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CQFD N°027



LES BRÈVES DU N°27

Mis à jour le :15 octobre 2005. .


Poésie

« Je m’essuie la goutte d’urine sur le drapeau de mon pays / ce chiffon sur lequel se couchent les chiens / et qui ne représente rien à part trois couleurs / et un aigle qui provoquent en moi une nausée nationaliste », a écrit un jour Sergio Witz, poète mexicain. La Cour suprême de sa patrie a décrété mercredi 28 septembre que face à un tel outrage, des poursuites judiciaires n’étaient pas contraires au droit à la liberté d’expression. L’article 191 de la Constitution mexicaine stipule en effet que « celui qui outrage l’emblème de la République ou le drapeau national sera condamné à une peine de six mois à quatre ans de prison ou à une amende de 53 000 pesos (4 000 euros) ou les deux sanctions, à la discrétion du juge. » Ça fait cher la goutte de pisse.


Marseille S.A.

Le chef du Medef des Bouches-du-Rhône, Stephan Brousse, qui avec Laurence Parisot pense que « l’entreprise ré-enchante le monde », écume les médias pour y dénoncer la méchante grève du Port Autonome de Marseille. Se présentant comme un simple patron de PME, il pleure sur « l’entreprise Marseille » qui « aujourd’hui, a fermé ses portes. Et l’inquiétude qu’on a, c’est qu’au niveau France et Europe, les clients de cette entreprise-là vont s’approvisionner ailleurs. » Ce type, à force de ré-enchanter le monde, il ne sait plus où il habite. On croyait vivre dans une ville, mais en fait on crèche dans les vestiaires d’une boîte d’import-export. Le DRH, c’est Gaudin. L’enchanteur Merlin, c’est Brousse.


Gros nazes

Les Minutemen furent les héros anonymes de la guerre d’Indépendance des États-Unis. On les appelait ainsi car ces civils étaient capables de se mobiliser en moins de deux en cas d’alerte. Depuis quelques mois, des milices de citoyens américains pas très épais côté bulbe rachidien se sont baptisés Minutemen. Armés jusqu’aux dents, ils patrouillent aux frontières du pays pour traquer l’immigré illégal. Ces patriotes se vantent d’avoir livré plusieurs centaines de « wetbacks » à la police. Qui dira à ces héros modernes que les vrais Minutemen étaient des mutins et qu’eux ne sont que les matons d’une immense prison ?


Impôts au faciès

Le zèle de la Direction marseillaise des impôts a dû faire soupirer d’aise Bercy : « Le but de la direction est de lutter contre les faux résidents qui polluent nos fichiers et qui utilisent l’avis de non imposition pour bénéficier d’avantages sociaux indus. » De sa propre initiative, le Centre des impôts du 1er arrondissement de Marseille a en effet refusé de saisir cette année 4 000 déclarations d’impôts de contribuables. Arrondissement où, comme par hasard, se concentre la majorité des vieux retraités immigrés qui finissent leur vie seuls dans des meublés miteux et des hôtels insalubres (voir CQFD n°20). Accusés de passer trop de temps au bled, entre deux séjours à Marseille pour toucher leur opulente retraite (environ 6 000 euros par an, une fortune !) ces derniers n’ont donc pas reçu leur avis de non imposition. Et sans ce bout de papier, pas de CMU, d’aide au logement, de complément de retraite… Que d’économies en perspective quand la mesure sera généralisée à toute la France !

Publié dans CQFD n°27, octobre 2005.






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