tout ça chanté dans différentes langouses, dont celle, difficilement intelligible, du mamie-nova. Ça fleure bon le méchant groupe de scène, la sueur, la bière et le rapprochement des peuples. Une bonne grosse teuf, en somme, sans les habituelles prises de chou annexes. Dans un autre style, les Fat Yerba (befour[at]yahoo.fr), groupe de Rambouillet (78) composé de quatre MC et d’un DJ. Ces no-caillera nous imprègnent les étiquettes d’un bon hip-hop de la vieille école, truffé de scratchs bien placés. Leur album autoproduit au titre explicite, Chronique d’un mec qui dit merde, sort sur le label FTP, tiens, ça nous rappelle quelque chose. Les textes tiennent la route et explorent notre quotidien et ses dérives, à cent bornes des stéréotypes habituels du rap. Ça récure, ça dégraisse et ça fait briller sans rayer la galette. En espérant qu’on ne les retrouvera pas comme certains à nous faire la retape chez Fogiel.
Will


« Il ne faut pas oublier, et c’est même un devoir de résistance culturelle de première nécessité, que la culture ne se fait pas dans les tiroirs caisses et que, non, ce n’est pas l’échange et le partage qui sont l’ennemi mais le vol et la propriété. Il est important de créer des espaces où vit la culture […]  : par l’échange et le partage, en liberté, pas dans des comptes en banques verrouillés. » Ainsi se présente le juke-punk, projet de juke-box virtuel accessible depuis l’ordi du salon. Inutile de fouiller le fond de ses poches à la recherche de petite monnaie, l’écoute des morceaux y est libre. Le site http://juke-punk.com/ ressemble donc à ses bonnes vieilles machines de bar où tu choisis ta zique en sirotant une binouze. Ici, quarante-huit artistes sévissent dans leur style favori : punk, chanson, hardcore, ska, garage, oï !, gride-crust… On peut écouter un morceau au choix, oser une lecture aléatoire, composer une liste d’écoute ou encore lancer celles composées par d’autres utilisateurs, avant d’aller s’affaler sur le canap’. On y retrouve avec plaisir de vieux groupes comme Frères misère, des tout récents comme Guarapita ou Medef Inna Babylone et les incontournables Bolchoï et René Binamé. Certains proposent leurs albums en entier, d’autres quelques titres seulement. Pour utiliser le juke-punk, il suffit de s’enregistrer en page d’accueil avec un simple mail puis, plus dur mais faisable, se souvenir de son mot de passe.
Pierre Etbunk

Article publié dans le n°25 de CQFD, juillet 2005.






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