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CQFD N°028


LA TROMBINE DES ADOS DANS LE COLLIMATEUR DE LA POLICE

COLLÉGIENS FICHÉS FLIQUÉS

Mis à jour le :15 novembre 2005. Auteur : Mathieu Bouchard.

Bien avant que l’état d’urgence soit décrété, la police d’Annonay, en Ardèche, a senti le « péril imminent » que représentent les collégiens pour l’Ardèche. Fin septembre, elle trouvait un arrangement avec le principal d’un collège pour récupérer les photos des gamins. Au cas où.

MARDI 27 SEPTEMBRE au collège Les Perrières à Annonay, dans le Nord de l’Ardèche. La journée s’achève quand une professeur d’anglais est interpellée dans les couloirs du collège par l’une des secrétaires de l’établissement. « Dis, lui demande-t-elle, il faudrait que tu nous passes le trombinoscope de tes élèves de troisième. » Un trombinoscope, vous savez, c’est cette feuille avec les noms et les photos des élèves d’une classe que les professeurs principaux transmettent à leurs collègues, en début d’année, afin qu’ils puissent mettre un nom sur une tête et une tête sur un nom. Mais, bon, en troisième, les élèves, ça fait déjà quatre ans qu’on les connaît. Aussi, pas besoin de trombinoscope. « Oui, mais nous on en a besoin, fait remarquer la secrétaire, car les gens du commissariat doivent venir les chercher demain ou après-demain. » Interloqués, deux professeurs improvisent une réunion avec le principal du collège, Daniel Gaudin. Gilles Petrod, l’un des deux enseignants présents, raconte : « Le principal a confirmé, nous révélant même que les trombinoscopes des classes de l’établissement avaient déjà été transmis une première fois au commissariat de la ville. C’était en fin d’année dernière. Ma collègue et moi lui avons alors demandé si ce transfert de données reposait sur une base juridique. “Non”, a répondu le principal. “Sur quelle base ?”, lui at-on alors demandé. “Sur la base des bonnes relations personnelles que j’entretiens avec le commissariat”, nous a-t-il expliqué. Et quand on lui a demandé si cela ne lui posait pas de problème, compte tenu du contexte actuel (chasse aux sans-papiers, etc.), il nous a répondu : “Aucun problème”.  » À la demande des deux professeurs, le principal consent cependant à ne pas transmettre les trombinoscopes au commissariat. Fin de l’entretien, mais pas de l’affaire. Vendredi 7 octobre, L’Humanité révèle publiquement l’histoire des trombinoscopes. Le principal monte en salle des professeurs et menace de porter plainte pour diffamation à l’encontre des enseignants cités dans l’article. À ce jour, aucun dépôt de plainte n’a été enregistré. Il faut dire que les faits ont été confirmés tant par le rectorat que par le procureur de Privas, Christophe Raffin. Contactée par CQFD, la direction du collège a refusé de répondre à nos questions, nous expliquant que le principal, Daniel Gaudin, n’était pas autorisé à parler par « l’autorité supérieure » et que, de plus, on avait certainement mieux à faire, surtout avec « tout ce qui se passe en ce moment en Ile-de-France ». Contacté lui aussi, le commissariat d’Annonay s’est défilé. « Appelez la préfecture », nous a-t-on dit. Disciplinés, c’est ce que nous avons fait.

À la préfecture, Patrick Duprat, le directeur de cabinet du préfet, trouve normal que « les chefs d’établissements et la police [aient] des rapports suivis », surtout en ZEP, mais cherche à rassurer. Le fichage étant « illégal », il n’existe « pas de fichiers d’élèves au niveau policier ». La réquisition des trombinoscopes aurait été faite dans un « cadre judiciaire diligenté par le procureur » suite à l’agression, mi-septembre, d’un collégien par l’un de ses camarades à la sortie des cours. Ah, bon. Mais quel est ce « cadre judiciaire » ? « Une demande formulée oralement » par le procureur dans une affaire où aucune plainte n’a été déposée ! Toujours est-il que le procureur, Christophe Raffin, a effectivement choisi d’ouvrir officiellement une enquête sur l’agression de la mi-septembre. Il peut ainsi réquisitionner discrètement mais, cette fois, légalement les fameux trombinoscopes. Histoire de faire oublier les « bonnes relations personnelles » et les petits arrangements du principal avec le commissariat. Malgré ses menaces, le principal semble s’être bien gardé de porter plainte. Les fédérations de parents d’élèves ont refusé d’entamer une action en justice : on est contre « l’américanisation des relations », explique la FCPE. Certains des enseignants du collège, persuadés qu’on en veut à la réputation de leur établissement, soutiennent leur hiérarchie. Le rectorat se refuse à ouvrir une enquête administrative, le principal n’étant jugé coupable que de « naïveté ». Le ministère de l’Éducation nationale se fait oublier. Et le ministère de l’Intérieur refuse «  d’intervenir dans une procédure en cours ». Bref, on enterre.

Article publié dans le n° 28 de CQFD, novembre 2005.






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COLLÉGIENS FICHÉS FLIQUÉS
GRUZELLE Francis | 18 avril 2010 | Le Procureur de la République Christophe Raffin s’acharne contre une famille en Ardèche

La justice et le Procureur Christophe Raffin s’acharnent contre la famille de Nathalie Gettliffe en Ardèche.

Toute la famille de Nathalie Gettliffe est convoquée le 31 mai 2010 à 14 h devant le tribunal correctionnel de Privas, par le Procureur Christophe Raffin, pour répondre du délit de soustraction d’enfants (ceux qui vivaient depuis 6 ans sous notre toît et qui ont été renvoyés dans une secte au Canada, début juillet 2006, par Nicolas Sarkozy et Pascal Clément, après avoir été drogués suite à leur refus de prendre l’avion). Les plaintes posées en 2007, 2008, 2009 à Strasbourg, Privas ou Tournon, par notre famille, suite aux actuelles souffrances des enfants de Nathalie, n’ont pas avancé d’un pouce. Pourquoi un acharnement de la justice contre notre famille ? Pourquoi une justice à deux vitesses ? Le 8 juillet 2004, Jacques Chirac avait promis à Francis Gruzelle « que les enfants Gettliffe ne seraient pas renvoyés dans une secte au Canada… ». En septembre 2004, le ministre de la Justice Dominique Perben s’était engagé par écrit « de ne pas renvoyer les enfants Gettliffe dans la secte au Canada en raison des graves dangers qui menaçaient les enfants… ». Pourquoi les engagements pris au plus haut niveau de l’Etat n’ont pas été tenus ? Pourquoi le sénateur Bret (Marseille), qui s’est rendu à Vancouver début septembre 2008, n’a pu rencontrer ou même discuter, par téléphone, avec les jeunes citoyens Français Maximilien et Joséphine Gettliffe ? Tous les documents et plaintes attestant de la véracité de nos dires sont disponibles par fax sur simple demande.

Renseignements au 06 84 85 56 58 ou au 04 75 34 38 79 . Francis GRUZELLE

Voici, ci-dessous, le témoignage du député UMP de Nice Rudy Salles (visible sur son blog), lorsque Nathalie subissait en 2006 l’acharnement de la justice :

On demande une Justice juste et équilibrée

> > Nathalie Gettliffe en « permission » de Noël pour trois jours dans sa famille, au milieu des siens avec son enfant né dans une prison Canadienne il y a quelques mois. Dans le même temps, Bertrand Cantat bénéficie lui aussi d’une permission, de huit jours. Je fais le parallèle entre les deux permissions car je suis convaincu que vous êtes nombreux à le faire. Même si je ne veux pas entrer dans le détail des procédures ni commenter les décisions des juges, je conçois qu’un certain nombre de Français s’interrogent, voire soient choqués par le parallélisme des formes dans deux affaires qui n’ont évidemment rien à voir. Dans le cas de Nathalie Gettliffe, je vous rappelle que cette jeune femme a été condamnée pour avoir soustrait ses enfants à son ancien époux qui est membre d’une secte duement recensée en France mais non au Canada. Il s’agissait là d’une mère qui voulait garder ses enfants, ce qui somme toute est un comportement qui me parait difficilement condamnable quand on pense que certaines mères les abandonnent. Et qui plus est, il y avait un instinct de protection vis à vis des risques sectaires qui menaçaient ses enfant. Verdict 16 mois de prison fermes ! Dans le cas de Bertrand Cantat, il y a eu le meurtre de Marie Trintignan. Il fut condamné à huit ans de prison. Détenu dans les geoles de Vilnius, il fut extradé en France où il purge sa peine. Mais son régime de détention commence à être assoupli puisqu’il bénéficie d’une « permission ». Marie Trintignan, en revanche, n’aura plus jamais de Noël. Cantat, avec les remises de peines, peut espérer sortir assez rapidement, au bout de quatre ans de détention, c’est à dire la moitié de la peine prononcée. Pour résumer une mère qui n’a manifesté que de l’amour pour ses enfants est condamnée à 16 mois fermes alors qu’un assassin en prend pour huit ans, et encore ne faut-il compter que sur quatre véritables années de détention. L’une a droit à trois jours de « permission » pour Noël et le jour de l’an, alors que l’autre bénéficie de huit jours consécutifs de sortie en famille. Je comprends qu’avec un tel parallèle, on ait du mal à comprendre la logique de la Justice dont on est en droit d’attendre qu’elle soit juste et équilibrée.

COLLÉGIENS FICHÉS FLIQUÉS
r fleury | 5 mai 2006 |

bonjour,

Roland FLEURY, proviseur retraité après 26 ans de direction de lycée en France et à l’étranger, habitant Carqueiranne, né à Annonay il y a bien longtemps.

Bien que l’expérience ne soit qu’une « lanterne qu’on se met dans le dos pour éclairer son chemin » je ne peux m’empécher de réagir à ce que je lis, consultant par hasard le site de Carqueiranne.

Je ne crois pas avoir été trop en retard dans mon métier pour ce qui concerne la mécanisation de l’information et si j’apprécie ce qui est fait par le collègue Desprez, je ne comprends pas qu’un chef d’établissement - même chez les bedots- se permette « d’exporter » sciemment un trombinoscope de ses éléves .

Les parents sont bien « gentils » là-haut.

Je sais bien que nous avons le devoir de faciliter la sécurité de nos établissements et nous ne pouvons qu’aider les services de police mais vous avez manqué de mesure.

Roland FLEURY rfleury@lagoon.nc

 

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