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CQFD N°027


LA CHANCE AUX CHANSONS

PORT-DE-BOUC ET VIEILLES SALOPES

Mis à jour le :15 octobre 2005. Auteur : Anatole Istria, Pierre Etbunk.


Franchement, on attendait ce nouvel album de l’équipe marseillaise de Dupain depuis un petit bout de temps. Ils reviennent sur le label-Bleu, après leur exit de chez l’adipeux Virgin (chez qui la passion pour la musique ne primait pas vraiment sur les cupides calculs de rentabilité). Ce troisième album, 11 titres, maintient la marque originale du groupe. Vielle lancinante et hypnotique de Pierre-Laurent Bertolino. Rythmiques de transe de Sam de Agostini (batterie) et Noël Baille (basse). Mandole saccadée, voix chaude et déchirée, rocailleuse comme le calcaire de la côte marseillaise de Sam Karpiena. Un duende unique. Cette trad’innovation commencée il y a huit ans navigue sur toutes les rives de la Méditerranée en se foutant des frontières. Les premiers albums étaient composés de chansons en occitan, tirées de la mémoire du prolétariat marseillais qui sent l’ail (textes des poètes Victor Gelú, Jòrgi Reboul) et aussi de textes plus personnels de Sam Karpiena. Cette fois, le français l’emporte sur l’occitan. On retrouve l’attachement viscéral à cette culture ouvrière faite de déracinement et de solidarité dans le titre « Port-de-Bouc » qui évoque les origines du chanteur. « Tout le monde » a le potentiel d’un tube en plus d’être une chanson sur la pression sociale et l’aspiration à la liberté, ce qui ne gâche rien ! Le disque s’appelle Les Vivants, il nous rappelle où est notre camp face à la mort qui nous gouverne. Y a rien, là !?!

Anatole Istria


Les Vieilles Salopes : encore une bande de jeunes qui a dû méchamment se creuser les méninges pour se dégoter un nom pareil. L’avantage est qu’on s’en souvient facilement, l’inconvénient c’est que quand on cherche leur bio sur le net on tombe sur des sites qui n’ont pas grand-chose à voir avec le rock’n’roll. Ça ne serait pas étonnant non plus qu’avec ce patronyme quelques patrons de salles de concert prennent peur. Mais pas d’inquiétude, le groupe arrive à jouer en public, comme cet été au Québec. Sa tournée outre-Atlantique accompagnait la sortie du dernier album, au nom prometteur lui aussi, Jamais debout toujours par terre : quatorze morceaux aux textes fendards, où les cadres dynamiques, les technocrates, leur police et le machisme s’en prennent plein la gueule. Les Vieilles Salopes font aussi dans l’ironie, allant jusqu’à dédier une chanson à la gloire de la godiche télé Évelyne Thomas. Le tout chanté par une très belle voix féminine sur du pur rock’n’roll. Tous les morceaux sont disponibles (en format libre .ogg) sur le site www.lesvieillessalopes.com, mais rien n’empêche d’acheter les albums pour soutenir le groupe. Et puis, pour ceux qui n’aiment pas pogoter tout seuls devant leur ordi, les Vieilles Salopes sont en tournée ce mois-ci avec leurs amis toulousains de Medef Inna Babylone (http://medef.inna.free.fr). Ils devraient passer, entre autres, le 15 octobre à Toulouse, le 16 à Bordeaux, le 18 à Lyon, le 20 à Orléans et le 23 à Paris.

Pierre Etbunk

Article publié dans le n° 27 de CQFD, octobre 2005.






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