Accueil
Du même auteur :
Sommaire du N°028
NUMEROS PRÉCÉDENTS
THÈMES
- Armement
- Guerres
- Chômage
- Foulard et laïcité
- Faux amis
- Genres
- Exils et expulsions
- Luttes sociales
- Médias
- Patrons
- Science contre capital
- Sécuritaire
- Musique
- Livres
- Chroniques
- A l’arrach’
- Ecologie
- Chronique carcérale
- Santé
- Dessins
- Anthologie
- Courrier des lecteurs
- Fascisme

CQFD N°028


PAS AMIS

L’OPPOSITION

Mis à jour le :15 novembre 2005. Auteur : Le bouledogue rouge.


« Les socialistes ne sont “pas hostiles par principe” au couvre-feu dans les quartiers agités mais il ne doit pas être “une nouvelle marque de ségrégation”, a prévenu le chef des députés PS, Jean-Marc Ayrault. » C’est ce qu’on pouvait lire dans une dépêche le 8 novembre au soir, après l’annonce par Villepin de l’instauration de l’état d’urgence. Pas hostiles par principe. Mais voudraient, les gentils pauvres choux, que le couvre-feu ne soit pas « une nouvelle marque de ségrégation ». Et il aimerait que ce soit quoi d’autre, le chef des députés PS ? Une marque d’égalité des droits ? Ils nous foutent les jetons. La veille, le commandant des CRS de Troyes, un certain Patrick Laclémence, expliquait sur le site du Nouvel Obs à propos des « casseurs » : « Il s’agit de meutes de dizaines de personnes très mobiles. » Il a bien dit : des meutes. Comme les loups ou les chiens, en tout cas des canidés, on n’imagine pas des biches ou des oursons se déplacer en meutes. Le commandant des CRS troyens en remet une couche tout de suite après, pour lui c’est un réflexe déjà acquis : « Ce qui a changé en quelques années, c’est la “relation” entre ces meutes et les CRS. » Voilà comment parlent et comment pensent les hommes chargés de veiller au respect de ce même couvre-feu auquel le président du groupe PS à l’Assemblée nationale n’est « pas hostile par principe ». Armer de prérogatives infiniment plus étendues qu’ils n’en ont déjà des policiers stressés ou surexcités, leur permettre par exemple de perquisitionner sans mandat jour et nuit : « Cela ne me pose pas de problème si c’est en concertation avec les élus et pour une durée limitée », approuve le député Manuel Valls, le « Monsieur Attends-j’vais-t’expliquer-la-banlieue » du PS.

La veille, les socialistes expliquaient pourquoi ils ne demanderaient pas la démission de Nicolas Sarkozy : « Ce serait dire aux casseurs qu’ils ont raison » selon Julien Dray, collectionneur de Rolex et actuel porte-parole du PS. Contre les loups, on se tient au chaud. Certes, les socialistes n’hésitent pas à fustiger avec véhémence le ministre de l’Intérieur. Depuis que ça pète, ils tentent de lui grappiller quelques parts de marché en psalmodiant les vertus de feu la police de proximité. Il n’en a pas toujours été ainsi. Le 16 juillet 2002, lors de l’examen du projet de loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, Julien Dray lui adressait cette harangue affectueuse : « Pour le bien-être de notre pays et de nos concitoyens, je ne peux que souhaiter votre succès. […] Votre texte présente une certaine continuité avec le plan stratégique préparé par le précédent gouvernement. » Aussitôt le petit Manuel Valls surenchérissait en arrosant de cirage les pompes sarkoziennes : « Nous vous soutiendrons quand ce sera nécessaire, car nous savons que, trop souvent, policiers et gendarmes sont vilipendés et agressés. […] Le débat, s’il est mené avec sérénité, permettra qu’un grand pas soit fait dans le rétablissement de l’autorité de la République. » Puis c’était au tour de l’ancien ministre PS de l’Intérieur Daniel Vaillant de se laisser submerger par la sarkomania : « S’il faut être au côté de Nicolas Sarkozy pour arracher les bons arbitrages budgétaires, pourquoi pas ? S’il le faut, je l’aiderai à tenir ses engagements. » Deux jours plus tard, toujours à propos de son successeur place Beauvau, le même Vaillant bombait le torse dans Le Nouvel Observateur : « J’avais dit il y a quelques mois : “la peur doit changer de camp” ; il a repris l’expression dans l’une des ses interviews. » Le mot de la fin ? On le laisse à Jack Lang : « Je tire mon chapeau à Nicolas Sarkozy. […] Ce ministre-là fait bien son travail. »

Publié dans CQFD n°28, novembre 2005.






>Réagir<

L’OPPOSITION
Zarathoustra | 18 mars 2010 | Le ps en question
Bonjour, Parlons PS.. qui serait un parti d’opposition… Bidon cela…puisque le PS fut allié de l’UMP pour nous priver de notre NON à cette Europe-là…Ce PS est l’équivalent du parti « démocrate » aux USA et le bi-partisme est une comédie arrangée pour gogos…et ça marche. Pas cette fois-ci (élections régionales)puisque le 1er « parti » fut celui de l’abstention…cela embarrasse fort PS et UMP . J.P.Sartre (« élections, piège à cons »)et Coluche (candidat en son temps) furent des éclaireurs qui dérangèrent aussi… et beaucoup. Si nous ajoutons aux abstentionnistes les voix des vrais opposants (gauche dite non-gouvernementale), nous obtenons une majorité non gouvernementale qui subit le complot ou la comédie de la caste des manipulateurs. Telle est la réalité ambiante, selon mon petit jugement d’abstentionniste. Au 2e tour pour une suite à ce billet. Signé : Zarathoustra > L’OPPOSITION
anonyme | 14 décembre 2005 |
mes voisins soutiennent sarkozy, mon gardien soutient sarkozy,mon pere soutient sarkozy, mes profs soutiennent sarkozy, la télé, elle, adule sarkozy.. Et là, j’apprend que certains membre du PS en font de même ! Et quand l’opposition soutient l’opposant, que fait-on ? :-(
 

Les articles et les archives de CQFD sont libres d'accès sur ce site. Néanmoins le journal n'existe que grâce aux ventes en kiosque et aux abonnements.
SANS PAPIER, PAS D'OCTETS !
Âmes généreuses, vous pouvez aussi, effectuer un don en ligne pour le journal,
merci à vous !


| Site réalisé sous SPIP avec des logiciels libres (GNU) par : Juan Rodriguez et Gilles Klein |