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Sommaire du N°028
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CQFD N°028



LES BRÈVES DU N°28

Mis à jour le :15 novembre 2005. .


Avenir radieux

« Je me souviens [d’un] jour où mon père était rentré de très bonne humeur. J’avais douze ans et c’était la première fois qu’il m’expliquait ce qu’il avait réalisé dans son travail. Je compris alors ce que c’était d’avoir un métier, pourquoi travailler, etc. Son enthousiasme était tel qu’il a à jamais influencé ma vie professionnelle », babille Nathalie Vendrand. Cette dame a eu l’idée géniale (et néanmoins juteuse) de lancer un canard gratuit pour les collégiens. Tiré à 250 000 exemplaires, Imagine ton futur causera monde du travail aux pré-ados pour « une meilleure approche de la vie réelle, une vision plus claire de leurs perspectives de vie… » Et une envie de se flinguer avant même d’être forcé d’entrer en apprentissage à quatorze ans par les nouvelles disposition Villepin ?


La BAC à Neuilly

Équipée de Karcher, la Brigade activiste des clowns (BAC) est intervenue en urgence à la mairie de Neuilly, ancien fief du ministre de l’Intérieur. Motif : la commune ne respecte pas les 20 % minimum de logements sociaux. Avec ses 2,6%, Neuilly se place même parmi les pire villes de France. La BAC revendique cette action par un communiqué : « Constatant l’état avancé de gangrène du lieu et la présence de racaille, la BAC a procédé au nettoyage complet au Karcher et à l’eau savonneuse de la façade de la mairie ainsi que des vitres de son hall d’entrée. » Vive la BAC !


Grève de papiers

Les salariés de l’Imprimerie nationale de Douai montrent les dents : il est prévu de virer nombre d’entre eux, la fabrication des nouveaux passeports biométriques devant passer aux mains d’une boîte privée. Comme si ça ne suffisait pas, le 10 octobre, la police vient arrêter un quinzaine d’employés suspectés d’avoir récupéré des cartes grises destinées au pilon. Un tiers des 350 salariés se met aussitôt en grève et exige la libération de ses collègues. Ce qui sera fait séance tenante. Une riposte ouvrière efficace. Par les temps qui courent, comment s’y sont-ils donc pris ?


Fuite des capitaux

Patronat et syndicats ont examiné début novembre un premier bilan des « expérimentations » (sic) menées sur les chômeurs depuis février 2005 par l’Anpe, les Assedic et les boîtes de « placement » privées. L’Unedic en conclut qu’il est temps de mettre en place « une nouvelle gamme de service de l’assurance-chômage […] Ainsi, il pourrait être envisageable de transférer tout ou partie de certaines catégories d’aides du PARE… » Aux prestataires privés. Un milliard d’euros fuiraient alors vers Ingeus et autres Addeco : 3 600 à 6 000 euros par chômeur fourgué, ça chiffre vite, c’est sûr. Reste que 60 % des chômeurs qui sont retournés au turbin à cause du zèle des « placiers » ont eu droit à des contrats de moins de six mois. Même pas de quoi ouvrir des droits à l’Assedic !


Erratum

Pourquoi incendier les tires des collègues de galère ? Réponse d’un gars d’Aubervilliers cité par Le Monde (07/11/05) : « On n’a pas le choix. On est prêts à tout sacrifier puisqu’on n’a rien. On a même brûlé la voiture d’un pote. Ça lui a foutu les boules, mais il a compris. » Ha, bon. Total respect…


En Algérie aussi

Quelle ingratitude ! Alors que les finances publiques algériennes se portent à merveille à la faveur de la flambée du prix du pétrole et du gaz et que la privatisation du pays va bon train, le peuple des jamais-contents trouve le moyen de gâcher la fête par des séries d’émeutes qui touchent toutes les régions du pays depuis un an. Le 25 octobre à Arzew, dans l’Est oranais, suite à la destruction par les autorités d’une centaine de kiosques de vendeurs de rue, la population s’est attaquée à la police et aux édifices publics : deux morts, une trentaine d’inculpés. Ce cycle émeutes-répression-arrestations n’a pas l’heur de secouer le pouvoir, qui l’a érigé en art de gouverner. C’est vrai qu’en Algérie l’état d’urgence dure depuis treize ans… À vrai dire, il n’a même jamais cessé depuis que la France l’a inventé pour elle.


Consultation

Pour rigoler un peu, et aussi parce que la loi l’y obligeait, le gouvernement a lancé le 19 octobre un « débat public » concernant son projet de réacteur EPR. Mais le 24 octobre, gag ! Villepin annonce qu’« au vu des conclusions du débat public en cours, EDF construira le premier réacteur EPR à Flamanville. Il sera opérationnel en 2012. » Preuve est faite qu’on peut tirer des conclusions d’un débat qui vient à peine de commencer.

Publié dans CQFD n°28, novembre 2005.






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